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Sous la tente

Une nuit de festival, alors que j'essaie de trouver le sommeil sous la tente malgré les bruits de fête, quelqu'un fait irruption sous ma tente… Récit soft!

Proposée le 12/12/2021 par Sunstone

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Thème: Couple, passion
Personnages: FH
Lieu: Vacances, voyages
Type: Roman


1h10. La tente est trop petite pour moi. J’en touche les deux extrémités.

Les concerts du festival ont encore lieu à cette heure-là, mais moi, rideau. Cela fait deux jours que les festivités ont commencé, deux jours de concerts ininterrompus, de danse, de sons intenses, d'allers et retours entre les scènes, d’un soleil brûlant. Deux nuit courtes, à discuter, boire, fumer avec mes camarades festivaliers; à mal dormir dans la tente, presque à même le sol, réveillé par les cris réguliers des fêtards du camping du festival; à se réveiller peu après l'aube, quand le soleil s'attèle déjà à changer la tente en une étouffante serre.

En ce moment, le reste de mon groupe d'amis doit encore être en train d'assister aux derniers concerts, à moins qu'ils ne soient partis partager quelques bouteilles avec d'autres mélomanes rencontrés au gré de la journée. Quant à moi, blotti dans mon sac de couchage, vaguement protégé de la fraîcheur nocturne par le fin tissu synthétique qui me sert de toit, je soupire d’aise de pouvoir enfin mettre mes jambes au repos. Les refrains du dernier groupe que j’ai vu résonnent encore agréablement dans ma tête, me gardant encore pour un moment dans cette euphorie que je ressens toujours pendant un bon show.

Mes paupières sont lourdes, mon corps fatigué, mais le sol est dur et l’extérieur est bruyant, et je peine à trouver le sommeil. Je me tourne pour la dixième fois quand j’entends un son se distinguer parmi les autres: une longue fermeture-éclair qui se déroule, ma tente qui s’ouvre de l’extérieur.
A peine le temps d’émerger de mon demi-sommeil, de me poser des questions, que la deuxième fermeture se déroule et s’ouvre sur C.

Je vous ai dit qu’on faisait des rencontres pendant les festivals: parfois, ces nouvelles amitiés ne sont pas éphémères. Un voyage en bus, on rencontre l’un et l’autre, qui nous présentent leur amie, qui ramène son frère et sa femme, et sept ans plus tard, me voici à refaire le même festival avec ces 5 mêmes personnes. Dont C. fait partie.

Si j’ai eu du mal à me faire à son caractère au début, j’ai fini par avoir une estime et une affection toutes particulières pour elle. Nous nous voyons peu, nous parlons rarement, mais à chaque fois son esprit, ses convictions, et sa manière de les défendre coûte que coûte, tous les jours, sans faiblir, me plaisent, lui donnent une place spéciale dans mon cœur. Parfois, comme en ce moment-même, je la regarde vraiment, et parfois, comme à présent, je lui trouve un charme fascinant. De beaux yeux verts habillés de fines lunettes, au milieu d’un doux visage ovale encadré de cheveux courts aux vives couleurs changeantes. Parfois, elle s’invite dans mes rêves. Ce soir, elle s’invite sous ma tente.

Sans se soucier de fermer derrière elle, elle s’approche doucement de moi, hésitante. Un peu surpris, un peu mal réveillé, je ne dis rien. A présent maladroitement couchée près de moi, je sens qu’elle me regarde intensément, malgré le peu de lumière céleste qui parvient à percer par l’ouverture. Je sens son souffle chauffer mes lèvres, se glisser entre les miennes, accélérer les battements de mon cœur à chaque bouffée. Elle ne bouge plus, je sais qu’elle attend mon approbation, je sais qu’un seul mot, un seul geste de refus de ma part la fera se relever et partir.

Le rythme soutenu des pulsations de mon cœur résonne dans mes tympans; mon sang semble fuir mes membres et les vider de toute sensation; je ne sens plus la fraîcheur environnante, je ne sens plus qu’une chaleur entêtante qui m’envahit. Mon souffle s’accélère. Mes doigts effleurent les siens, leur fraîcheur réveille mes sens, délicieuse comme un verre d’eau glacée par temps de canicule. Puis, en un imperceptible et interminable mouvement, mes lèvres se pressent finalement contre les siennes.

Nous nous embrassons comme si c’était le premier baiser de notre vie. Nous profitons de ce contact, si banal et pourtant si intime, de longues secondes, nous éloignons un bref instant pour nous retrouver aussitôt, recommençons. Nos lèvres s’entrouvrent à peine pour s’étreindre mutuellement. Elle enserre doucement mes doigts dans les siens, les effleure de son pouce.

Je me sens désormais piégé par mon sac de couchage, qui m’entrave, m’empêche d’entrer plus en contact avec elle.
Elle rompt le contact et se lève, et instantanément je me sens comme nu, incomplet, seul. Mais elle ne s'éloigne que pour refermer notre nid, nous isoler du reste du monde. Quant à moi, je profite de ce bref instant pour ouvrir le sac de couchage et l’étaler au sol en un fin matelas improvisé où mon amante pourra mieux s’installer.

Elle se débarrasse de son short et s’installe à nouveau à mes côtés, et malgré le peu de lumière je devine sa beauté, ses courbes, la blancheur nacrée de sa peau, le rose clair de ses fines lèvres encore légèrement luisantes de nos baisers. Elle dépose ses lunettes dans un coin, et j’ai déjà l’impression de la voir déshabillée. Dieux, qu’elle est belle.

Nos bras nus se frôlent quand elle passe la main dans mon dos pour me serrer contre elle. La mienne glisse dans son cou, attire à nouveau son visage contre moi. Je veux l'embrasser encore, m'imprégner de cette délicieuse sensation, pour qu'elle perdure encore quand ce sera fini, comme l'euphorie des concerts. Je ne m’arrête que pour plonger dans son regard, pour laisser ses yeux brillants me parler, me dire plus que mille mots ne sauraient le faire.

Timidement, nos langues s’invitent à la danse de nos baisers. Elle effleure la mienne de la pointe, à peine, une fois, deux fois, mais j’en veux plus; j’approche, elle tourne autour, joueuse, elle sait créer de l’attente, de l’envie, elle est très forte à ce jeu. Lentement, le contact se fait plus franc, le baiser plus intense. Nos jambes se croisent, s’entremêlent, se caressent, nous sommes en contact de plus en plus serré, la température ne cesse de grimper.

Elle interrompt à nouveau nos baisers passionnés, me mordille le bout du nez, puis le lobe de l'oreille, un sourire espiègle au visage. Puis elle passe la jambe par-dessus mon corps, se redresse, à genoux au-dessus de moi, elle me regarde comme je la regarde. Je la trouve terriblement sexy dans cette position, habillée d'un simple T-shirt et d'une culotte légère. Je pose les mains sur ses cuisses pour les caresser avec tendresse, alors qu'elle se penche à nouveau contre moi pour déposer des salves de baisers dans mon cou.
Je ne résiste pas longtemps à l’envie de faire remonter mes caresses. Évitant de peu son fessier, une de mes mains s'invite sur sa taille, mon pouce crée une ouverture sous son haut, sous laquelle je m’introduis avec douceur. Sa peau est douce et lisse, et conserve encore un reste de la fraîcheur extérieure malgré la chaleur ambiante. Je me repais de la sensation de son buste, brièvement mien, sous mes mains, tandis que sa bouche s’égare lentement vers mon torse nu.

Je sens son souffle parcourir ma peau, l'envelopper de sa chaleur humide, et je suis partagé entre le délice de cette sensation et le regret de ne plus pouvoir en sentir l'odeur, le goût, la chaleur dans mes poumons. Mon autre main se perd encore régulièrement sur sa joue, dans son cou, dans ses cheveux, pour le plaisir de les ébouriffer, de les sentir glisser furtivement entre mes doigts, pour lui faire relever un instant la tête et pouvoir tomber amoureux de ce visage une fois de plus.

Mes doigts s’égarent partout, restent chastes un moment, glissent dans le creux de son dos, remontent presque jusqu’à sa nuque, redescendent, le dos de ma main vient s’installer au chaud contre son ventre, s’y repose un instant. Je me retiens longuement d’approcher sa poitrine que je sais être souvent nue sous son haut, mais quand ses lèvres viennent prodiguer leurs soins à mes tétons, je cède à mon envie.

Ses seins semblent être faits pour tenir au creux de ma main. J’en fais le tour de mes doigts, délicatement; le gauche d’abord, le droit ensuite, mon pouce glisse sous ce dernier, caresse, remonte lentement, vient effleurer l’aréole; son souffle s’accélère. Mon amour d’un soir laisse échapper un premier gémissement, furtif, discret, quand mes doigts viennent enserrer avec une infinie légèreté son téton déjà bien éveillé. Elle ne compte, cela dit, pas me laisser l’avantage, et double ses caresses sur mes propres mamelons, très sensibles désormais, et qui pointent eux aussi sous ses attouchements. Quelques secondes de plus lui suffisent pour me rendre la pareille.

Un long instant de ce traitement mutuel plus tard, il est difficile de dire qui de nous deux est le plus excité. Les bruits sonnent toujours en continu dehors, mais sous la tente, on n’entend plus que les halètements d’excitation.
C’est moi qui cède le premier: je n’en peux plus, sa bouche me manque, j’en ai besoin comme j’ai besoin d’air, je l’attire à nouveau vers moi pour l’embrasser encore et encore, et ce baiser est d’une intensité folle. Nous gémissons désormais tous deux sans retenue, possédés par ce désir mutuel qui nous brûle de l’intérieur.

Toujours au-dessus de moi, je peux sentir qu’elle commence à onduler du bassin contre le mien. Je peux sentir son humidité à travers nos deux sous-vêtements, tandis qu’elle frotte sa vulve par mouvements amples contre mon sexe, tendu comme jamais il ne l’a été. Je m’empare de ses fesses, les recouvre de mes mains, accompagne volontiers ses mouvements, je veux qu’elle continue.

Je subis ces frottements avec délice, j’y trouve un plaisir intense, puissant, et je peux deviner qu’elle apprécie le traitement au moins autant que moi.
Je me perds dans l’observation de son visage, de l’expression de plaisir intense qu’il affiche, des jeux d’ombres sur sa peau, des infimes reflets de lumière sur la sueur qui y perle.
Je me concentre sur sa voix, sur les gémissements érotiques de plus en plus rapprochés qu’elle laisse échapper, je pourrais jouir rien qu’à l’écouter.

Fatalement, ce traitement a rapidement raison de moi, et mon orgasme explose au bout de quelques minutes, foudroyant, dans une série de soupirs vocaux, faibles mais incontrôlés.
Il me faut un instant pour reprendre mon souffle et mes esprits. Quand je rouvre les yeux, je vois mon amante m’observer, essoufflée, un sourire satisfait sur ses délicieuses lèvres roses. Elle se penche contre moi pour m’embrasser avec tendresse. Mais je sais qu’elle n’a pas été entièrement satisfaite et je ne compte pas la laisser en reste.

Subrepticement, je passe ma main entre nous, glisse le long de son ventre, m’infiltre sous l’élastique de son fin sous-vêtement. J’y trouve rapidement une pilosité fournie mais soignée, dans laquelle je me plais à me perdre un instant. Elle proteste, ondulant à nouveau du bassin pour rapprocher sa vulve de mes doigts.
Je prends un malin plaisir à la faire patienter encore quelques instants, avant d’enfin continuer ma progression. Mes doigts s’humidifient rapidement entre ses petites lèvres trempées de mouille, s’y baignent quelques secondes, puis remontent, pressés de satisfaire le désir de la plus belle femme qui soit. Son clitoris s’installe délicatement entre eux, frissonne sous leurs caresses, se raidit sous leurs attaques, et submerge ma compagne de vagues de plaisir intenses, qu’elle accueille à grand renfort de soupirs saccadés.

Je tente un instant de descendre plus bas, de me frayer un chemin entre ses lèvres et de m’insérer, mais elle recule rapidement; elle préfère mes caresses précédentes. Je reprends sans me faire prier la stimulation de son organe du plaisir, le couve de ma paume, l’effleure de mon pouce, le presse de mes doigts, le couvre de mon amour; et je m’émerveille du plaisir de ma compagne, j’en retiens les sons, j’en dessine mentalement les traits, j’en inspire les odeurs à grandes goulées, tout pour me souvenir de ce moment jusqu’à la fin de mes jours, si cela devait être le dernier.

Sa main rejoint la mienne pour en stopper le mouvement, alors qu’elle se fige brusquement, pousse un cri silencieux. Puis elle s’effondre sur moi, essoufflée, épuisée.
Je la laisse récupérer, ainsi couchée sur moi, délicatement enlacée dans mes bras; je profite de cet instant de bonheur béat, le visage enfoui au chaud dans son cou. Je me concentre sur sa respiration, sur les mouvements de sa poitrine contre la mienne, amples, qui reprennent lentement un rythme normal.

Elle tourne enfin sa tête vers moi; nos regards se croisent, un petit rire nous prend. Nous partageons un nouveau baiser, doux, tendre, amoureux. Lentement, elle glisse sur le côté, s'effondre au sol, contre moi, étire ses jambes douloureuses; je lui fais un peu de place, me blottis contre elle. Quelques baisers de plus, et nous nous endormons rapidement dans les bras l'un de l'autre.

Quand je me réveille, l'aube se lève à peine. Elle s'est rhabillée, a remis ses lunettes, et se tient dans l'ouverture de la tente. Les premiers rayons du soleil l'éclairent à peine, d'une faible lueur orangée. Je la trouve toujours aussi belle.

Souriante, elle plaque l'index sur ses fines lèvres. Une demande silencieuse de garder pour nous ces petites heures de perfection. Puis elle souffle un baiser dans ma direction. Comme une promesse.

5h56. La tente est trop grande pour moi… tout seul.

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