Après la fête, les désirs changent. Jessica croit tenir une ligne claire. Chez Marc, une autre tension monte, discrète, dangereuse, encore sans nom.
Proposée le 26/08/2026 par Vincent20100
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Thème: Couple, passion
Personnages: FH
Lieu: A la maison, intime
Type: Fantasme
Les jours qui suivirent la fête, Jessica connut un état qu’elle n’avait pas éprouvé depuis des années : la satiété. Pendant seize ans, son corps avait été un désert aride, criant pour de l’eau. Puis, il y avait eu l’orage : Kevin, la voiture, la chambre, l’urgence brute qui l’avait lavée de toutes ses frustrations. Mais maintenant que la pluie était tombée, le sol était apaisé. L’urgence avait disparu.
Quand Kevin l’appela deux jours plus tard, proposant un nouveau rendez-vous « rapide » dans un parking isolé, Jessica ne ressentit plus cette décharge électrique dans le bas-ventre. Au contraire, une légère lassitude l’envahit.
« Je ne peux pas, Kevin », dit-elle doucement, en pliant du linge sur son canapé. « La fête a été… intense. J’ai besoin de calme ce soir. »
« Quoi ? T’es sérieuse ? » La voix de Kevin devint tendue, presque accusatrice. « Tu te dégonfles ? On s’est tellement bien amusés l’autre jour… »
« Justement », répondit-elle avec un calme qui la surprit elle-même. « C’était intense. Mais là… j’ai juste envie de parler. De boire un verre tranquillement. »
Il y eut un silence au bout du fil. Kevin ne savait pas faire avec le « tranquille ». Il ne savait faire qu’avec l’interdit et l’adrénaline.
« T’es chiante quand tu veux », grogna-t-il avant de raccrocher. Jessica reposa le téléphone, sans colère, mais avec une certitude grandissante : Kevin était un remède de choc, pas un compagnon de route. Elle avait eu sa dose de jeunesse brute. Maintenant, son corps, rassasié, réclamait autre chose. De la douceur.
Son esprit se tourna naturellement vers Marc. Elle repensait à leur conversation dans la cuisine, à la façon dont il l’avait écoutée parler de ses livres, dont il avait ri de ses anecdotes sans regarder son décolleté une seule fois. Avec lui, elle se sentait vue, pas juste désirée. Pensa-t-elle en lissant sa jupe. ‘S’il m’invitait… juste un dîner, au restaurant, comme des adultes… Je dirais oui’. L’idée la fit sourire. Ce n’était plus la faim vorace de la trentenaire frustrée, mais l’espoir timide d’une femme qui cherche à reconstruire.
A l’autre bout de la rue, chez Marc, l’atmosphère était également en train de changer. Chloé, infatigable, semait les graines.
« Papa, Jessica m’a dit qu’elle avait adoré ta compagnie. Elle trouve que tu as du goût pour le vin. »
Marc souriait, amusé par l’enthousiasme de sa fille, mais il ne pouvait nier l’attrait qu’exerçait Jessica sur lui. C’était une attirance mature, basée sur des affinités réelles.
« On verra, Chloé. »
Pourtant, dans l’ombre de ce rapprochement que voulait provoquer Chloé, une autre dynamique, plus sombre, se mettait en place.
Depuis la scène du soutien-gorge, quelque chose d’imperceptible avait basculé dans l’atmosphère de la maison. Mégane, telle une jeune araignée tissant sa toile, avait décidé de tester cette faille qu’elle avait entrouverte.
Alors que Jessica était restée seule à la maison et que Chloé était vissée devant sa série streaming préférée, Mégane se retrouva seule avec Marc en cuisine, prétextant que l’intrigue ne l’intéressait pas. Il s’affairait, rangeant des verres dans le placard haut, le dos tourné.
« Vous avez besoin d’aide ? » demanda-t-elle en s’approchant, ses pas silencieux sur le carrelage.
Marc ne se retourna pas tout de suite.
« Non, ça va. Merci. »
Elle s’approcha quand même, s’adossa légèrement au plan de travail à côté de lui.
« C’est bizarre… Kevin m’évite depuis la fête. Il répond à peine... Quand il répond. »
Marc posa un verre plus lentement.
« Ah ? Mais, il n’est pas venu à la fête non plus ?... Dans ce cas… »
Mégane baissa les yeux.
« Oui, je sais… Je crois que c’est fini. Pour de bon. » Elle marqua une pause. « Et je sais pas si je suis soulagée de savoir ça ou si je suis triste que ça se passe comme ça. »
Il se tourna enfin vers elle. Son regard était attentif, presque trop.
« J’ai ressenti un peu ça quand je me suis séparé de ma femme… Au moins tu n’as pas été cocue… Pardon… Je veux dire, tu mérites quelqu’un qui sait ce qu’il veut, Mégane. »
Elle releva la tête. Leurs visages n’étaient qu’à quelques dizaines de centimètres.
« Et vous… Je suis sûre que vous savez ce que vous voulez. »
La phrase tomba entre eux, trop directe. Marc détourna les yeux une seconde, puis revint vers elle en fronçant les sourcils.
Elle se plaça juste derrière lui pendant qu’il se retournait vers le placard, trop près, violant délibérément l’espace vital de cet homme bien plus âgé. Pour déposer un verre sur l’étagère, elle dut se hisser sur la pointe des pieds. Dans ce mouvement, sa poitrine vint frôler le dos de Marc. Le contact fut bref, mais électrique. Elle sentit le corps du père de Chloé se figer instantanément, ses muscles se contracter sous son t-shirt.
« Je… je peux le faire, Mégane », dit-il d’une voix un peu trop haute, en s’écartant vivement. Il posa une main sur son épaule, pas pour la retenir, pour la tenir à distance, puis la retira comme si le contact l’avait brûlé.
« D’accord », murmura-t-elle, feignant l’innocence. Elle laissa sa main s’attarder une seconde de trop sur son avant-bras musclé pour stabiliser son équilibre. Sa peau était chaude, vibrant d’une tension contenue.
« Vous êtes tendu, Marc. »
C’est la deuxième fois qu’elle l’appelait par son prénom. Il se retourna brusquement, la faisant reculer d’un pas. Son regard était troublé, brillant d’une lutte intérieure violente. Il vit la jeune fille, ses yeux grands ouverts et innocents, mais aussi la femme qu’elle devenait, celle qui l’avait troublé l’autre soir avec son audace silencieuse.
« Tu as grandi, Mégane », balbutia-t-il, attrapant une pomme sur le comptoir sans trop comprendre son propre geste, cherchant une occupation pour ses mains tremblantes. « Vraiment… tu as grandi. »
Il ne dit rien de plus, prétextant un appel à passer, et s’éclipsa rapidement dans le jardin. Mégane resta seule dans la cuisine, un petit sourire aux lèvres. Elle avait senti son cœur à lui battre contre sa poitrine quand elle l’avait frôlé. Il n’était pas insensible. Loin de là. Il résiste, pensa-t-elle en lissant son top. Mais il a envie. L’idée de le voir craquer la rendait euphorique.
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