Histoire Erotique

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Joyeux anniversaire 4

Fin de ce long épisode. Après que Jennifer et moi ayons remis le couvert au matin, une jolie surprise m'attend sur la route. Une surprise bien partie pour me déstabiliser complètement et me faire perdre tous mes moyens.

Proposée le 6/01/2019 par Korn

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Thème: extra-conjugal
Personnages: FH
Lieu: A la maison, intime
Type: Histoire vraie

Je me tournai vers ma chérie... Pour découvrir qu'elle dormait à poings fermés, nue au milieu du lit.

Jen' eut un petit rire.

- Bon, ben on verra du coup.

- T'en fais pas, avec le pied qu'elle a pris, je pense pas qu'elle dira non.

Elle rit de nouveau.

- Je vais vous laisser dormir.

- Ça marche, merci d'être passée c'était chouette.

Sourire mauvais.

- La prochaine fois, je goutte ton sperme, t'as ma parole.

Je lui mis la main aux fesses en la raccompagnant à la porte.

- N'empêche, j'ai du mal à croire que tu sois vierge...

- Et pourtant...

Sur le seuil, nous échangeâmes un dernier baiser, puis Jennifer s'en fut. J'allais rejoindre Cécile et m'endormis comme une masse à l'instant où ma tête se posa sur l'oreiller.

Je m'éveillai tôt, la gueule enfarinée, ébloui par le soleil levant. Dans la précipitation de la veille, j'avais oublié de fermer les rideaux et volets. A mes côtés, Cécile dormait toujours, recroquevillée sur le côté. Le draps couvrait ses jambes épaisses, mais je pus observer ses larges hanches dénudées, son imposante poitrine qui reposait sur son coude replié, la fine toison blonde qui encadrait son bouton. Sur son menton et son sein, une mince croûte de sperme séché reflétait la lumière, souvenir de son lâcher prise nocturne. L'idée me traversa de glisser mon membre dans sa bouche entrouverte, mais je me repris : cela n'aurait pas été correct.

J'attrapai mon portable. 7H02, 3 sms. Je savais que je ne risquais pas de me rendormir, aussi me levai-je, enfilai mon jean et tirai les rideaux pour m'assurer que Cécile ne se réveille pas trop tôt.

En me dirigeant vers le rez-de-chaussée, je regardai mes messages. Un de Florence, deux de Sabrina. Florence me proposait une partie de l'Appel de Cthulhu pour le soir même ; la campagne fictive qui me servait d'alibi pour passer l'après-midi ou une bonne partie de la nuit avec elle. J'acceptai sans réfléchir. Quant à Sabrina...

Le premier texto disait : « Si tu me fais prendre le même pied qu'à Cécile, je veux bien devenir ta chienne personnelle à vie ! » suivit, 30 minutes plus tard de : « J'en ai marre, ça fait deux fois que je me touche, j'en peux plus, viens me sauter. TOUT DE SUITE !! »

Je me sentis atrocement déçu, tandis que je supprimais ces compromettants messages. Si seulement j'avais regardé mon téléphone en allant me coucher, j'aurais pu profiter du sommeil de Cécile pour aller discrètement rejoindre la sublime rousse. Celle-la même qui m'avait promis monts et merveilles douze heures plus tôt et ne semblait que trop heureuse de les mettre à exécution.

Je m'arrêtai à la moitié des escaliers. Un doute m'assaillait, une envie. Devais-je rebrousser chemin et rejoindre Sabrina ? A bien y réfléchir, elle devait encore dormir. Et coucher avec elle était le meilleur moyen de réveiller toute la maisonnée et de révéler au grand jour la petite combine mise en place avec Cécile.

Je poussai un soupir et repris ma descente. La villa était silencieuse en dehors du pépiement de quelques oiseaux nichés dans le jardin. Je me servis un verre de jus d'orange, attrapai un morceau de pain et sortis sur la terrasse.

Tout en petit-déjeunant, entouré uniquement des bruissements de la nature en cette matinée d'été, je repensais aux événements de la soirée et de la nuit. Si j'étais sans aucun doute possible frustré de ne pas avoir jouis des bons soins de Jennifer, j'étais tout de même franchement content de la tournure que prenaient les choses. Laura et Sabrina allaient finir dans mon lit, peut-être que Marion aussi... Et Jennifer ne comptait pas en rester là ; elle avait beau être la moins excitante des quatre, elle savait s'y prendre et la perspective de venir régulièrement entre ses lèvres et ses seins n'était pas pour me déplaire.

J'en étais à ma deuxième cigarette lorsque le son de la porte vitrée qu'on ouvre me fit retourner. Jen', dans sa tenue de nuit, me rejoignit pour me faire maladroitement la bise.

- Déjà levée ? demandai-je.

- Mal dormi, grommela-t-elle, trop excitée.

Elle avait des cernes énormes et s'affala sur la chaise à côté de moi.

- T'aurais dû te soulager, fis-je en riant.

- Je l'ai fait. J'en ai mal au clito à cause de toi.

- Oh ! Et je peux me faire pardonner ?

Elle grimaça.

- Tu me touches, je te coupe les couilles. Trop mal.

- Du coup je t'offre pas à boire ?

Elle me regarda en fronçant les sourcils.

- J'ai pas compris...

- Je parlais de ta proposition d'hier.

Éclair de lucidité dans ses yeux.

- Aaaaaah ! J'aime pas rester sur un échec.

Je me levai, la pris par la main.

- Viens.

Elle grogna, mais me suivit tandis que je l’entraînais à l'intérieur. Direction la salle de bain, dont je fermai la porte à clefs derrière nous.

- Va falloir faire vite avant que les autres se réveillent, souffla la jeune femme.

J'acquiesçai et déboutonnai mon jean. Elle attrapa une grosse serviette de bain et s'installa à genoux dessus. Je lui présentai mon sexe à moitié gonflé, qu'elle goba aussitôt comme une friandise. Je durcis rapidement dans sa bouche. Elle se donnait tellement à fond que ses lèvres me paraissaient telle une armée montant à l'assaut pour briser la forteresse de ma jouissance.

A bien y réfléchir, ce n'était pas ça. Jen' avait tout de la chef d'orchestre guidant une symphonie de plaisir. Enfourner en faisant glisser la langue sous la baguette, revenir, garder le gland en bouche, un tour de langue, deux coups de poignet, un tour de langue, recommencer. Un mouvement parfaitement maîtrisé, un enchaînement implacable, repris en crescendo jusqu'à l'apothéose finale.

- Fais voir tes seins, murmurai-je alors qu'elle s'acharnait depuis plusieurs minutes.

Sans lâcher mon dard, elle remonta son t-shirt au-dessus de sa poitrine. Elle portait un soutien-gorge tout simple, couleur chair. Je me penchai pour en extirper ses obus, sans perturber pour autant son rythme. Cette gamine était vraiment incroyable !

Je sentais le plaisir monter, monter, monter. J'étais au bord de la jouissance et elle ne faiblissait pas.

Et soudain, un bruit violent nous fit sursauter. Quelqu'un venait d'essayer d'ouvrir la porte, avec la subtilité d'un tank lancé à pleine vitesse.

- Y a quelqu'un ? lança une voix mal assurée que j'identifiai comme celle de Wilhelm.

Jennifer me lança un regard paniqué tout en rangeant ses seins en place.

- Ouais, deux secondes, j'ai finis.

Je désignai la douche italienne à Jennifer, qui alla s'y cacher pendant que je tirai la chasse. Elle referma la porte vitrée sur elle, je jetai un œil tout en me lavant les mains ; à moins de vraiment scruter la cabine, impossible de la remarquer. C'était déjà ça.

- Grouille, ça urge !

- Ça va, j'arrive.

J'ouvris, Wilhelm me bouscula et tituba jusqu'aux WC, devant lesquels il s'accroupit pour déverser le contenu de son estomac. Avec une moue dégoûtée et une monstrueuse frustration, je refermai la porte sur cet affligeant spectacle.

Quelques minutes plus tard, la maison commençait à s'éveiller. Wilhelm était retourné se coucher, Jennifer en avait profité pour me retrouver discrètement sur la terrasse. Laura et Hugo se papouillaient tranquillement dans la cuisine autour d'un bol de chocolat chaud ; leur niaiserie me surprenait à chaque fois, et d'autant plus ce matin que Laura venait de signer pour un plan à trois dans le dos de son chéri. Petit à petit, le jardin se peupla de gens à différents stades de gueule de bois. Cécile fut une des dernières à se lever, juste avant Marion et sa mine défaite ainsi que les hôtes qui, au vu de leurs cheveux en bataille, joues rouges et souffle court, devaient en réalité être réveillés depuis un moment. Les traces de liquide blanchâtre dans la chevelure d'Hélène en témoignaient d'ailleurs encore mieux que ses regards énamourés pour Mathieu.

Quant à Marion... C'était une insulte à la décence. Ventre à l'air et décolleté pigeonnant. Mini-short en jean qui dévoilait le bas de ses fesses et string apparent au creux de ses reins... Les images du strip-dobble de la veille affluèrent, éveillant en moi un brutal désir. Le désir de la prendre contre le mur, de la faire gémir, couiner, crier.

Évidemment, rien de tel ne se produisit et Marion ne me calcula pas davantage, occupée à gérer la petite cour que formaient Wilhelm, Thibault et Mickaël. Le trio avait totalement délaissé Sabrina maintenant qu'elle portait un vieux t-shirt à l'effigie des Guns'n'Roses au lieu de sa robe ultra moulante et décolletée.

Elle, en revanche, n'arrêtait pas de me sourire et de chercher mon regard. Mais malgré toutes mes tentatives, je ne réussis pas à m'isoler avec elle ne serait-ce que pour évoquer nos projets ou m'excuser de ne pas avoir répondu à ses sollicitations. Finalement à 10 heures il me fallut me résoudre à lui dire au revoir et à raccompagner Cécile chez elle.

Ma copine se mura dans le silence durant les 10 minutes du trajet en voiture, ce ne fut que dans son parking qu'elle se décida à parler.

- Ça c'est terminé comment avec Jen' ? Souffla-t-elle.

- On n'a pas fini. Je crois qu'elle est partie se coucher plus frustrée que moi.

- C'est pour ça qu'elle te collait autant ce matin ?

- Arrête, elle m'a parlé deux fois, une pour me demander de lui passer le café et une autre pour me dire au revoir...

- Elle t'a pas lâché des yeux !

- J'ai pas remarqué. Et franchement, je m'en fous un peu.

- Elle te suce et tu t'en fous ?

- Non, je me fous pas qu'elle m'ait sucé. Je me fous qu'elle cherche à avoir plus. Je me sens pas concerné, c'est son problème, pas le mien.

- Moi je m'en fous pas si elle essaie de se mettre au milieu !

Je secouai la tête de dépit.

- Tu te prends trop la tête. Même si t'avais raison, ça changerait rien.

Cécile tourna son regard vers moi, me fixa d'un air mauvais.

- C'est quoi ton problème ? Elle suce mieux que moi, c'est ça ?

C'était donc ça. Rien à voir avec le fait que Jennifer soit intéressée ou pas par moi. C'était la peur primitive d'être surpassée au lit par une autre fille. La peur que je trouve mieux ailleurs pour prendre mon pied.

- J'irai pas dans cette direction, tranchai-je.

- Réponds ! Elle suce mieux que moi ou pas ?

- Tu me fais chier, Cécile...

- Tu m'aimes plus, c'est ça ?

- Arrête de dire des conneries.

Et pourtant, l'aimais-je encore ? J'en étais de moins en moins certain. Non, c'était même au-delà de ça : avec le fiasco de cette soirée d'anniversaire, son égoïsme, ses plaintes constantes, son chantage affectif, sa présence même m'étaient devenues insupportables.

Je restais plongé dans le mutisme, essuyant ses récriminations, les laissant passer sur moi comme l'eau sur les plumes d'un canard. Elle finit par claquer violemment la portière et moi par démarrer le moteur. Cela lui passerait, comme toujours. D'ici quelques heures, j'aurais droit à des sms suppliants et des menaces de suicide si je ne répondais pas. Rien de plus que la routine.

Je démarrai, pressé de retrouver le calme de mon appartement. A moins de filer directement chez Florence, j'étais encore tellement frustré de la nuit que même ma maîtresse aurait bien du mal à soutenir mes assauts et mes demandes. Ce fut un joli cul qui décida pour moi.

Sur le trottoir, j'avisai la silhouette de Marion qui marchait d'un pas décidé. J'arrêtai la voiture et baissai la vitre, la jolie brune me décocha un regard mauvais qui se radoucit aussitôt qu'elle comprit que c'était moi.

- Désolée, fit-elle, j'ai cru que c'était encore un gros lourd qui allait m'accoster.

- Si tu veux, je peux t'accoster lourdement, répondis-je. Mais sinon je pensais juste te proposer de te déposer.

- Je veux bien !

Elle ouvrit la portière et grimpa sur le siège avec un soulagement visible.

- Merci, je crois que j'aurais pu tuer le prochain gros con qui me faisait une remarque sur ma tenue.

- Je vais m'abstenir alors, dis-je dans un rire.

Elle eu joli sourire.

- Désolée pour hier au fait, j'étais complètement déchirée, j'ai un peu dépassé les bornes.

- Non, t'en fais pas. On était tous bourrés de toute façon et t'as rien fait de mal.

- Cécile m'en veut pas trop ?

- T'as pas vu son message ?

- Hein ?

- Regarde ton portable.

Au bord de mon regard, je la vis farfouiller dans son sac à main. Je devinais son string qui dépassait largement de son short, et sans la route à surveiller je ne me serais pas gêné pour me rincer l’œil. Elle finit par trouver son téléphone et lire avec perplexité le sms envoyé par ma copine dans la nuit.

- Euh... C'est sérieux ?

- Oui, oui, totalement sérieux. Elle avait un peu picolé, mais je pense que t'aurais eu droit à un autre message si elle avait changé d'avis.

- T'es sûr que c'est pas encore une de ses combines à la con ? Elle avait fait pareil avec son ex pour voir s'il était fidèle.

- Aucune idée. Mais franchement, je la pense pas aussi stupide.

- Elle l'a déjà fait...

- J'ose espérer qu'elle a grandi depuis.

Marion s’abîma une petite minute dans la contemplation de la route.

- Donc si je comprends bien, elle te laisse t'éclater avec moi et elle y trouve rien à redire ?

- C'est ce qu'elle a écrit, j'imagine.

- Et c'est juste à moi qu'elle a écrit ?

Je ne parvins pas refréner un petit rire que je trouvai particulièrement agaçant.

- Pour être honnête, non. Elle a écrit à toutes ses copines.

- C'est un peu vexant d'être juste une parmi toutes.

- Désolé.

Marion ne dit plus rien, jusqu'à ce que je ne me gare devant chez elle. Elle resta là, perdue dans ses pensées. Je me raclai la gorge.

- On est arrivé.

- Hein ? Oui, pardon.

Elle ouvrit la portière, passa une de ses jambes fuselées dehors. Puis se jeta brusquement sur moi, ses lèvres se plaquèrent comme ma bouche, ses dents percutèrent les miennes en m'arrachant un couinement de surprise mêlée de douleur.

- Je vais chercher des affaires, j'arrive tout de suite, fit-elle en disparaissant par l'ouverture.

Je restai là, hébété, massant ma lippe endolorie. De longues minutes s'écoulèrent sans que je ne bouge ni ne parvienne à enclencher mes neurones. Un mélange de joie, de culpabilité, d'excitation et d'appréhension qui paralysait mon cerveau.

Marion finit par revenir et se pencha de nouveau pour m'embrasser, plus doucement cette fois. Un petit baiser mignon avant de boucler sa ceinture. Sur le trajet, elle profitait du temps entre chaque changement de vitesse pour me prendre la main, caresser affectueusement mes doigts ou les presser entre les siens. Une telle attitude me rendait... bizarre.

J'avais imaginé ramener la jeune femme chez moi pour la baiser. Mais je comprenais petit à petit, à travers sa douceur, que nous allions faire l'amour. Pire encore, cette perspective m'enchantait.

Le trajet jusqu'à mon immeuble me parut durer un siècle, celui dans l'ascenseur une éternité. Pendant tout ce temps, Marion ne lâcha pas ma main, se blottissait contre moi, ne chercha pas à m'embrasser. Elle était d'une tendresse diamétralement opposée à la sauvagerie de mes dernières conquêtes, à des années-lumières de son attitude provocatrice et débridée de la veille.

Sitôt la porte d'entrée refermée sur nous, la jeune femme se retourna pour m'embrasser. Ce fut un baiser long, d'abord doux, puis langoureux et enfin passionné. Nos mains furent d'abord source d'étreinte, puis de caresses et enfin de dénuement.

Nos bouches ne s'étaient toujours pas décollées, et pourtant le short de Marion gisait quelque part à ses pieds, son string pendait à un livre de la bibliothèque, mon jean n'était qu'un lointain souvenir, de même que mon boxer. Entre nous, mes doigts fouillaient sa grotte détrempée, derrière nous nos mains caressaient un dos, pétrissaient des fesses.

Puis soudain la jeune femme prit appui sur mes épaules, se propulsa, et se retrouva les jambes enroulées autour de ma taille, une main pressant ma nuque, l'autre agrippant mon dos. Je bénis intérieurement sa petite taille et son poids plume et pris le chemin du lit, sa langue virevoltant toujours dans ma bouche. A chaque pas, mon sexe frottait contre le sien, écartait un peu les lèvres, explorait subrepticement l'antre des plaisirs avant d'en ressortir.

Quasiment à bout de forces, je voulus jeter Marion sur le lit, mais sa prise tint bon et elle me fit basculer avec elle, sur elle. Quelques mouvements de reptation plus tard, nous étions confortablement installés sur les oreillers, bouches soudées, corps collés. Toute la manœuvre s'effectua avec un naturel déconcertant, comme si nous nous connaissions depuis toujours, comme si nous avions l'habitude de l'effectuer. Et c'est tout aussi naturellement que le sabre entra dans le fourreau.

Et par tous les dieux, quel fourreau ! Était-ce la passion de notre étreinte qui le rendait si.. parfait ? Ou simplement quelque facétie de la biologie qui, par un heureux coup du sort, aboutissait à l'adaptation incroyable de nos sexes l'un à l'autre ? Toujours est-il que j'avais, en cet instant, l'impression que jamais partenaire n'avait été plus à l'unisson, plus intrinsèquement faite pour moi que la ravissante Marion. Chaque caresse, chaque baiser, chaque mouvement semblait joué depuis une partition connue seulement de nous deux.

Ma jeune amante profita que j'étais occupé à embrasser son cou pour retirer mon t-shirt, je lui rendis la pareille en la faisant basculer sur moi pour lui ôter débardeur et soutien-gorge. Nous étions à présent nus comme des vers, elle allongée sur moi, sa peau chaude frottant contre la mienne au gré de notre symphonie qui alternait moments de calme et crescendos puissants. La pièce résonnait de faibles gémissements de contentement, mais surtout du claquement des lèvres qui ne cessaient d'embrasser une bouche, une joue, une gorge.

Ses doigts fouillaient mes cheveux, effleuraient ma joue, mon torse. Mes mains caressaient sa longue chevelure brune, ses pommettes saillantes, son cou gracile et son dos musclé, s'attardaient parfois sur ses fesses rondes. C'était un moment doux, tendre, intime, comme je n'en avais plus connu depuis des années. J'aurais voulu qu'il ne s'arrête jamais.

Puis ma partenaire se redressa, et c'était comme si chaque fois qu'elle donnait un coup de reins elle cherchait à enfoncer ses poignets dans ma poitrine. Les yeux clos, un sourire d'extase aux lèvres, elle était d'une beauté à couper le souffle avec sa crinière d'ébène qui cascadait sur ses petits seins ronds, son ventre musclé et ses airs de nymphe toute droit sortie d'un conte de fées.

Je me redressai. Et comme si elle lisait dans mes pensées, et à cet instant j'étais sûr qu'elle les lisait, elle se pencha un peu pour me donner ses si magnifiques seins à téter. Durant une trop courte éternité, elle pressa mon visage sur son cœur, ma lippe sur ses tétons.

Mais toutes les bonnes choses ont une fin. L'orgasme me saisit, soudain, inattendu, comme une marche sur laquelle on trébuche. Une véritable séisme me secoua, je serrai Marion contre moi, si fort que je sentis le souffle quitter les poumons que j'écrasais. Les secousses semblaient ne jamais finir, toute la jouissance qui m'avait été refusée cette nuit et ce matin jaillissait enfin et rien ne pouvait tarir son flot.

Je finis par relâcher mon étreinte et me laisser lourdement retomber sur l'oreiller. La jolie Marion s'affala à côté de moi, un sourire béat sur les lèvres. Son regard, tandis qu'elle me caressait doucement la joue, me fit fondre, je mis de longs instants à reprendre mes esprits, à parler.

- Tu veux que je t'aide à finir ? proposai-je timidement.

Elle sourit un peu plus, m'embrassa tendrement.

- J'ai jouis en même temps que toi.

Nous restâmes un très long moment allongés l'un à côté de l'autre, sans dire un mot, à s'embrasser et s'effleurer gentiment, presque amoureusement. Car à cet instant, j'étais à peu près certain d'avoir eu un coup de foudre, d'être amoureux. Il y a avait eu une telle force, une telle sincérité, une telle synergie dans cette communion, que je ne voyais pas ce que cela pouvait être d'autre.

La faim nous poussa finalement à nous rhabiller et je me levai pour nous cuisiner rapidement un petit quelque chose. Cela arracha un rire surpris à la jolie brune.

- Parce que tu cuisines en plus ? dit-elle alors que je sortais les ustensiles.

- Tu croyais quoi ? répondis-je. Que je mangeais des pâtes et des pizzas tous les jours ?

Cela la fit rire de plus belle.

- Cécile a vraiment de la chance d'avoir un mec comme toi.

Cette remarque fit l'effet d'une bombe, je sentis ma poitrine se serrer brusquement.

- On pourrait peut-être éviter de parler de Cécile et faire durer le moment ? proposai-je.

- Pourquoi ? Tu l'as pas trompée, elle était d'accord.

Je sentis un soupir m'échapper.

- Je sais mais...

- Mais quoi ?

Il y eut un éclair de compréhension dans son regard.

- Oh... Écoute, Ludo, t'es un chouette type sous tes dehors de connard et j'ai passé un super moment, mais...

Étrangement, une phrase qui commence comme ça ne peut jamais bien se terminer. Jamais.

- Enfin, je veux pas que tu te fasses d'idées quoi. C'était juste un coup comme ça, pasque j'avais envie et que c'était cool pour Cécile. 'fin ça se reproduira pas, tu vois ?

J'acquiesçai douloureusement. Qu'est-ce que je disais ?

- Désolé, je sais pas pourquoi pas, j'avais cru que c'était un poil plus. C'était tellement intense.

Elle rougit et baissa le regard.

- C'est moi qui suit désolée, je suis toujours comme ça et les mecs se font toujours des idées.

Dans la vie, il y a des moments comme ça où l'on a l'impression que soudain tout s'écroule autour de soi. Il n'y a alors pas beaucoup de manières différentes d'y réagir : s'effondrer complètement, entrer dans une rage dévastatrice ou se couper complètement de ses affects. A cet instant, j'hésitai si fortement entre les deux premières que c'est la troisième qui s'imposa.

- Je vois, répondis-je donc froidement.

- Désolée, je pensais que comme t'es avec Cécile, y aurait pas de soucis.

- Tout le monde peut se tromper...

- Oui...

Il y eut une longue minute de malaise avant qu'elle ne reprenne.

- Écoute, je vais oublier cette discussion et rentrer. Je pense que ça sera mieux pour tout le monde.

- Sûrement...

Marion rassembla le peu d'affaire qu'elle avait avant que je ne la raccompagne à la porte. En refermant le lourd battant, je me sentais terriblement triste. Mais surtout, une question tournait dans ma tête, se répétant encore et encore.

« Que dois-je faire ? »

- Et qu'est-ce que tu veux que j'en sache ? répondit Florence en enfilant son string.

Nous étions le soir, nous venions de baiser et moi de lui parler des dernières 24 heures, de mes doutes et atermoiements.

- Je sais pas, t'aurais pu avoir un avis sur la question...

- Je suis ta maîtresse aux dernières nouvelles, soit pas la mieux placée pour avoir un avis sur la question. Passe-moi un mouchoir, j'en ai encore sur les seins.

J'obtempérai tout en lui faisant mes yeux de chien battu, ce qui lui arracha un maigre sourire.

- Non, sérieux, tu veux que je te dise quoi moi ?

- J'en sais rien, ce que tu ferais à ma place ?

Florence leva les yeux au ciel tout en remettant son soutien-gorge.

- Ben perso, ce que je ferais, c'est que je profiterai de la semaine. Samedi, on part en vacances baiser comme des malades sous la tente, alors je me taperai toutes ces chaudasses tant que je peux et je larguerai ma connasse de meuf juste avant de partir avec ma maîtresse.

- C'est un peu rude, non ?

- Bof, ça vaudra même pas ce qu'elle t'a fait subir toutes ces années...

- Peut-être, oui...

- C'est sûr même !

- Après, je crois me rappeler qu'on devait passer cette semaine ensemble.

- Oui, mais je t'ai aussi pour moi la semaine d'après, alors autant que tu sautes toutes ces nanas et que t'aies pas de regrets.

- Tu sais que t'es une fille en or ?

Florence eut un grand sourire narquois.

- Ouais, je me demande même pourquoi je continue à te baiser, tu me mérites pas.

Et au fond, comment lui donner tort ?


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