Marc a encore les mots de Mégane en tête. « À bientôt. » Un message de Jessica arrive : un café, rien de plus. Il se dit que ce serait plus "propre". Plus raisonnable et adulte. Mais y croit-il ?
Proposée le 26/10/2026 par Vincent20100
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Thème: Couple, passion
Personnages: FH
Lieu: A la maison, intime
Type: Fantasme
Jessica posa son téléphone sur la table de la cuisine et resta un moment à le fixer, les mains sur les joues.
Elle se demandait ce qu’elle allait bien pouvoir écrire. Un message simple, en théorie. Mais dès qu’elle posait les pouces sur l’écran, les questions s’accumulaient.
Trop court, ça ferait distant. Trop long, ça aurait l’air d’insister. Est-ce qu’elle devait remercier pour la soirée ou juste proposer le café ? Est-ce que « un de ces jours » sonnait trop vague, ou au contraire trop détaché ? Elle effaça trois fois la même phrase. Elle voulait que ce soit naturel, léger, sans sous-entendu, mais chaque mot semblait en cacher un autre. Elle se dit qu’elle se compliquait la vie pour rien, puis elle recommença à tourner les phrases dans sa tête.
Finalement, elle se mit à rédiger rapidement de ses deux pouces, presque par agacement contre elle-même. Elle n’avait plus envie de tourner les phrases. Le message partit. Rien d’extraordinaire. Juste : « Merci encore pour l’autre soir. Les filles ont été sages, c’était rare. Si tu as cinq minutes un de ces jours, un café me ferait plaisir. » Elle relut les mots une fois. Ils sonnaient raisonnables. Trop raisonnables, peut-être. Mais c’était exactement ce qu’elle voulait.
Marc lut le message deux fois. Il était dans la cuisine. Mégane était partie depuis un moment. L’odeur de sa peau était encore sur ses vêtements, ou peut-être seulement dans sa tête. Il revoyait la façon dont elle s’était collée à lui, la chaleur de sa main, ce qu’elle avait dit avant de partir : « À bientôt, Marc. » Il y pensait trop. Physiquement, bien sûr. Mais aussi autrement : la manière dont elle le regardait, comme si elle savait déjà ce qu’elle voulait de lui.
Le message de Jessica arriva là-dessus.
Il le relut. Un café pour parler de rien ? Rien d’interdit. C’était juste une femme de son âge qui lui proposait quelque chose de simple et possible. Il se dit que c’était mieux comme ça. Avec elle, il n’aurait pas à se demander s’il avait le droit, s’il dépassait une ligne. Des conversations normales. Un corps qu’il pourrait désirer sans avoir envie de se détester juste après. Quelque chose de plus sérieux. De plus propre. Il chercha un instant à se convaincre que c’était la bonne décision, la plus raisonnable. Que ça remettrait un peu d’ordre.
Il répondit donc sans trop réfléchir. « Demain 16h, au café près de la gare. Ça te va ? »
Il l’envoya. Puis il resta un moment le téléphone à la main, les yeux sur l’écran. Mégane était pourtant encore dans un coin de sa tête. Il se dit que voir Jessica, c’était peut-être la seule façon de remettre un peu d’ordre. De choisir la voie la plus morale.
Kevin écrivit dans la soirée.
« T’es où ? »
Jessica vit le message apparaître alors qu’elle rangeait la cuisine. Elle ne répondit pas. Une heure plus tard, un second arriva.
« Tu m’ignores ? »
Elle posa le téléphone face contre la table. Elle n’avait pas envie de lui répondre. Pas ce soir.
Il appela vers vingt-deux heures. Elle hésita, puis décrocha.
« Quoi ? »
« Tu me ghostes ou quoi ? »
« Non. J’ai juste besoin d’arrêter. »
Un silence. Sa voix redescendit, plus basse, presque rauque.
« Arrêter quoi ? On s’amusait bien. T’étais trempée comme une folle la dernière fois. J’ai encore envie de te baiser. Tu en as envie, fais pas semblant ! Tu veux que je fasse quoi ? »
Jessica ferma les yeux. L’image lui revint : la voiture, la jupe relevée, son souffle contre le plafond trop bas. Ça avait été intense. Ça avait aussi été sale, et rapide. Trop rapide.
« Justement », dit-elle. « C’était trop. Et ce n’est pas ce que je veux. »
« Tu veux quoi alors ? »
Elle ne répondit pas tout de suite. Marc lui avait écrit un message court, poli. Il n’avait pas parlé de sexe. Il n’avait pas parlé de la baiser.
« Oublie moi, Kevin. »
Elle raccrocha et resta debout dans la cuisine, le téléphone à la main. Celui-ci vibra, Kevin rappelait. Elle le bloqua sans hésitation. Puis elle pensa à Marc. Avec lui, peut-être, elle n’aurait pas à se sentir comme une fille qu’on rappelle uniquement quand on a envie de jouir égoïstement.
Le lendemain, elle arriva un peu en avance. Elle avait choisi une robe d’été bleu pâle, légère, qui suivait le mouvement de ses hanches quand elle marchait. Pas trop courte. Juste assez pour qu’on devine la courbe de ses cuisses lorsqu’elle croisait les jambes. Le décolleté laissait voir la naissance de ses seins à chaque fois qu’elle se penchait. Elle s’était maquillée très légèrement : un peu de rouge sur les lèvres, rien de plus. Assez pour que sa bouche paraisse plus douce. Rien de provocant. Juste de quoi qu’il la regarde autrement que comme la mère de Mégane.
Elle s’assit près de la fenêtre, sous la lumière du jour. Elle commanda un café, puis attendit, les doigts autour de la tasse, faisant lentement monter et descendre l’anse entre le pouce et l’index. Quand Marc entra, chemise claire, jean sombre, elle leva les yeux et sourit.
Il s’arrêta une seconde près de la table. La robe bleu pâle épousait ses formes. Il imagina malgré lui le poids de ses seins sous le tissu, la rondeur de ses fesses. Des images précises lui vinrent : Jessica penchée en avant, la robe relevée sur les reins, ses mains agrippées à ses hanches. Il la prenait par derrière, lentement d’abord, puis plus fort. Il voyait le mouvement de son dos, le balancement de ses seins. Puis elle tournait la tête vers lui.
Mais le visage n’était pas celui de Jessica. C’était Mégane. Les mêmes cheveux, le même regard, la bouche entrouverte. « À bientôt Marc. » La voix revint, claire, trop claire. Il la revit la veille, allongée sur le canapé, les cuisses écartées, sa bouche sur elle. L’image ne se brouilla pas. Elle resta, nette, collée à la femme assise en face de lui.
L’image se brouilla complètement. Il pensait à la fille de la femme assise en face de lui, à ce qu’il lui avait fait, et une gêne chaude lui monta dans la gorge. Il commanda son café d’une voix un peu trop neutre et s’assit.
Jessica, de son côté, avait suivi son arrivée du regard. La chemise claire était un peu ouverte au col, juste assez pour laisser voir la base de son cou et le début de son buste. Elle imagina ce qu’il y avait en dessous : un torse plus large que celui de Kevin, des épaules solides, la peau chaude et un peu tendue sous ses doigts si elle glissait les mains sous le tissu. Elle se vit déboutonner la chemise lentement, une pression après l’autre, pendant qu’il restait immobile et la regardait sans rien dire. Pas d’impatience, mais une attention calme qui lui manquait.
Puis Kevin revint dans sa tête malgré elle. La voiture, l’odeur de plastique chaud, ses mains qui tiraient déjà sur sa culotte avant même qu’elle ait eu le temps de respirer. La rapidité, mais aussi le risque d’être vue. Le fait qu’il ne la regardait presque pas, trop occupé à la prendre et à jouir.
Avec Marc, ce serait différent. Elle l’imagina déjà dur, chaud et épais. Il prendrait le temps. Centimètre par centimètre. La chaleur qui se répandrait lentement, précise. Elle se contracta déjà un peu, assise là, rien qu’à l’idée. Ses mains fermes sur ses hanches. Le mouvement régulier. Pas d’urgence.
Elle se vit sous lui, les cuisses écartées. Ou à califourchon, ses seins contre sa bouche. Il resterait un moment au fond d’elle, chaud. Puis il ralentirait, juste avant. Pour la regarder. Pour sentir comment elle se contractait autour de lui. Son souffle dans son cou. Ses doigts qui glisseraient entre eux. Elle se vit jouir sans se mordre la lèvre. Dense. Profond. Sans précipitation.
L’idée lui fit un peu chaud entre les cuisses. Une chaleur précise, humide, qui s’étalait. Elle sentit sa culotte coller légèrement. Elle serra discrètement les cuisses sous la table, croisant les chevilles, pressant l’une contre l’autre pour contenir ça, pour ne pas mouiller davantage. Puis elle continua de sourire, calmement, les doigts toujours autour de sa tasse, pendant qu’il commandait son café.
Ils parlèrent des filles, de la fête, de Chloé. Jessica riait, la tête légèrement penchée. Sa voix était basse, un peu rauque par moments, comme si elle parlait pour lui seul. À un moment, en attrapant le sucre, ses doigts effleurèrent les siens. Elle ne retira pas tout de suite sa main. La chaleur de sa peau resta contre la sienne. Le contact dura deux secondes de trop. Elle sentit qu’il le remarquait. Il baissa les yeux, but une gorgée, reprit la conversation comme si de rien n’était.
Jessica se redressa. La robe glissa légèrement sur sa poitrine, le tissu fin suivant le mouvement de ses seins, révélant un peu plus la naissance de sa chair. On devinait le poids, la rondeur, la façon dont ils bougeaient sous le coton léger. Elle croisa les jambes sous la table. Le tissu remonta d’un centimètre sur ses cuisses, juste assez pour laisser voir la courbe douce de sa peau, la chaleur qui s’en dégageait. Elle ne fit rien d’autre. Elle continua de parler, calmement, en le regardant, la voix basse, les lèvres encore un peu marquées par le rouge.
Marc, en face, écoutait. Il regardait sa bouche. Ses mains. La façon dont la lumière touchait sa peau et le décolleté. Malgré lui, il banda. Une chaleur précise, gênante, qui tendit soudain le jean contre lui, si fort qu’il dut bouger sur sa chaise, chercher une position qui ne serre pas autant. La pression ne se relâcha pas. Il imagina poser sa main sur sa cuisse sous la table, remonter le tissu de la robe, sentir la chaleur de sa peau.
Puis Mégane revint, mais pas comme une image. Plutôt comme une sensation. Le canapé. Sa bouche. La phrase qu’elle avait dite. L’érection ne partit pas. Elle devint même plus nette, plus sale. Il eut soudain la sensation de la tromper, physiquement, là, sous la table. Même si ce n’était pas sa petite amie. Même si elle avait dix-huit ans. Même si rien n’était officiel. Il baissa les yeux vers sa tasse, but une gorgée trop longue, et reprit la conversation d’une voix un peu moins sûre.
Ils se levèrent. Dehors, le soleil tapait encore. Jessica se pencha. Elle posa d’abord ses lèvres sur sa joue, un baiser léger, presque sage. Puis, en s’écartant, elle glissa de l’autre côté. Sa bouche effleura le coin des lèvres de Marc. Un peu d’humidité resta sur sa peau, chaude, douce, presque volontaire.
Elle ne s’attarda pas, mais assez pour qu’il sente la chaleur de son souffle et le contact humide. Marc ne recula pas. Une seconde, leurs bouches se touchèrent presque. Quand elle s’écarta, leurs regards se croisèrent. Elle sourit, légère, les lèvres encore un peu brillantes. Lui, moins.
« À bientôt, Marc », dit-elle, la voix chaude et basse.
Les mots le transpercèrent. Les mêmes que ceux de Mégane. Pendant une seconde, les deux voix se superposèrent dans sa tête, trop semblables, trop proches. Marc sentit la culpabilité revenir, nette et physique, comme une chaleur dans le bas-ventre qui n’avait rien de propre. Ce n’était pas sa petite amie, elle n’avait que dix-huit ans. Pourtant, entendre Jessica dire exactement la même chose lui donna l’impression de trahir quelque chose de précis. Il resta un instant immobile, les mains dans les poches, avant de se détourner.
Avec Mégane, il y avait autre chose que le corps, cette façon dont elle le regardait, calme, décidée, comme si elle voyait en lui quelque chose de précis. La manière dont elle lui parlait, sans détour. Il se dit que ce n’était pas juste une femme qui s’était collée à lui. C’était autre chose.
Marc rentra chez lui. Il posa ses clés sur la table, resta un moment debout dans l’entrée. Le silence de la maison lui pesait. Son téléphone vibra.
C’était un message de Mégane.
« T’es rentré ? »
Il hésita, puis répondit.
« Oui, oui »
Quelques secondes plus tard, elle appela. Il décrocha.
« Je te dérange pas ? »
« Non. »
Sa voix était calme. Sans sous-entendu ni provocation.
« J’ai réfléchi à ce que je t’ai dit hier. Je sais que c’est compliqué. Je voulais juste te dire que je comprends si tu veux qu’on arrête de se voir comme ça. Mais je voulais aussi que tu saches que c’est pas juste… physique. J’aime bien te parler. T’es pas comme les autres. »
Marc ferma les yeux. Il s’assit sur le bord du canapé.
« Mégane… »
« Je sais. T’as pas besoin de répondre. Je voulais juste que ce soit clair. »
Marc soupira longuement.
« Tu vas bien ? » demanda-t-elle.
« Oui. Et toi ? »
« Ça va. Je suis chez moi. Ma mère est sortie. »
Ils parlèrent longtemps. Plus d’une heure. Au début, c’était simple : Chloé, les vacances, un truc idiot qui lui était arrivé dans la journée. Il répondit par une anecdote à lui. Il y eut des silences. Des moments où aucun des deux ne parlait, et où personne ne raccrochait. Elle changeait de position de l’autre côté du fil, il l’entendait. Lui restait assis sur le canapé, le téléphone contre l’oreille, sans bouger.
À un moment, elle dit qu’elle allait devoir y aller. Il répondit « oui ». Mais aucun des deux ne mit fin à la communication. Ils continuèrent encore un peu, parlant de tout et de rien, juste pour ne pas avoir à raccrocher. Sur le fait qu’il faisait chaud. Sur un bruit dehors.
C’était un de ces appels où on sait qu’il faudrait finir, mais où on trouve toujours une dernière chose à dire, juste pour rester encore une minute.
Quand ils raccrochèrent enfin, Marc resta le téléphone à la main. Il se dit que c’était plus simple avec elle qu’avec Jessica. Moins de stratégie. Moins de sous-entendus. Et c’était peut-être ça, justement, qui le dérangeait le plus.
Jessica rentra chez elle. Mégane était dans sa chambre. Elle monta, ferma la porte de la sienne derrière elle. La chaleur du café était encore sur sa peau, et le coin des lèvres de Marc aussi.
Elle s’allongea sur le lit, la robe encore sur elle, sans se presser. Elle resta d’abord les yeux ouverts, les mains posées sur son ventre, à revoir le moment : la façon dont il l’avait regardée, sa voix plus grave quand leurs doigts s’étaient touchés, le contact humide de sa bouche au coin des siennes. Elle imagina ce que ça aurait été s’il avait tourné un peu plus la tête, s’il avait répondu.
Lentement, elle remonta le tissu de la robe sur ses cuisses. L’air de la chambre était tiède contre sa peau. Sa culotte était déjà humide, collée entre ses lèvres, et serrer les cuisses au café n’y avait rien changé. Elle glissa une main dessous sans se presser, sentit le coton chaud et un peu trempé, puis trouva son clitoris gonflé et sensible. Elle le caressa doucement, en cercles légers, en sentant la moiteur qui s’étalait sous ses doigts.
Elle pensa à lui, à sa queue chaude et épaisse qui prendrait le temps de la pénétrer, millimètre par millimètre, en la regardant. Pas comme Kevin. Pas de précipitation. Juste le poids de son corps au-dessus du sien, ses mains fermes sur ses hanches, le mouvement régulier de ses reins. Elle ferma les yeux et le vit clairement : sa bouche dans son cou, son souffle chaud contre sa peau, la façon dont il ralentirait juste avant qu’elle jouisse pour la faire attendre encore un peu, pour sentir comment elle se contractait autour de lui.
Pendant une fraction de seconde, une autre voix traversa l’image, plus jeune, plus claire, et elle eut un sursaut avant de le chasser.
Ses doigts accélérèrent. Elle écarta un peu plus les cuisses. Une chaleur précise montait, humide, qui s’étalait dans son bas-ventre. Elle se caressa plus fort, deux doigts qui glissaient entre ses lèvres, qui entraient un peu et ressortaient brillants. Le bruit était faible, mouillé. Elle murmura son prénom tout bas contre l’oreiller.
« Marc »
Elle jouit en silence, les cuisses serrées autour de sa main, le dos légèrement cambré, le visage tourné. Ça dura, pas un éclair mais une vague qui revenait, plus douce, qui la faisait trembler encore pendant qu’elle continuait à le voir et à le sentir, ses doigts toujours en mouvement, plus lents maintenant.
Après, elle resta allongée, la robe relevée sur le ventre, le souffle court, les doigts encore humides et collants. L’odeur de son plaisir était là, légère. Elle ne pensa pas à Kevin. Elle pensa juste à Marc, à sa voix, à sa bouche au coin de la sienne, et au prochain café.
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