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Histoire d'Elisabeth. Chapitre 9. Au sauna

Comme le lui a conseillé Eulalie, Elisabeth se rend dans un sauna un peu spécial où elle fait d'intéressantes rencontres, masculines comme féminines, et s'initie à une pratique qu'elle ne connait pas encore.

Proposée le 24/05/2018 par Pierre Degand

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Thème: Jeu érotique
Personnages: FH
Lieu: Sauna, club, sexe shop
Type: Roman

Histoire d'Elisabeth. Chapitre 9. Au sauna

Le vendredi, je pris le tram en début d’après-midi et me rendis au sauna.
L'hôtesse d'accueil, Annette, m’adressa son grand sourire commercial lorsque je me présentai à la réception de Thermetciel. Le badge faisait bailler l'encolure de sa blouse ; j’avais une vue plongeante sur ses seins que rien ne cachait tandis qu’elle tapotait sur son ordinateur et vérifiait ma réservation.
— Bien… Vous avez donc réservé un après-midi avec un massage complet aux huiles aromatiques. C’est bien ça ?
— Oui
J’avais hésité à me faire épiler ici, mais les prix pratiqués m’avaient rebutée. Je le ferais juste avant l’assemblée, et moins cher ailleurs.
— Linda est chiropractrice et masseuse kinésithérapeute diplômée… Je suis sûre que vous serez très satisfaite. Et c’est Madame Eulalie qui vous a recommandé notre Institut ?
— Oui, c’est elle
— C’est une très bonne cliente de notre Institut ! Nos thermes représentent l’alliance du bien-être moderne avec le thermalisme traditionnel. Chaque espace est conçu pour votre bien-être. Les bassins intérieurs et extérieurs offrent un espace de 800 m² à 33°C avec bains bouillonnants, multiples jeux d’eau hydromassants, cloches d’eau, geysers, sièges à bulles, canapés bouillonnants, canons d’eau,… Vous y découvrirez notamment des bassins de Thermoludisme, un espace Forme et Relaxation et un centre de Bien-Être et Beauté. Le forfait de 120€ vous donne un accès illimité à tous les bains, jacuzzi et saunas de notre Institut et bien entendu aux salons de détente et au coin « Fringale » où vous pourrez prendre la boisson et l’encas inclus dans le forfait. Les frais réels seront décomptés en fin de journée et seront fonction des prestations effectivement fournies. Je vous rappelle que vous devrez quitter l’Institut avant 19h30.
— Vous acceptez le paiement par carte ?
— Mais bien sûr !
— Que voulez-vous dire par « prestations effectivement fournies » ?
— Il se pourrait que vous alliez au Centre Bien-Etre et Beauté pour des soins ou à l’espace Forme et Relaxation pour une prestation qui ne sont pas inclus dans le forfait…
— Ah ! Je vois
— Les aspects administratifs sont réglés, je pense… Vous n’avez pas d’autre question ?
— Non
— Bien. Alors je vous remets dans les mains de Gaëlle, une soignante spécialement formée qui veillera à ce que vous retiriez le maximum de profit de votre séjour ici… et que Madame Eulalie a spécialement demandée pour vous. Voici Gaëlle
Elle était sans doute Mauricienne avec des yeux très noirs légèrement en amande, un teint très ambré, un nez un peu épaté et des longs cheveux de jais qu'elle attachait d'un mouvement très gracieux dans sa nuque. Elle était très jeune, presque encore adolescente, mais comment lui donner un âge? Je n'ai jamais pu! Elle était pieds nus, vêtue d'une blouse blanche qui lui arrivait à mi-cuisse et dont les premier et dernier boutons étaient défaits.
— Bonjour! Je suis Gaëlle... Et vous... C'est Élisabeth, n’est-ce pas ? Je vous attendais…
— Oui, c’est ça
— Suivez-moi !
Le ton n’admettait ni question ni réplique. Elle me fit entrer dans un vestiaire, meublé comme un salon avec des fauteuils et un canapé, ouvrit une armoire dans laquelle serviettes, drap de bain et peignoir m'attendaient et s'assit dans un fauteuil. J'hésitai à me déshabiller devant elle mais elle me dit de ne pas me gêner, et que le médecin nous attendait dans la pièce à côté pour la visite médicale d’usage. Nerveuse, je rangeai maladroitement mes vêtements dans l'armoire et enfilai le peignoir.
— Non… Il n’y a pas de sandales. Tout le monde marche pieds nus…
A ma grande surprise, Gaëlle entra avec moi dans le cabinet de consultation et s’assit à côté du docteur qui me fit signe d’ôter le peignoir et m’invita à prendre place, nue, dans un fauteuil très profond face à eux. Sur le mur, il y avait une reproduction d’un tableau de Cranach l’Ancien, Adam et Eve au paradis, celui où ils tiennent la pomme ensemble, la main d’Adam posée sur l’épaule d’Eve, avec cette légende « An apple a day keeps the doctor away ». Je souris. Il me posa des questions sur mes antécédents médicaux, sur mon régime alimentaire, sur mon état de santé général, physique et psychologique, tandis que Gaëlle prenait des notes. Cet interrogatoire un peu poussé me mit mal à l’aise ; je gigotais dans ce fauteuil peu confortable et je me demandais jusqu’où il allait aller dans ses questions. Il s’en rendit compte et se justifia avec des arguments médicaux assez nébuleux. Sur quoi, il arrêta ses questions, me tendit un bécher gradué et me dit de suivre Gaëlle qui entra avec moi dans un cabinet de toilette.
— C’est pour une petite d’analyse d’urine…
— Mais pas devant vous quand même !
— Non, bien sûr ! C’est juste pour vous montrer… Pas la peine de remplir le bécher, quelques gouttes suffisent…. Là, il y a des lingettes humides… Faites vite !
Je me demandai si une visite au sauna nécessitait une enquête si poussée, nue devant le docteur qui plus est, et une telle analyse. Je ne réussis qu’à libérer quelques gouttes qui couvrirent à peine le fond du bécher.
Le toubib trempa une languette dans le flacon et dit de m’asseoir sur la table d’auscultation, jambes pendantes, cuisses écartées, les mains bien à plat de part et d’autre, et de me tenir bien droite. Il prit ma tension, mon pouls, regarda le fond des yeux, puis les oreilles, et écouta cœur et poumons avec son stéthoscope. Il porta ses mains à mon cou, le palpa puis tâta d’une main chaque épaule, les avant-bras, fit fléchir mes coudes et tourner mes poignets, regarda la paume de mes mains, et les reposa sur la table.
— Tendez les bras au-dessus de la tête… Croisez les doigts… Tenez-vous bien droite… Tirez vers le plafond… Encore…Inspirez et respirez profondément… Bien
Après trois inspirations profondes, il me dit de retenir ma respiration. Il mit ses mains en coupe sous mes seins, les soupesa. Ses pouces jouèrent sur mes tétons qui durcirent tandis que ses doigts palpaient les globes. Il me jeta un regard entendu puis laissa mes seins ; je pus me relâcher et reposer mes mains sur la table. Il posa ses mains sur mes genoux, les écarta encore un peu et s’accroupit entre mes jambes, examinant mon sexe. Il jeta un bref regard à Gaëlle puis se releva et passa dans mon dos, me demandant de tenir mes bras à l’horizontale. De nouveau, il palpa ma nuque, mes épaules, mes omoplates. Puis ses mains glissèrent le long de ma colonne vertébrale, empaumèrent mes fesses, remontèrent sur mes flancs et saisirent mes seins. Il prit chaque téton en ciseau entre le majeur et l’annulaire, comme pour voir s’ils étaient encore durs. Je sentis que je mouillais. Je dus ensuite m’allonger sur le dos. Il reprit son stéthoscope et le plaça à divers endroits du thorax et du ventre puis fit une palpation appuyée de mes aines et de la région pubienne. Je me mis sur le ventre et sentis qu’il promenait son stéthoscope sur mon dos. Ses mains palpèrent mes côtés, s’attardant au niveau des seins puis à nouveau mon entrejambe après avoir écarté mes fesses. Surprenant examen … Voilà un médecin sans frontières me dis-je.
— J’ai fini mon examen. Il a dû vous surprendre un peu, mais il le fallait bien, vu votre état… Détendez-vous maintenant. Vous êtes crispée, tendue, très nouée par endroits, notamment dans la nuque. C’est un stress récent, car ce n’est pas dur en profondeur. Un bon massage sera nécessaire pour éliminer ce stress ! Pour le reste vous êtes tout à fait en bonne santé physique. Il n’y a rien à craindre ! Gaëlle, à vous la suite ! dit-il en me donnant une petite tape sur les fesses.
Dans le salon vestiaire, elle me donna ses instructions.
— Bien… Vous avez un accès illimité à tous les bains, jacuzzi, hammams, saunas, piscines ainsi qu'aux salons de repos où vous pourrez tout à votre aise somnoler, lire et prendre des rafraîchissements. Nous vous conseillons de toujours faire une pause d’au moins un quart d’heure entre un bain et un sauna. Ne sautez pas du jacuzzi au hammam ou du sauna sec au bain turc ; laissez votre cœur se reposer, reprendre son rythme normal, allongez-vous, retrouvez une température normale, puis rendez-vous dans un autre bain ou étuve.
— Oui, c’est normal…
— Vous savez… beaucoup de gens ont tendance à l’oublier quand ils voient le nombre de possibilités qu’il y a ici et le peu de temps qu’ils ont… Ils veulent tout essayer ! Mais la plus grande détente, le meilleur effet du séjour ici s’obtient en alternant repos et traitement balnéaire, sans vouloir tout « faire ».
— Sans doute…
— Vous pouvez aller au massage quand vous voulez, mais nous vous demandons de prévenir une demi-heure à l’avance afin que le salon de massage et le personnel soient prêts. Je vous recommande de vous faire masser en début de séance ... Je dis au masseur que vous venez à 14h00 ?
— Okay
Gaëlle prit son téléphone et fixa le rendez-vous avec la masseuse. L’Institut me semblait fonctionner comme une machinerie bien huilée mais l’examen médical m’avait surprise. Pourquoi m’avait-il auscultée ainsi ? Et cette tape sur les fesses, un peu trop familière, comme pour dire que j’étais bonne pour le service…Et Gaëlle qui semblait avoir pris les commandes et organisait mon séjour… A tout bout de champ, on me rappelait que c’était Eulalie qui m’avait envoyée ici… Pourquoi ? Comment se sentir à l’aise et se détendre dans ces conditions ?
— Linda, la masseuse est malentendante à la suite d’un accident… mais elle n’est pas muette. C’est une excellente masseuse, je vous préviens. Je suis sûre qu’elle va bien vous délasser !... Vous êtes déjà venue chez nous?
— Non, c’est la première fois
Gaëlle détailla le concept de l'établissement. Le spa se voulait un espace de détente et de liberté où les visiteurs allaient et venaient sans contrainte, sauf celle du silence et celle de la nudité dans les bains. Les conversations, s'il devait y en avoir, devaient se faire à voix basse et en aucun cas gêner les autres. La nudité totale était permise, encouragée même, dans tout l'établissement. Elle était obligatoire dans les piscines, saunas, étuves etc. mais, si je le souhaitais, je pouvais mettre un peignoir pour me rendre de l’un à l’autre.
— Je ne peux que vous conseillez la nudité. La plupart de nos clients l’apprécie. Ne vous embarrassez pas d’un peignoir à enlever, à accrocher, à remettre. Vous verrez, on s’habitue vite à être nue au milieu de gens qui le sont aussi.
— Je vais essayer… Je vais le garder au début. Après, je verrai.
— Très bien !... C’est Madame Eulalie qui vous a recommandé notre Institut ?
— Oui
— Dans ce cas, elle a dû vous dire que nous pouvons offrir à nos clients des réductions…
— Oui, elle m’en a parlé
— … sous certaines conditions, bien entendu
— Lesquelles ?
— Je vous explique. Il est tout à fait normal que la nudité, l’atmosphère de liberté et l’absence de contraintes qui règnent dans notre Institut fassent naitre parmi nos clients et clientes des envies d’ordre… heu… érotique. Pour permettre à ces clients de se libérer, de se soulager de ces besoins tout à fait naturels, nous proposons à certains de nos clients et clientes de fournir jusqu’à quatre … euh… quatre prestations que nous déduisons du prix de leur séjour dans l’Institut…
— Mais c’est une incitation à la prostitution !
— C’est bien dommage que vous le voyiez sous cet angle. Nous n’obligeons personne à fournir une prestation, quelle qu’elle soit, et nous n’imposons que la limite de quatre prestations maximum. Les pénétrations anale ou vaginale ne sont pas permises. Une prestation ne peut donc être que manuelle ou buccale. Et puis… et puis c’est une façon… disons … de minimiser les coûts… Réfléchissez ! Je ne vous demande pas maintenant si vous voulez prester. Si l’envie s’en fait sentir, vous me faites signe. Une chose encore. Chaque prestation amène une réduction de 20% ; vous pouvez donc aller jusqu’à une remise de 80% du prix de votre séjour ici. Et quatre prestations vous donnent droit à un soin du visage gratuit lors de votre prochaine visite.
— …. Euh.. bien…
— Je vois que ça vous tente, mais vous hésitez… Réfléchissez à cette possibilité ; rien ni personne ne vous y oblige et vous avez le temps de vous décider ! Venez, je vous fais visiter !
Je me résignai et suivis Gaëlle. J’étais tendue, nerveuse, comme prise dans un engrenage agencé Eulalie et me demandais dans quel genre de spa elle m'avait envoyée où on me proposait de me prostituer pour réduire le coût de mon séjour. Coût qu’Eulalie savait bien au-dessus de mes moyens... Voulait-elle me tenter ? M’y obliger ? J’entendais à peine les explications de mon guide et saisis seulement que les piscines chaude et froide étaient à l’extérieur du bâtiment sous une grande verrière, que l’ensemble était de plain-pied, sans étage, que le plan était à dessein labyrinthique, que les traitements n’étaient pas fléchés, seule une flèche rouge ou bleue indiquait si l’on se dirigeait vers un soin chaud et humide (rouge) ou chaud et sec (bleu) et qu’il y avait plusieurs salons de détente. Je l’enviais, sans doute nue sous sa blouse, d’être si sûre d’elle, d’avoir cette allure fière et dégagée et de pouvoir affronter sans trouble les regards des quelques clients que nous croisions.
— Voici le petit jacuzzi. L’eau est à 37°. Prenez une douche avant d’entrer. C’est à mon avis le mieux pour commencer. Les jets se règlent ici… et les bouillons là. Vous avez une vingtaine de minutes avant le massage. Je vais vous laisser… et réfléchissez aux possibilités de réduction…
— Comment je fais pour vous contacter…. Euh… au cas où ?
— Vous me bippez à partir d’un des téléphones. Il y a une touche à mon nom. Vous appuyez sur la touche sans décrocher le combiné. Encore une question ?
— Oui… Vous êtes nue sous votre blouse ?
— A moitié… Je ne porte pas de soutien, comme nous toutes… Pourquoi vous posez cette question ?
— Juste comme ça…
Gaëlle me fit un petit sourire et s’en alla. Je réglai bouillons et jets au maximum et m’assis dans le jacuzzi. J’avais besoin d’être seule, de m’assourdir au bruit des bouillonnements, de laisser mon corps balloter dans les puissants jets. Je me posai des tas de questions sur ce spa qui prenait des allures de lupanar avec ce système de réduction, de prime quand on fait le maximum. Pourquoi pas une carte avec des timbres qu’on colle après chaque prestation ? Le personnel féminin qui se promène à moitié nu... Et les mâles ? Ils n’ont rien en bas ? Eulalie m’y avait envoyée à dessein, c’est sûr. Qu’est-ce que j’allais encore découvrir ? Elle devait bien se douter que les tarifs dépassent mon budget… Une réduction… après tout… pourquoi pas ? Pas que je sois pingre mais avec les tarifs qu’ils demandent… Jusqu’à 80% de remise… Le vieux système de la bourgeoise qui se prostitue discrètement …
Gaëlle me tira et de mes réflexions et du jacuzzi pour aller au massage. Je m’habituais à me promener nue sous le peignoir et commençais même à éprouver un certain plaisir quand les clients que je croisais me regardaient d’une façon un peu insistante. Peut-être étais-je en train de faire naitre ces envies… ces besoins… qu’une de mes prestations pourrait satisfaire…
J’entrai dans une pièce surchauffée. Les murs et le plafond étaient peints en rose très doux, le sol recouvert d’une moquette rouge sang, haute et très douce sous les pieds. Trois fauteuils mous en cuir en forme de poire ou de boule, du même rouge, étaient le seul mobilier. Je tournais en rond dans la pièce, je me débattais dans le filet qu’Eulalie avait jeté sur moi en entrant ici. La porte s’ouvrit sur une jeune femme, vêtue d’une courte blouse blanche aux manches retroussées et d’un ample pantalon blanc.
— Bonjour! Je suis Linda... Et vous... C'est Élisabeth, n’est-ce pas ?
— Oui, c’est ça dis-je en acquiesçant de la tête, me rappelant qu’elle entendait mal malgré la prothèse à son oreille
— Entrez !
Comme tout le personnel, Linda était pieds nus… et sans sous-vêtement. Elle paraissait fluette dans l’ampleur de ses vêtements. D’emblée, je lui trouvai un je ne sais quoi d’étrange… de singulier… de dérangeant. Sa voix un tantinet trop grave ? Ses manières trop polies, trop empressées ? Ses cheveux trop blonds ? Sa féminité un peu outrée mais pour ainsi dire réglementaire pour une masseuse dans cet institut ? Je ne parvenais pas à cerner pourquoi cette femme, malgré sa grande courtoisie, me mettait mal à l’aise.
— Allongez-vous sur la table, sur le ventre.
Elle enduisit ses mains d’une huile et commença son massage. Je fermai les yeux et respirais avec bonheur le parfum aromatique. Elle travailla longuement la nuque, les épaules, les bras et les jambes. Sous ses doigts, je me détendais et me laissais aller peu à peu. Mes pensées divaguaient, passant du diagnostic du médecin à la vigueur insoupçonnée de Linda, de là à mes tétons que le massage commençaient à durcir... J’essayais en vain de me concentrer sur ce qui m’arrivait depuis que j’étais entrée dans le spa, sur la proposition de Gaëlle, d’éprouver de la honte à envisager de prester, à me laisser émoustiller par la pensée que je pouvais prester… Ses mains sur mon corps me rappelaient celles d'Eulalie. Elle monta sur la table, une cuisse entre mes jambes, le genou contre mon sexe et massa lentement mais énergiquement mon dos puis mes fesses, les écartant, les pétrissant, jouant des pouces autour de mon anus. Elle reprit de l’huile, me dit de me mettre sur le dos et continua son massage. Elle travailla mes orteils, puis les mollets, les cuisses. Elle massa les tempes, le cou, les épaules. Quand elle se déplaçait autour de la table, elle s’arrangeait pour que sa blouse s’entrouvre sur sa poitrine qui me sembla menue mais dont les tétons dardaient. La salle était surchauffée. Ses mains sur mes seins me firent désirer celles d’Eulalie. Elle sentit que j’aimais ses mains sur mes seins et son massage devint plus sensuel. J’aurais voulu toucher sa poitrine, sentir aussi ses larges lèvres sur mes seins. Des images érotiques se bousculaient dans ma tête. Puis elle s’assit sur la table, cala mon pied droit contre son épaule et massa ma cuisse, mon mollet en longs mouvements plongeants qui s’épuisaient sur mon sexe qu’elle flattait du bout de ses doigts. Mais à quoi jouait-elle ? Pourquoi m’excitait-elle de la sorte ? Elle changea de côté et travailla la jambe gauche de la même façon. J’avais l’impression que mes lèvres s’ouvraient quand ses doigts approchaient de mon pubis. Elle reposa ma jambe, me couvrit d’un drap et baissa la lumière.
— Restez quelques minutes allongée, fermez les yeux et retrouvez votre calme…
Sa voix, à nouveau très douce, suave, un peu grave, glissait dans mes oreilles, apaisante. Je sentis ses doigts fermer mes paupières puis masser lentement mon crâne, mes oreilles, mon front, mes paupières, mon visage. Avec la douce chaleur qui irradiait de mon ventre, cela avait un effet extrêmement lénifiant. Elle me fit des compliments sur mon corps qu’elle trouvait très attirant, mes fesses bien fermes, mes seins galbés et – si elle pouvait se le permettre – mon pubis si joliment bombé.
Elle augmenta la lumière et se mit debout à côté de la table. Son pantalon tomba d’un coup sur ses chevilles. Était-ce un accident ou avait-elle subrepticement défait le nœud du cordon ? Un sexe se dressait fièrement ; le sommet atteignait son nombril. Je la regardais, fascinée. Linda… hermaphrodite… trans… intergenre comme il faut dire…
— Oh... excusez-moi… dit-elle en se baissant
— Non ! Laissez-moi-vous re…
— Attendez…
— Calmement, elle ouvrit sa blouse et montra non sans fierté ses seins qu'elle caressa brièvement, menus, fermes et ronds comme deux demi-oranges, aux tétons dressés.
Linda me sourit, fière de son engin qu’elle prit dans sa main et décalotta. Un gland énorme violacé surgit devant mes yeux. Je voulais résister, mais je sentais son odeur un peu forte, légèrement masculine et j’avais envie de presser mon visage contre son ventre, de lui rendre son contact physique. J’allongeai les mains et touchai ses hanches puis son sexe. Elle ne refusa pas ce contact qui fut un soulagement, la tension qui m’habitait passait dans son corps. Sa peau avait un grain très fin, incroyablement doux. Elle se prêta quelques instants à mes attouchements puis m’aida à descendre de la table.
Quand je lui fis face, elle m’embrassa longuement, dardant sa langue au plus profond de ma bouche. Je saisis son pénis, le caressai, le pressai contre mon ventre tandis qu’elle pétrissait mes seins. Je me laissai glisser le long de son corps que je dévorai de baisers jusqu’à prendre enfin son sexe dans ma bouche. Je suçai avec avidité, avec furie, le pénis d’une femme. Quand il fut bien dur, elle se retira, m’accouda sur la table. Linda me saisit aux hanches et me pénétra lentement de son long pénis. Elle resta un moment immobile, se retira et s’introduisit d’un longue poussée dans mon vagin. Elle, ou il, entama une succession endiablée de pénétrations, sortant de mon vagin aux abois pour s’y enfoncer de nouveau. Soudain, ce fut comme une boule de feu qui explosa dans mon ventre et se répandit dans tout mon corps. Je criai, violemment secouée par la soudaineté et l’intensité de l’orgasme. Je m’abattis sur la table, puis me laissai tomber sur le sol, bouleversée. Elle s’allongea sur moi, frotta ses seins sur mon ventre et plongea sa tête entre mes cuisses. Je pris son sexe dans ma bouche et le suçai avec frénésie, agrippant ses fesses, malaxant ses testicules. Sa langue jouait adroitement avec mon clitoris, l’aspirait, le titillait et fit rapidement venir un nouvel orgasme, moins violent que le précédent. Quand elle fut sur le point d’éjaculer, elle sortit de ma bouche et m’éclaboussa le visage de ses jets.
Elle me nettoya de sa langue. Je saisis enfin ses seins, les caressai puis les suçai. Elle gémit doucement… Elle se rhabilla, m’accompagna jusqu’à la porte, plaqua ses mains sur mes fesses et m’embrassa profondément en me disant au revoir. Sa prestation était finie.
Je trouvai un agréable coin détente à la lumière tamisée où il n’y avait personne. Je pris un Schweppes et me laissai tomber dans un fauteuil. Quelle histoire ! Je ne venais de faire l’amour avec un transsexuel. J’en étais toute remuée. C’était si intense… et surprenant. Baiser à la fois avec un homme et une femme dans la même personne… Je fermai les yeux et tentai de retrouver mes esprits. Qu’est-ce que c’est que ce spa ? Est-ce une tactique commerciale? Le personnel preste aussi et stimule les clients soit à prester soit à demander une prestation, fournie par un client ! Oui, j’avais encore envie … Et si prestais ? Je regardais le téléphone mural. Gaëlle a une touche à son nom… Il suffit que je la bippe… « Allons, ma fille ! … Du calme ! Tu ne vas te prêter à leur petit jeu et jouer la pute !»
— Ah ! Vous êtes là ! Le massage vous a fait du bien ? Vous êtes contente ? Vous devriez prendre une douche, il y a encore des traces… d’huile sur votre corps…
Gaëlle me suivait donc pas à pas, comme si elle devait surveiller tous mes faits et gestes… Je lui dis que j’étais très contente, et, avec un petit sourire, que Linda était un très bon masseur mais que je voulais quelques instants de solitude pour me remettre de mes émotions et décider de ce que j’allais faire. Et oui, je prendrais une douche pour effacer toute trace du massage.
— Entendu ! Je comprends… Je vous laisse… Si vous avez besoin de moi, vous savez comment me joindre !
Je finis lentement mon Schweppes et je me dirigeai en suivant les flèches bleues vers un sauna. En chemin, je vis des téléphones muraux partout.
Une chance ! Il n’y avait personne. Je me défis du peignoir, passai sous la douche et entrai. Je versai quelques louches d’eau froide sur les pierres brûlantes du fourneau, mis le sablier à zéro, étendit une serviette sur la banquette du bas et m’allongeai, bien décidée à faire le vide, à oublier tout, Gaëlle, Linda et Eulalie, à retrouver la quiétude et à profiter au maximum de mon séjour dans l’institut. Je fermai les yeux et me laissai envahir par la chaleur du sauna. Me voilà dans le sauna, dans l’autoclave que je désirais dimanche pendant ma crise pour exsuder mes vices… Il n’en était plus question : je m’acceptais comme j’étais, avec mes vices et mes déviances. Même l’inceste avec Laurent… Je m’assoupissais… Des flashes du chemin parcouru depuis mes retrouvailles avec Maryse dix jours auparavant apparaissaient, entrecoupés par des visions des seins de Gaëlle, du sexe de Linda, de téléphones à touches. La porte du sauna s’ouvrit sur un homme qui versa de l’eau sans me demander mon avis et m’enjamba pour s’installer sur la banquette intermédiaire. Dans la pénombre, je vis son sexe velu bien développé. Je souris intérieurement en pensant à la phrase « Et ce morceau de chair au bout du pénis, c’est un homme ?» que j’avais entendue dans une conversation entre féministes. La vapeur va se charger de le ramollir, me dis-je en me retournant sur le ventre. La sueur perlait sur ma peau, la chaleur moite délitait mes forces et je fondais dans la dégoulinade d’images confuses du sexe de l’homme qui soupirait bruyamment au-dessus de moi, de celui de la masseuse, de Laurent, de Jean, de Gaëlle nue sous sa blouse et de mon doigt sur la touche "Gaëlle"… Je me rendis compte que j’avais écarté les jambes et pressais fiévreusement mon bassin sur la serviette mouillée.
Je sortis brusquement du sauna, sautai sous la douche froide et sans me sécher ni passer le peignoir, je décrochai le téléphone et appuyai furieusement sur la touche. Je m’affalai dans une chaise longue. L’homme sortit du sauna luisant de transpiration et le sexe aussi avachi que son ventre et ses fesses de quarantenaire finissant. Sous la douche, il ne se priva pas de me lancer des regards égrillards qui me refroidirent plus que la douche, et vida les lieux.
Gaëlle posa sa main sur ma cuisse et se pencha à mon oreille. La généreuse encolure de sa blouse m’offrait ses gros seins aux larges aréoles brunes, aux tétons presque aussi petits que ceux d’un homme.
— Vous avez réfléchi ?... Vous souhaitez… une réduction ?
— Non... Plus maintenant… Excusez-moi… C’est passé… Je ne sais pas pourquoi… Partez !
— Que se passe-t-il ? Vous êtes bien agitée… Restez calme. Venez avec moi, allons dans un salon. Nous y serons plus à l’aise.
Gaëlle avait mis sa main sur ma hanche, elle me guidait dans le dédale de couloirs. Sa main avait glissé sur ma fesse qu’elle câlinait. Nous sommes passées devant un salon dont la porte n’était pas fermée. À l’intérieur, deux hommes se faisaient face et se manipulaient leur membre. Puis l’un s’est mis à genoux devant l’autre, a pris les fesses de l’autre à pleines mains, les écartait, introduisait un doigt dans l’anus tout en dévorant le sexe avec ardeur et gourmandise. Jamais le pénis ne sortait de la bouche ; l’homme suçait, pompait enfonçait le membre au fond de sa gorge. Gaëlle a fermé la porte et, la main sur ma fesse, m’a poussée dans le salon voisin. C’était un boudoir aveugle doucement éclairé, tendu de tapisseries indiennes aux motifs tirés du Kâma-Sûtra. Le mobilier était constitué d’éléments qu’on pouvait à son gré assembler en lit, en fauteuil, en chaise longue.
— Du coup, vous en avez oublié votre peignoir. Vous êtes bien mieux ainsi qu’empaquetée dans du tissu éponge, croyez-moi… dit-elle avec engouement. Alors… vous voulez prester ?
— Non… Je ne sais pas… plus maintenant… Laissez-moi…
— Si ! Asseyez-vous ! Ne restez pas plantée comme ça ! Prester vous démange mais vous n’osez pas de peur de vous prostituer comme vous dites… alors qu’il ne s’agit que de satisfaire une envie, un besoin que vous ressentez.
Je m’étais recroquevillée sur un coussin, le menton sur les genoux, les bras croisés sur mes jambes. Gaëlle caressait mes cheveux, ma nuque, me parlait maintenant avec douceur.
— Détendez-vous… Dans cet état, vous gâchez votre après-midi. Le massage de Linda vous a bien échauffée, la visite de l’homme dans le sauna vous a refroidie… Linda vous a prise ?
— Oui…
— Il n’a pas le droit, normalement. Gaëlle réfléchissait à haute voix. Et les intergenres n’ont pas l’érection si facile. Il a dû prendre un Viagra… Il l’a fait pour vous ! Vous avez aimé ?
— Justement… S’il vous plait, laissez-moi seule… Je dois encore réfléchir… Je me sens perdue… Je ne sais plus où j’en suis avec tout ce qui m’arrive depuis que je suis entrée ici…
— Ne restez pas prostrée comme ça… Allongez-vous… Je repasse dans une dizaine de minutes.
Je suivis son conseil, fermai les yeux. Eulalie m’avait envoyée ici à dessein. Aucun doute possible : elle avait programmé mon après-midi et donné des instructions, pour la visite soi-disant médicale comme pour le massage et sa suite. Pourquoi sinon m’aurait-elle laissé regarder les deux hommes dans le salon d’à côté ? Et cette insistance à me faire prester…C’est Gaëlle qui devait veiller à ce que ses instructions soient suivies. Je n’étais pas entièrement libre de mes choix… Eulalie m’avait quasiment imposé ce sauna. J’étais déjà l’esclave… Je me revis lundi soir, agenouillée devant elle, les mains liées… Que se passerait-il si je renâclais ? Si je tentais d’échapper à Gaëlle qu’elle avait choisie pour me chaperonner ici ? Etait-ce une nouvelle épreuve avant l’assemblée ? … Je pris le parti de m’abandonner à ce qu’elle m’avait réservé. Elle m’avait dit que je ne devais pas exprimer mes désirs, mais susciter et satisfaire ceux des autres. Et j’avais acquiescé… Implicitement, j’avais donné mon d’accord à céder au premier venu qui aurait envie de moi. Eulalie sera contente de moi, je presterais ! Quand Gäelle revint, je lui fis part de ma décision. Elle ne cacha pas sa surprise mais se reprit bien vite.
— C’est bien ; je ne m’y attendais pas si vite. Tu acceptes n’importe quelle prestation ? Pour un homme comme pour une femme ?
— Oui !
Elle était passée au tutoiement, j’en étais contente. Elle agissait sur ordre d’Eulalie, c’était évident. Pour ma part, je continuerais à la vouvoyer…
— Tu veux rester anonyme ou ça ne te gêne pas qu’on te voie ?
— Non. Ça ne me gêne pas… Je devais aller jusqu’au bout, ne rien faire en catimini.
— Bien… Voilà comment ça se passe. Tu vas mettre ces deux bracelets, un bleu et un rose, à ton poignet gauche. Les clients avertis comprennent alors que tu es prête à prester. Tu ne dois pas draguer. Tu dois attendre que le ou la partenaire t’approche. Tu peux refuser si la personne n’est pas à ton goût. Et tu viens avec elle ou lui dans un des salons de ce couloir. Tu y trouveras tout ce qu’il faut. Et tu fermes la porte, bien sûr ! Les prestations en public ne sont pas permises : nous sommes dans un sauna, un espace de bien être dans tous les sens du terme et du therme, pas un bordel ! Voilà, c’est aussi simple que ça… Tu es prête ? Pour le moment, il n’y a pas beaucoup de monde…
— Avant…. Je… je voudrais des jets, la cloche d’eau ou quelque chose comme ça… Des jets puissants ! C’est où ?
— Viens, je te conduis
Gaëlle ne prit sans doute pas le chemin le plus direct. La main sur mon épaule, elle m’exhibait dans les piscines, au coin "Fringale", dans les espaces de soins, comme pour montrer que j’étais à prendre. Je me faisais l’effet d’une condamnée que son gardien conduit à la sentence. Nous arrivâmes enfin dans une pièce longue et étroite entièrement carrelée.
— Tiens ! Mets une charlotte ! Va te mettre au fond. Tu as des poignées pour te tenir si tu veux… Commençons par le dos…
Gaëlle prit une lance et commença à m’asperger d’un jet très puissant et presque froid qui me plaqua au mur. Je m’accrochai aux poignées. D’abord les talons puis les mollets, les cuisses, les fesses sur lesquelles elle s’attarda, et redescendit le long des jambes, remonta tout aussi lentement sur les fesses. Ensuite, ce fut le tour du dos, des épaules, des bras et de la nuque. Elle diminua la puissance du jet, le fit plus fin et le pointa avec insistance dans le sillon de mes fesses jusqu’à ce que je lui présente mon petit trou. Quand elle eut assez du verso, je lui fis face, protégeant mes seins de mes mains quand le jet s’abattait sur mon torse, puis mon pubis lorsqu’elle descendait sur mes cuisses.
Gaëlle posa la lance ; je me décollai du mur.
— Non… Reste là ! Tu veux la complète, non ?
— ….
— Tu vas voir… Mets les bras en croix, écarte les jambes. Je baisse la pression, n’aies crainte !
D’un tiède jet très doux et fin, presque une pluie, elle joua longuement avec mes seins. Son plaisir était visible, le mien aussi sans doute… Sa blouse trempée et rendue translucide collait à sa peau. Je voyais ses seins volumineux tendre le tissu, ses hanches larges et ses fortes cuisses. Puis Gaëlle dirigea le jet sur mon sexe, balaya complaisamment les lèvres et le fit pénétrer dans mon vagin. Elle réduisit encore la pression, s’approcha de quelques pas et visa mon clitoris qui réagit aussitôt. Mais Gaëlle mit fin à la séance avant qu’il ne se développe.
— Ça t’a fait du bien ?
— Beaucoup, oui ! C’était parfait !
— Une minute... Je me change, je suis trempée !
Je pris une serviette et me séchais.
— Bon. Je te laisse maintenant… Tu retrouveras le chemin ?
Je me dirigeais dans le dédale du lupanar vers un soin chaud en suivant les flèches rouges. Les bracelets fluo me gênaient. Je pris conscience que dès que je croisais un client, je cachais mon poignet et baissais les yeux. Mais j’ondulais du bassin. Enfin, je découvris le hammam. Il y régnait une chaleur suffocante. Dans le nuage de vapeur et de senteur d’eucalyptus qui remplissait la salle, je ne distinguais que trois formes assises comme moi, les mains docilement posées sur les genoux. Dans ce brouillard brûlant et presque irrespirable qui piquait les yeux, je m’assoupissais. Mes pensées, confuses et embrumées, tournaient autour de mon nouveau statut de fille de joie sans que je puisse décider de l’attitude à prendre si quelqu’un m’abordait. Je suais de tous les pores de ma peau. Un mouvement se fit. Quelqu’un allait sortir. Non. Une femme s’assit à ma gauche, posa sa main sur la mienne, me lécha furtivement l’épaule et me souffla à l’oreille.
— Viens, tu veux ?
C’était une jeune femme longiligne de la même taille que moi, blonde aux cheveux mi-longs, au visage un peu anguleux, aux yeux noisette. Elle arborait un très beau sourire ainsi qu’une abondante toison. Ses seins étaient petits comme ceux d’une adolescente. Je voulus passer sous la douche, elle m’en empêcha, disant qu’elle aimait ma peau salée. Elle devait connaître le spa car elle m’emmena d’un pas sûr vers les salons. Nous ne rencontrâmes personne en chemin ; elle put peloter ma fesse à son aise. J’entrai dans un salon tendu de toile de Jouy bleue aux motifs très libertins, baignant dans une lumière bleutée fort agréable qui émanait d’une fausse fenêtre, et meublé lui aussi de coussins et poufs que ma cliente assembla en récamière dans laquelle elle s’allongea après y avoir étendu une serviette éponge. Une main caressait son sein, l’autre jouait avec sa fente.
— Tu es nouvelle ? C’est ta première fois ici ?
— Oui
— Moi, je viens souvent ici. On y fait de belles rencontres… Fais-toi un divan à côté du mien... Couche-toi…
J’avais à peine pris place qu’elle s’est jetée sur moi pour m’embrasser à bouche-que-veux-tu, lécher la sueur qui perlait sur mes seins, mes tétons tout en fouillant mon sexe de ses longs doigts.
— Tu es encore bien mouillée et tu mouilles bien… J’adore ! Baise-moi ! dit-elle en se retournant sur le dos. Baise-moi ! Non ! Laisse mes seins tranquilles… Ce sera pour après ! Léche mon cul et mets-y deux doigts … Voilà… C’est boooon ! Ta bouche sur mes lèvres… Vite ! Ta langue… Oohh ! Fais moi jouir. J’attends ça depuis que je t’ai vue entrer dans le hammam… C’est bon ! Tu fais ça bien !
Puis elle se tut, toute au plaisir que je m’appliquais à lui donner. Elle voulait un orgasme sans attendre, sans préliminaires, rapide. Elle s’agrippait aux bords du divan, son corps secoué de violents spasmes. Ma langue s’affairait sur son clitoris, trois doigts s’enfonçaient dans son vagin, deux autres dans son anus.
— Ça vient… ça vient. Ooooh ! Aaaaah ! Arrête ! C’est trop ! je jouis ! je gicle ! Elle m’aspergea d’un flot de cyprine en vagissant.
Pour calmer ses spasmes, elle me demanda de mignoter ses seins tout menus de mes mains et ma bouche.
— J’aurais dû te prévenir… Baiser avec une femme fait de moi une femme fontaine… Ne t’essuie pas, embrasse-moi!
C’est elle qui m’a embrassée pendant de très longues minutes, explorant de sa langue tous les recoins de ma bouche et de ses doigts ceux de mon vagin, jusqu’à me donner un orgasme si fastueux qu’il me laissa pantelante au bord de l’asphyxie.
— Va-t’en maintenant. Sors la première…
J’ai quitté le boudoir comme à regrets, encore toute chancelante et trempée de sa cyprine. J’ai pris une douche et je me suis reposée, un peu à l’écart du coin Fringale. Je venais de me prostituer et je n’en éprouvais aucune honte. Je venais de donner à une cliente le plaisir que je crois elle attendait et j’y avais pris un plaisir certain. Elle m’avait dit « tu fais ça bien… C’est trop bon… » J’étais faite pour ça… Je ne connaissais pas son nom, ni elle le mien. Et c’était bien ainsi. Elle m’avait dit « Viens, je te veux » et je l’avais suivie ; j’avais fait tout ce qu’elle avait voulu, sans chercher mon plaisir ailleurs que dans le plaisir que je lui donnais. Eulalie sera contente.
Je suis allée à une piscine chaude, je voulais faire quelques longueurs. Je tâtai la température du bout du pied puis je me jetai à l’eau sans plus réfléchir. J’eus du mal à coordonner mouvements et respiration et nageai en apnée, la tête sous l’eau, les yeux fermés. Plusieurs fois, des mains m’effleurèrent. Je ne les fuyais pas. Hors d’haleine, je sortis de l’eau et pris place sur une chaise longue en m’enveloppant douillettement d’une sortie de bain. J’étais bien, calme et détendue. Je me sentais à ma place dans ce sauna-lupanar. Je fermai les yeux et revis subitement sur l’écran de mes paupières la scène des deux hommes dans le boudoir.
— Tu veux un petit remontant ? Rien que du naturel… pas de chimie… Tiens, c’est pour la maison !
Un homme, un Noir, une serviette nouée à la taille, me tendait un verre avec un large sourire. Je pris le verre et le vidai d’un trait. Il s’accroupit à ma gauche.
— Oh ! Merci… C’est très gentil… Hum… C’est bon… C’est quoi ?
— Un requinquant mentholé… Un booster, quoi !
Il mit sa main sur ma cuisse puis joua avec mes bracelets. Quelque part, je le sentais timide, n’osant pas dire pourquoi il m’avait approchée. Je décidai de prendre les devants.
— Tu viens souvent ici ?
— Non, pas souvent… C’est un peu cher…
— C’est la première fois ?
— Non. Je suis déjà venu il y a 5 ou 6 semaines.
— Tu sais pourquoi j’ai ces bracelets ?
— Oui
— Tu veux ?
— Oui, mais j’ai peur que tu n’aimes pas les Noirs.
— Viens !
Je nouai la sortie de bain et le conduisis au boudoir rouge. Il resta planté, tout penaud, au milieu de la pièce en essayant de se donner une contenance à observer la configuration des lieux. Il fallait le mettre à l’aise. Je lui demandai de m’aider à assembler les éléments en un grand lit sur lequel j’étendis deux immenses serviettes.
— Mais assieds-toi ! C’est ta première fois, non ?
— Comment ça ?
— … que tu approches une femme ici ?
— Euh… oui
— Mais tu as déjà eu des rapports avec une femme… blanche ?
— Non. Pas vraiment… Toutes des racistes qui ne voulaient pas d’un Noir…
— Je vais te mettre à l’aise. Je n’ai rien contre les Noirs et je ne suis pas une professionnelle. Je viens ici pour la première fois sur recommandation d’une … d’une amie. Elle m’avait parlé de réductions possibles, sans me dire plus. C’est en arrivant qu’on m’a proposé de fournir des … des prestations… d’ordre sexuel. J’ai hésité longtemps avant d’accepter. Avec tous ces gens qui se promènent nus ou à moitié nus, l’atmosphère ici est autant aux bains… enfin… au thermalisme que… que… qu’au sexe, tu ne trouves pas ?
— Si ! Ça m’avait surpris la première fois… mais je suis revenu à cause de ça, je reconnais !
Il s’est mis debout, s’est étiré en me souriant. Visiblement, il se détendait maintenant et me montrait fièrement son corps, à la musculature découplée et parfaitement dessinée, une anatomie d’athlète. Partout, aux bras, aux cuisses, sur le torse glabre, des muscles puissants, parfaitement dessinés et développés. Et des épaules larges, des hanches étroites à souhait. Un large sourire éclaira son visage et comme par jeu, il se retourna, fit jouer les muscles de ses bras, de ses épaules, et, retirant sa serviette, de ses fesses. Il me fit à nouveau face et je vis une verge superbe, longue et bien solide, couronnée d’un gland majestueux encore enveloppé, qui lui arrivait presque au nombril. Il dénoua ma serviette, je saisis son membre. Ma main en faisait tout juste le tour.
— Qu’est-ce que tu veux ? Ma bouche ? Ma main ?
— Ta bouche !
— A genoux ? couchée ?
— Couchée
Je me faisais l’effet d’une professionnelle… et m’allongeai sur le dos, un coussin derrière la tête. Il se mit à califourchon sur moi. Je pris le sexe, le décalottai, l’introduisit au fond de ma bouche et déchainai sur lui une avalanche de caresses manuelles et buccales, de succions, d’aspirations, de resserrements lascifs. J’étouffais, régurgitais, m’asphyxiais. Ses lourds testicules emplissaient le creux de ma main, je faisais rouler ses boules, étranglais les bourses quand son gland touchait le fonde ma gorge. Il éclaboussa bien vite ma bouche en râlant son plaisir; ses jets étaient très épais et puissants. J’avalai sans regimber la totalité de son éjaculat. Il se renversa sur le dos, prit son mandrin dans sa main et continua de se caresser. Il en voulait encore et ne débandait pas ;
— Ouah ! C’était trop bon. Tu suces mieux qu’une Noire !
— Mais tu n’es pas vraiment satisfait…
— Si, si… mais je suis comme ça : je bande à la vitesse de l’éclair et débande très lentement, même quand je me suis vidé, comme maintenant…
— Tu veux que je te caresse ?
— Non… Je veux ta chatte !
— Tu sais qu’on n’a pas le droit. Les pénétrations sont interdites !
— Frustrant ! Pour ma première fois avec une Blanche qui veut bien de moi ! Mais qui contrôle ?
— Je ne sais pas. Une caméra cachée quelque part ?
— Je n’y crois pas…
J’étais captivée par la dureté et la taille de son membre. Enfreignant les règles de Gaëlle, je me suis empalée sur ce pieu qui distendit si bien mon vagin. Je n’ai eu que le temps de deux ou trois délicieuses montées et descentes avant que d’un fort coup de reins il me renverse sur le côté et se mette à me baratter avec une fougue inouïe. Je croisai les jambes sur ses reins pour tenter de ralentir la cadence et retarder l’orgasme que je sentais venir. Rien n’y fit. Il me baratait, se plantait et se replantait en moi comme s’il cherchait à me perforer. Rien d’autre ne l’intéressait, ni ma bouche, ni mes seins. Rien que mon sexe dilaté, comme s’il prenait à travers moi tous les sexes des Blanches qui s’étaient refusées à lui. Ce n’est que quand il expulsa son sperme sur mon ventre qu’il colla sa bouche à la mienne pour étouffer mes vagissements. Je nettoyai de ma langue son sexe encore très dur et pris ma serviette pour m’éponger de son sperme.
— Tu pars ?
— Oui !
— On peut se revoir ailleurs qu’ici?
— Non !
— En tout cas, merci ! C’était très chouette !
Je quittai rapidement le boudoir. Il fallait que je sorte sinon je dépassais largement le cadre de la prestation. Son sexe était encore très dur et j’en avais encore envie. Dommage qu’il ait été si fast and furious, tant il était excité à baiser une Blanche pour la première fois, me dis-je sous la douche. Ou avait-il joué un jeu ? Menti pour me faire croire que j’étais la première blanche à goûter à son bâton infatigable ? Qu’importe ! J’avais fait ce qu’il me demandait, en bonne fille de joie que j’étais devenue.
Maintenant, il était l’heure de quitter ce lupanar. J’avais presté deux fois ; 40% de réduction ramenaient mon après-midi ici à un prix abordable. Dans l’armoire où j’avais rangé mes affaires je trouvai une carte de visite. Nancy Fougeret, Directrice des Laboratoires, ANPOF, Agence Nationale pour la Promotion de l’Orgasme Féminin. Au dos, ces quelques mots : "Viens me voir si tu as le temps. Téléphone de préférence. Bise" Je m’habillai, glissai la carte dans mon sac et allai régler à la réception. Annette, très professionnelle, ne fit aucun commentaire en me tendant la facture qui mentionnait une réduction de 40% et que je réglai avec ma carte.
Je me dirigeai vers l’arrêt du tram qui ne fut pas long à venir. A la maison, je pris une nouvelle douche, comme pour effacer les restes de mes prestations et, sans m’habiller, je pris mon verre de sherry et téléphonai à Eulalie pour lui rendre compte de mon après-midi. Elle était contente que j’aie presté. Que j’aie suivi à la lettre les instructions de ma cliente, et que je sois allée au-devant de l’envie de mon client en m’empalant sur son sexe, même si j’enfreignais les règles. Non, je n’avais pas vraiment éprouvé de la honte à me prostituer. J’avais même pris un plaisir certain à bien satisfaire les exigences de mes clients. Oui, je pense que je pourrais recommencer et aller jusqu’à quatre prestations, mais je devrais alors passer la journée entière au sauna. Nous eûmes une courte discussion au sujet de Nancy Fougeret: je n’avais pas l’intention de me rendre chez elle mais puisqu’elle avait visiblement envie de me revoir, Eulalie me dit que je devais y aller. D’autant que Nancy m’avait laissé une carte professionnelle, ce n’était donc pas une invitation véritablement personnelle.


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Commentaires de l'histoire :

Anna
Voilà un récit subtil et torridement sensuel. C'est ce que j'aime dans votre écriture: le côté sans limite mais jamais vulgaire. J'aurais moi aussi passé deux bracelets à mon poignet. Merci de m'avoir régalée, pas que l'imagination...
Posté le 3/06/2018

Anonyme
J'ai bien aimé ce chapitre, peut-être un peu longuet, mais qui ne nous change des habituelles séances de sauna que par son côté "tarifé".
Posté le 28/05/2018


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