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Histoire d'Elisabeth. Chapitre 10. Elisabeth, Luc

Après quelques jours d'oisiveté bien mérités, Elisabeth se consacre à des travaux de peinture mais la visite inattendue de son ex-mari va perturber une journée qui s'annonçait calme et sereine. Ce qui nous vaut une belle scène de ménage et nous permet de découvrir une nouvelle facette du caractère de l'héroïne.

Proposée le 24/05/2018 par Pierre Degand

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Thème: Vengeance
Personnages: FH
Lieu: A la maison, intime
Type: Roman

Samedi, je me suis levée fraiche et dispose, parfaitement en forme pour m’attaquer à la rénovation de ma cuisine que je n’avais pas refaite en entrant dans l’appartement. J’ai déballé tout le matériel que j’avais acheté jeudi et après avoir tout bien recouvert d’une feuille de plastique, j’ai commencé à lessiver les murs. J’accomplissais les gestes d’une façon mécanique et mon esprit vagabondait ailleurs. Je me revoyais avec Laurent et n’en éprouvait ni honte ni regrets. Il était à Metz avec son équipe de foot. Sans doute son esprit était-il aussi ailleurs que sur le terrain. Sensible comme il l’était, sa première expérience sexuelle avait dû le remuer plus qu’il ne voulait bien l’admettre dans sa fierté de jeune mâle. Une chose était sûre : je le connaissais assez pour savoir qu’il n’allait pas fanfaronner devant ses copains. De Laurent je revenais à Mireille et à son invitation. Qu’est-ce qui avait bien lui prendre ? Pourquoi m’inviter tout d’un coup alors que la routine voulait qu’on ne se voie qu’aux fêtes de famille traditionnelles, Noël, Pâques, baptêmes et communions, avec quelquefois une exceptionnelle invitation à passer une journée à la mer pendant les vacances scolaires. Soupçonnait-elle quelque chose entre Laurent et moi ? Curieuse, commère et coincée comme elle l’était, voulait-elle en savoir plus sur Maryse, Marc et moi et remuer les vieilles jalousies de notre adolescence ? Ou fouiner dans les raisons profondes de mon divorce, que j’avais toujours évité de lui détailler ? Puis je revenais sur cette étrange après-midi au sauna… Qu’avait voulu Eulalie ? M’exposer à des rapports homosexuels masculins dont, c’est vrai, je n’avais pas vraiment été le témoin jusqu’à ce jour ? Et pourquoi me provoquer avec les "réductions" ? Pour me prostituer ? Et pourquoi une masseuse « trans », une shemale, exagérément féminine, efféminée même ? Avait-elle voulu me perdre dans les avatars des rapports sexuels et les transmutations sexuelles, dans tous les possibles du sexe ? Le Noir était-il là aussi à dessein ?

Je m’accordai une pause et me servis une tasse de café de la thermos que j’avais pris soin de me préparer. Étrange expérience que celle de l’esthéticien… de l’esthéticienne. Il/elle m’avait léchée comme une femme et prise comme un homme… J’avais sucé son pénis et ses seins… Linda avait éjaculé sur moi… J’aurais voulu le/la pénétrer tellement son ambiguïté, son ambisexualité m’excitait. Je glissai ma main entre deux boutons de la blouse et me caressai le ventre. J’allai descendre vers mon clitoris quand on frappa à la porte. Un voisin sans doute… Mais pas d’œilleton… J’ouvris. C’était Luc, mon ex-mari. Une colère me prit.
? Ah bien ! Si je m’attendais à ça ! Pour une surprise… Ta femme est là aussi ?
? Euh… non… je passais… je me suis dit que j’allais te dire un p’tit bonjour.
? Tu aurais pu m’appeler ou envoyer un texto pour prévenir… Tu as perdu mon numéro ? Tu tombes mal… Je suis en plein travaux… Enfin, entre 5 minutes. Qu’est-ce que tu veux ?
? Je peux te donner un coup de main, si tu veux…
? Ah non ! Pas de ça… Nous ne sommes plus mariés et presque plus amis. Si j’ai besoin d’aide, je sais à qui je peux faire appel… et ce ne sera pas à toi !
Luc était tout penaud et ne savait pas quoi dire pour expliquer sa visite impromptue. Moi, j’étais embarrassée et irritée. Nue sous ma blouse, il venait de me saboter le petit plaisir manuel que je voulais m’accorder. J’enlevai mes gants de ménage et attaquai.
? Alors qu’est-ce qui t’amène si tôt matin ? Tu n’as plus le droit de faire la grâce matinée le samedi ? Plus de p’tit dej’ au lit ? Plus de « p’tites séances » avant d’aller faire les courses ?
? S’il te plait, Élisabeth… Calme-toi ! Ne t’énerve pas comme ça… Oui, désolé, j’aurais dû te téléphoner, te prévenir…
? Alors quoi ? Pourquoi es-tu là comme un gamin pris en faute?
? Euh… Voilà… J’ai rêvé de toi cette nuit… Comme souvent…
? Et du coup, tu n’as pas pu honorer ta chère épouse…
? Nooon… enfin… oui, c’est un peu ça. Je ne pensais pas que ce serait si difficile de te faire sortir de ma tête.
? De ton sexe tu veux dire !
? C’est lié non ?
? Alors, tu es venu voir si des fois, comme je dois être en manque, on ne pourrait pas remettre le couvert… Tu m’as si souvent répété que je suis si asociale que je dois avoir du mal à trouver un partenaire, hein ?
? Comme tu y vas !
? Bon OK… Les mots te choquent, mais le fond, c’est bien ça, hein ? Tu es venu me proposer qu’on ait ce matin une « p’tite séance » comme on en avait souvent le samedi…
Rouge de honte, désarçonné d’avoir été si vite et si crûment percé dans ses intentions, Luc étouffa un oui, les yeux rivés sur la table du salon. Luc avait perdu toute contenance ; il n’était même plus mon ex-mari, juste un mâle qui bandait; il n’exerçait plus aucune attirance sur moi, mais je pouvais avoir ma revanche sur celle qu’il avait voulue à ma place. Me venger ? Sur elle ? Non ! Sur lui ! Non plus ! Il me faisait trop pitié.
? Tu veux boire quelque chose ? J’ai du café, du vin, du jus de gingembre, de mangue… de l’eau pétillante…
? Un café. Merci
? Je crois que tu en as bien besoin… Tu m’as l’air bien abattu…
Je me levai du canapé et lui servis une tasse de café. Il leva enfin les yeux de la table et vit mes seins libres sous ma blouse. Son regard s’alluma.
? Oui, je suis à poil sous ma blouse si tu veux tout savoir. Et ce n’est pas pour toi. Juste parce que je suis seule et qu’il fait chaud… Allez… bois ton café et mets-toi à l’aise…
? Qu’est-ce que tu veux dire ?
? Tu as l’air dans tes petits souliers… Détends-toi. Oui, je suis en colère, tu sais pourquoi… Tu aurais pu prévenir. Et qu’en plus tu aies pu t’imaginer que j’allais te dire « mais oui mon petit Luc, je n’attends que ça depuis des mois… Viens dans mon lit … Baisons un coup, vite fait bien, en toute amitié ». Mais pour qui me prends-tu ? Ou plutôt… Ça doit aller bien mal pour toi pour que tu en arrives là. Mais je ne veux rien en savoir : ce sont tes affaires, plus les miennes. Alors, tu termines ton café et tu fais comme Ben Ali, tu dégages…. Le cœur en déroute et la bite sous le bras, comme disait Brel… que tu nous passais en boucle… Mais n’en fais pas mon problème : tes affaires de cœur et de cul, ça ne regarde plus que toi. Et tu peux aller déverser ton trop plein à toute heure du jour et de la nuit dans un des hôtels de la rue du Four, il y a là des femmes qui en vivent.

Blême, Luc se leva et partit sans même un au revoir.
Je mis du temps à retrouver un peu de calme. Je venais de mettre le point final à mon divorce ; j’avais déversé en un orage foudroyant toute l’amertume, tout le fiel, la rancœur peut-être que j’avais emmagasinés depuis des mois, sans en avoir vraiment conscience. Je repris mes travaux avec hargne, usant sur les murs toute la journée mes restants d’énergie négative. Je sautai le repas de midi. À 3 heures, la cuisine avait l’air flambant neuf, tout était nettoyé, rangé. Je pris une douche, me versai deux doigts de Xérès, satisfaite. Vannée, je m’assoupis devant la TV éteinte dans un songe éveillé, dans une de mes rêvations…. Si d’autres ont leurs votations, je peux avoir mes rêvations !
Luc… Luc… avec qui j’avais tant vécu ! Eulalie qui m’avait dit de ne pas m’opposer aux avances qui pourraient m’être faites… que je ne devais pas avoir le choix de mes partenaires, que je devais me laisser prendre par qui en avait envie… que je ne devais pas décider… que je devais me plier aux envies des autres… Je l’avais fait au sauna… Mais pas avec Luc, quand même ! Elle ne pouvait pas attendre ça de moi… Dans ma colère subite, j’avais manqué aux règles données… Je m’étais refusée à Luc… Mais elle m’avait dit que je ne devais pas le revoir… Luc qui comme Maryse avait compris que je ne peux réaliser ma sexualité que sous la contrainte, qu’obligée par un autre… que la contrainte est un ingrédient nécessaire à mon accomplissement sexuel. Il l’avait compris, senti, ne l’avait jamais théorisé ou verbalisé… mais toujours pratiqué. Nos petites séances du samedi. Il me prenait, que je le veuille ou non, attachée ou non aux montants du lit. Et c’était bon, très bon même souvent. Il devinait quand ce besoin de contrainte me tenaillait. Il invitait alors un couple ou nous invitait chez un autre couple pour ces jeux entre adultes consentants dont j’avais parlé pendant l’entretien et au cours desquels un ou plusieurs des partenaires de jeu, hommes ou femmes, me prenaient. Ou il m’entrainait dans un club échangiste quand il n’organisait pas lui-même une soirée échangiste à la maison… Ma première soirée échangiste… Nous étions ensemble depuis six mois à peine. Luc m’avait prise dans la salle de bain alors que je me préparais à ce « diner » avec deux couples. « Tu verras… Des gens très sympas… Je ne connais pas très bien leurs femmes, mais ce sont deux vieux copains de lycée et de fac que je n’ai jamais perdu de vue ». Il n’y avait pas eu de diner : les boissons étaient sur une table dans le salon, les miniatures et autres réductions sur des plateaux à la cuisine. Chacun allait se servir à sa guise. D’emblée la conversation avait roulé sur les femmes et le sexe. Les présentations avaient été trop rapides pour je sache qui était le partenaire de qui. Subitement me revint en mémoire l’allusion qu’avait faite Luc un jour à des soirées entre copains ou ils échangeaient leurs partenaires. Perplexe, je m’étais éclipsée un temps à la cuisine. Luc me donnait ce soir à ses copains qui lui donnaient leurs copines…Un des hommes, Paul, m’y avait rejointe, non pour se servir mais pour me mettre la main aux fesses sous la jupe et caresser mes seins. « Hummm tu es bien bonne ! Et novice, sans doute ! Reviens au salon… Tu vas vite comprendre ». Luc et Solange avaient disparu. Je repris place dans un fauteuil en terminant mon canapé au foie gras quand Martine me dit avec un sourire « Elisabeth ! Paul a envie de te faire les honneurs de la maison ! Vas-y ! Il va tout te montrer ! Albert reste ici avec moi. Luc et Solange en ont pour quelques temps». Surprise, mais obéissante, je suivis Paul qui me prit par la main puis par la taille quand nous montâmes l’escalier. Devant une porte fermée d’où parvenaient des cris et des soupirs, Paul me dit « c’est une chambre d’amis… occupée.. comme tu l’entends…. » et il me fit entrer dans la chambre qui faisait face, referma la porte. Il n’y avait rien dans la chambre qu’un grand lit tendu d’un drap sur lequel il s’assit en m’attirant à lui.
? C’est ta première soirée échangiste, hein ?
? … Oui...
? Ça te fait quoi ?
? Je ne m’y attendais pas…
? Luc ne t’a rien dit ?
? Non !
? Tu vas voir, ça va bien se passer et tu vas aimer…
Et nous avons roulé sur le lit en nous embrassant. Dès que j’eus senti le sexe dur de Paul contre mon pubis, j’ai savouré le plaisir de me laisser prendre par un homme que mon bientôt mari me donnait. Luc me donnait à un de ses copains et j’en mouillais orgueilleusement. J’ai sucé Paul avec engouement puis il m’a prise en missionnaire. Je voyais de face l’homme qui me pénétrait, l’homme avec qui Luc m’échangeait et j’ai eu un orgasme éblouissant. J’ai écarté mes fesses, j’ai lubrifié mon anus de ma cyprine et je me suis empalée sur lui pour le regarder dans les yeux pendant la sodomie, pour vivre pleinement l’acte d’échange. Nous sommes redescendus sans nous rhabiller. Dans la chambre en face, Luc et Solange n’en avait pas encore finis
? Alors ! Paul t’a fait tous les honneurs ? me demanda Martine
? Que oui ! Il m’a très bien honorée !
Eclat de rire. Le sofa était en désordre, Martine et Albert aussi nus que nous. J’ai eu à peine le temps de me restaurer et de me remettre de mes émois qu’Albert me prenait par la main et m’emmenait revivre le bonheur d’être donnée et prise avec jouissance.
Sur le chemin de retour, Luc m’avait demandé si j’avais aimé cette soirée et je l’avais embrassé pour l’en remercier… Luc ! Luc !
Un sursaut me tira de ma rêvation. Mon ex-mari qui m’avait tant appris et que j’avais si vertement rabroué ! Et mon sale caractère m’avait fait manquer aux instructions d’Eulalie. Mais elle m’avait aussi déconseillé de revoir mon ex… Je lui téléphonai et lui rendis compte.
? Je me suis emportée… J’étais en plein travail et voulais faire une pause… me faire une pause plaisir aussi…
? D’accord… Mais tu as tout de suite compris pourquoi il venait
? Bien sûr
? Tu as vu son désir de toi dans ses yeux… Tu aurais dû céder…
? Mais je ne dois pas revoir mon ex ; c’est risqué m’avez-vous dit…
? C’est juste… Voilà ce que tu vas faire. Tu ne lui téléphones pas ; tu lui envoies un sms pour t’excuser. Si tu as tué son désir, il répond. Sinon, il revient te voir. Et là tu fais ce qu’il attend de toi. Mais tu ne dis rien de ce que tu vis en ce moment.
? D’accord… Mais il va vouloir aussi causer un peu
? Tu peux lui parler de ton boulot, de tes vacances forcées, de chose comme ça. Anodines.
? Bien
Je pianotai « Excuse mon emportement, tu es tombé au mauvais moment. Bises » et commençai à préparer mon dîner.


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Commentaires de l'histoire :

Anonyme
Un chapitre comme un intermède, pas mal. Surtout le flash back
Posté le 28/05/2018


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