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Rochefeuille - Chapitre 6 : Le feu de la St-Jean

La fête de la Saint-Jean est l’occasion pour Jeannette de revoir sa fille. Elle aura une belle surprise mais la surprise aurait été toute autre si elle avait connu toute la vérité…car le reste de la journée fut torride. Et un écuyer fit chavirer le cœur de Margot.

Proposée le 8/02/2019 par Marc Paul

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Thème: pratiques sexuelles
Personnages: Groupes
Lieu: A la maison, intime
Type: Roman

Louis et Jeannette allongèrent leur pas en entendant les cloches de l’église sonner à pleine volée. Ils ne voulaient pas arriver en retard à la messe, surtout aujourd’hui. Jeannette en particulier était pressée. La St-Jean était le seul jour avec Noël où tout le château assistait à la messe dans l’église du village. Sinon Monsieur le curé disait deux messes, une tôt le matin dans l’église du village pour les habitants du bourg et les paysans et une autre dans la chapelle du château pour le Comte et la Comtesse et leurs serviteurs.

Jeannette était pressée d’arriver. Peut-être aurait-elle le temps de voir Margot, sa fille qu’elle n’avait pas vu depuis six mois. Pas un jour ne passait sans que Jeannette ne s’inquiète pour sa fille, si jeune et si innocente. Elle s’angoissait de la savoir à la portée du Comte Hector, ce démon de luxure. A Noël, Margot lui avait affirmé qu’elle ne voyait que très rarement Monsieur le Comte, qu’elle était heureuse de sa condition, qu’elle avait une amie, Ninon mais Jeannette n’avait pas été totalement rassurée. Même si sa petite Margot avait bonne mine, si elle semblait enjouée dans ses vêtements propres et neufs, Jeannette ne pouvait s’empêcher de se faire du mauvais sang.

A chaque fois qu’elle se rendait au bourg, des commères lui apprenaient un nouveau méfait du Comte de Rochefeuille. Le dernier datait d’un mois mais, pour sûr, il y en avait eu d’autres qui ne lui étaient pas arrivés aux oreilles

Ce jour-là, Hector de Rochefeuille avait reçu ses voisins le Marquis et la Marquise de Marmaing. Le Comte avait fait visiter son domaine au Marquis. C’était la fin d’une belle et chaude journée de mai. Au sortir d’un bois, le Marquis mit pied à terre pour pisser. Pendant que son urine mouillait le tronc d’un arbre, il entendit des rires de jeunes filles. Il remonta à cheval et avança vers le Comte :

• Mon ami, tout en pissant, j’ai entendu des rires et des gloussements. Je ne serais pas surpris qu’il y ait quelques tendrons dans les parages.
• Vous avez probablement raison, mon ami. A l’orée du bois, à main droite, il y a une fontaine avec un bassin de pierre. Et je ne serais pas surpris que quelques paysannes profitent de sa fraicheur. Allons voir !

Les deux hommes sortirent du bois et lancèrent leurs montures au petit trot. Ils aperçurent deux jeunes filles qui se baignaient nues dans le bassin de la fontaine. Ils éperonnèrent pour passer au galop et s’arrêtèrent au bord de la fontaine avec grand fracas.

Rose et Guillemette ne se rendirent compte de leur présence que trop tard pour fuir, ou même se revêtir. Pierre de Marmaing s’exclama :
• Par Dieu, mon ami, est-ce le soleil ou l’excellent nectar que j’ai bu ce midi mais, par mon âme, je vois double.
• Nenni, mon cher, votre vue est excellente. Soyez rassuré. Ces deux donzelles sont les filles jumelles du tisserand.

Debout dans l’eau fraiche à mi- mollets, les deux filles du tisserand s’enlacèrent, se serrèrent l’une contre l’autre, chacune offrant à l’autre le rempart de son corps pour cacher leurs appâts aux yeux des deux hommes. La réputation du Comte leur était connue et la présence du Marquis ne les rassurait pas. Elles tremblaient comme deux feuilles et la fraicheur de l’eau n’en était pas la cause.

Les deux hommes mirent pied à terre et attachèrent leurs chevaux à un anneau scellé dans la margelle. Guillemette, la plus hardie, s’adressa à Hector de Rochefeuille d’une voix tremblante :

• Monsieur le Comte, soyez bon avec nous. Nous sommes pucelles l’une et l’autre et nous allons nous marier bientôt.
• Je sais cela, mes filles, mais pourquoi me dis-tu cela ?
• Parce qu’on dit beaucoup de choses sur Monsieur le Comte au village…
• Ah oui, et que dit-on de moi ?

Guillemette ne répondit pas. Hector de Rochefeuille insista :

• Alors ne reste pas muette. Parle ! Que dit-on de moi ?
• On dit que Monsieur le Comte est un fornicateur…
• Un fornicateur ! Très bien et que dit-on d’autre ?
• Que Monsieur le Comte aime foutre ses servantes et les femmes de son domaine…
• Oui et quoi encore ?
• Qu’il se livre parfois à la bougrerie avec ses écuyers…
• Et est-ce tout ?
• Non, on dit aussi que les femmes de la paroisse qu’il a engrossées sont aussi nombreuses que les feuilles du grand tilleul…
• Ah, ah, ah….Cela est très exagéré. Fornicateur, bien sûr, foutre mes servantes et mes écuyers je le confesse mais avoir engrossé tant de femelles est impossible. Qu’en pensez-vous, cher ami ?
• Je crois en effet que votre réputation sur ce point est très haut dessus des capacités humaines. Répondit le Marquis en riant à pleine gorge.
• Et de quoi avez-vous donc si peur, mes mignonnes ? Continua Hector.
• Nous allons nous marier Rose et moi, dès demain, si Monsieur le Comte nous fout alors nos fiancés découvriront que nous ne sommes plus pucelles et ils pourront nous congédier…et si de plus nous étions grosses par vos œuvres, notre père en sera déshonoré.
• C’est parfaitement véridique mais dites-moi, vous qui entendez foule de médisances sur mon compte, avez-vous entendu une seule fois que qu’une fiancée eut été empêchée de se marier par ma faute, connaissez-vous une seule pucelle que j’eusse engrossée ?

Les deux sœurs se regardèrent, s’interrogèrent du regard. Rose répondit :

• Non, pour sûr personne n’a jamais dit cela.
• Alors vous voyez bien que vous ne risquez rien !

Les jumelles semblaient soulagées. Elles se détachèrent l’une de l’autre et tendirent la main vers leurs hardes posées sur la margelle. Hector de Rochefeuille les arrêta :

• Tout doux, belles naïades. Que faites-vous là ?
• Monsieur le Comte vient de nous assurer qu’il n’y rien à craindre de lui. Nous voulons nous revêtir et rentrer chez nous. Répliqua Guillemette.
• J’ai bien dit que vous n’avez pas à craindre pour votre pucelage et de vous retrouver grosses. Mais vous ai-je dit de vous revêtir ?
• Certes non, Monsieur, mais à quoi bon rester nues si vous ne voulez pas nous foutre ? Insista Guillemette.
• Je n’ai pas dit que, mon bon ami le Marquis de Marmaing et moi-même n’allions pas vous foutre mais simplement que vous resterez pucelles et que vous ne serez point grosses.
• Comment une telle diablerie serait-elle possible ? Demanda Guillemette.
• Tu vas l’apprendre sur l’heure. Toi qui as la langue si bien pendue, mets-toi ici à genou. Tu deviendras moi bavarde quand mon vit clouera ton bec.

Guillemette s’exécuta pendant que le Comte sortait son vit de son haut-de-chausses. Il l’enfonça dans la bouche de l’ingénue et appuya sur sa nuque pour qu’elle l’avale totalement.

• Prends bien garde à ne pas me blesser avec tes dents. Lui dit-il.

Pendant que le Comte de Rochefeuille se faisait sucer par Guillemette, Pierre de Marmaing s’occupa de sa jumelle. Rose était encore dans le bassin de la fontaine, Le Marquis la tira par les cheveux, la força à s’accouder sur la margelle et se fit sucer lui aussi.

Les deux hommes échangeaient des commentaires grivois sur les deux filles, tentait d’évaluer laquelle des deux pratiquait la meilleure fellation. N’arrivant pas à se décider, ils échangèrent leurs victimes. Le Comte Hector demanda à son ami :

• Dites-moi, mon cher, pensez-vous que nos vits soient suffisamment mouillés.
• Je le crois, mon ami, il serait peut-être temps de leur trouver un autre fourreau. Répondit Pierre de Marmaing, comprenant le sous-entendu.
• Laquelle de ces deux jouvencelles vous conviendrait ? Demanda le Comte.
• C’est égal, elles sont pareilles. Foutre un cul ou l’autre me convient.
• Dans ce cas je garde ma suceuse. Conclut Hector de Rochefeuille.

Il enjamba la margelle, pris Rose par les hanches et la releva. Il prit son dard et l’enfonça lentement dans la rosette de la pucelle qui poussa un cri de douleur. De son côté, le marquis fit prendre la même position à sa sœur et la sodomisa pareillement. Tout en besognant les deux sœurs, les deux hommes continuaient leur conversation :

• Mon cher ami, voilà une journée qui se termine de la meilleure des façons. Dit le Marquis.
• Certes, oui, mon ami. Mais prenons garde à ne pas jouir trop vite de ces deux culs. J’aime que les filles que je fourre en retirent du plaisir. Répondit le Comte.
• Tout comme moi, mon cher. Rien n’est plus délectable que de procurer de la jouissance. Et puis ces deux pucelles doivent garder un souvenir impérissable de cette aventure.
• Très bien, appliquons nous à leur donner du plaisir. Conclu le Comte.

Les deux hommes ralentirent la cadence de leurs coups de reins. Ils firent courir leurs doigts sur la peau douce des deux pucelles. En parfait libertins, en fouteurs habitués à faire vibrer leur partenaire, ils obtinrent les résultats escomptés. Les cris de douleur de Guillemette et Rose muèrent en gémissements de plaisir. Leurs culs allaient maintenant à la rencontre des vits qui les défonçaient. Cela décupla l’ardeur des deux seigneurs, qui caressèrent encore plus les deux jouvencelles. Ils tordaient les tétons de leurs mamelles ballotantes, passaient leurs doigts dans la fente inondée de mouille, en prêtant bien attention de ne pas rompre leur précieux hymens mais en s’attardant sur les clitoris turgescents et surtout enfonçaient avec volupté leurs dards dans les culs dilatés. Guillemette fut la première à partir, elle poussa un long cri d’extase avant que son corps ne soit envahi de tremblements incontrôlables qui la secouèrent violemment. Rose suivit de peu et manifesta son plaisir pareillement.

Solidement cramponnés aux hanches larges, Pierre de Marmaing et Hector de Rochefeuille, constatant la jouissance des jumelles, se mirent à les défoncer avec des « han » de bucheron. Ils se vidèrent dans les culs offerts, leur vit délicieusement massé par les spasmes de l’orgasme des deux filles.

Cette évocation de ce qui s’était dit au lavoir fit frissonner Jeannette mais lui avait fait paraitre le chemin moins long. Ils entrèrent dans l’église et se séparèrent. Jeannette se fraya un chemin vers les premiers rangs parmi les femmes du village et de ses alentours. Ses yeux pas encore accoutumés à la pénombre cherchaient sa Margot parmi les servantes de Madame la Comtesse. Elle ne la vit pas ! Une angoisse monta en elle. Ou donc était sa Margot ? Elle aperçut Ninon, l’amie de Margot mais point de Margot. Ses yeux s’habituèrent à la faible lumière. Elle regarda du côté droit du cœur. Il y avait là le Comte Hector, ce mauvais génie fornicateur, Léon son régisseur, le Marquis de Marmaing cet autre démon du village voisin. A leur côté, un jeune homme qu’elle ne connaissait pas. Tous les autres hommes du château se tenaient derrière les quatre hommes. Son regard revint vers les femmes, espérant voir enfin sa Margot. Elle s’attarda sur le premier rang des femmes. La Marquise de Marmaing, avec une robe bleue était à la droite de la Comtesse Catherine. « La Corneille » était comme à son habitude tout de noir vêtue. Jeannette reconnut plus difficilement Hortense la première femme de chambre de la Comtesse car celle-ci ne portait pas ses vêtements habituels mais une robe verte. Aussitôt elle se demanda qui était celle qui portait la jupe rayée rouge et blanc et le corset rouge et qui était cachée par la Comtesse. Qui était celle qui remplacerait Hortense ? Un mouvement de la Comtesse lui révéla qui était la nouvelle première femme de chambre et Jeannette retint son cri de surprise et de joie en plaquant ses mains sur sa bouche. Margot ! Sa Margot ! C’est Margot qui portait cette jupe rayée rouge et blanc et ce corset de cuir rouge ! Elle appuya son dos contre le pilier de la vieille église, étourdie un instant par tant de bonheur.

Jeannette s’avança rapidement dès que le curé au teint jaune eut prononcé la dernière bénédiction. Elle tendit les bras vers Margot qui l’embrassa fougueusement. Jeannette dit à sa fille combien elle était fière d’elle et Margot lui fit un pieu mensonge en lui racontant comment, par son travail et son obéissance, elle avait été choisie pour remplacer Hortense.

Jeannette et Louis repartirent le cœur léger vers leur métairie. Première femme de chambre de la Comtesse, Margot était à l’abri de la concupiscence du Comte. Ils auraient été moins sereins s’ils avaient su qu’elle avait été les premières tâches de Margot dans sa nouvelle fonction.

Quelques jours auparavant, Margot pénétrait dans l’entrée des communs. Elle était fière de sa jupe rayée rouge et blanc, de son corset de cuir rouge, du cliquetis de son trousseau de clés accroché à sa ceinture. Elle était la première femme de chambre de Madame la Comtesse…et la compagne de ses nuits. Fière mais aussi un peu angoissée car elle recevait Marie, la femme du tailleur d’habits, et sa fille Suzon qui avait été choisie pour la remplacer aux cuisines. Tout au long du couloir, elle avait répété ce qu’elle devait dire aux deux femmes. Dès qu’elle entra Marie et sa fille la saluèrent :

• Le bonjour Mademoiselle Marguerite.

Margot marqua un temps d’arrêt. Jamais personne ne l’avait appelé ainsi. Mademoiselle ! On l’appelait Mademoiselle ! Margot rosit de plaisir et l’usage de son prénom de baptême la fit se gonfler d’importance.

• Bonjour, Marie, bonjour Suzon. Te voilà donc ici pour entrer au service de Madame.
• Oui, Mademoiselle. Léon le régisseur est passé hier me demander d’amener ma Suzon. Confirma Marie.
• Parfait. Ta Suzon gagnera deux sous par mois que Madame lui remettra en dot pour ses noces. Elle sera nourrie, logée et vêtue. Elle travaillera aux cuisines tous les jours du lever au coucher. Le dimanche matin elle pourra assister à la messe dans la chapelle du château et l’après-midi, elle pourra se reposer après vêpres jusqu’à l’angélus du soir. Le bourg n’est pas loin et elle pourra te visiter chaque dimanche, si elle le veut. Cela te convient-il ?
• Parfaitement, Mademoiselle et puis ce sont les ordres de Madame. Répondît Marie d’un air résigné.

Margot congédia Marie et conduisit Suzon au cuvier afin qu’elle se baigne et qu’elle se fasse épiler. Margot compléta la toilette de la jeune fille, allant même jusqu’à insister sur le nettoyage de sa chatte. Suzon n’osa pas protester quand les doigts de Margot glissèrent dans sa fente et dans la raie cuillère. Elle gémit quand la première femme de chambre de la Comtesse introduisit son doigt dans son con pour vérifier sa virginité. Ninon qui avait pratiqué l’épilation, avait assisté à cela d’un air goguenard et quand Margot lui demanda d’emmener Suzon aux cuisines, elle souffla à Margot :

• Cette petite catin semble apprécier de se faire foutre le con.
• Je compte sur toi pour la surveiller de près, ma Ninette. Fais en sorte qu’elle se garde pucelle. Répondit Margot en riant.
• Je la surveillerai de près, de très près, même. Et fait-moi confiance, elle restera pucelle comme tu l’es restée. Margoton. Murmura Ninon avec un clin d’œil entendu.

La deuxième tâche datait du matin même. Tôt le matin, Léon le régisseur était rentré de Bourges avec une charretée de musiciens et de danseuses. En fait de danseuses, il s’agissait de prostituées pour la plupart dont certaines portaient même la flétrissure royale sur l’épaule ou la fesse.

La comtesse Catherine lui avait donné pour mission de recevoir la douzaine de personnes, de les conduire dans l’écurie, de leur faire prendre un bain et de les faire s’épiler. Il fallait ensuite distribuer livrées et perruque de laine aux hommes et jupes, chemises et corsets aux filles. La fidèle Ninon l’avait aidée dans cette tâche. Pendant plus de deux heures, les deux filles avaient vérifié que les chattes des femmes, que les vits des hommes étaient bien propres ainsi que les raies culières de tous, comme cela était de coutume à Rochefeuille pour les gens de Monsieur et Madame.

Sitôt la messe terminée, les gens du château rentrèrent pour le grand banquet traditionnel qui se tenait dans la grande salle à manger. Les domestiques de rang élevé y participaient, Léon le régisseur et son épouse, Margot et Ninon, Silvère et Aloïs les écuyers du Comte. Les autres domestiques mangeaient dehors sous le grand tilleul près de l’écurie. Le Marquis et la Marquise de Marmaing, Louis leur régisseur et Hortense étaient également autour de la grande table.

On mangea beaucoup, on but tant et si bien qu’à l’heure des Vêpres le curé au teint jaune eut du mal à se lever pour accomplir son office. Jamais Vêpres ne furent si courtes et ensuite on alluma le grand feu de fagots que les domestiques avaient construit le matin même.

On dansa autour du feu crépitant. Quand les grandes flammes diminuèrent, laissant place à quelques tisons fumants et des braises rougeoyantes, Léon et son épouse se retirèrent, ainsi que les autres domestiques. Ils savaient tous ce qui allait se passer maintenant.

Avant de retourner dans le château, Silvère prit la main de Margot et l’entraina en courant en direction du tas de braise. En riant aux éclats, ils sautèrent par-dessus le feu, et poursuivirent leur course jusqu’au fond du jardin. A bout de souffle, ils s’arrêtèrent enfin, face à face. Leurs rires s’atténuèrent, laissant place à un trouble partagé. Cela dura longtemps une éternité pendant laquelle leurs visages se rapprochèrent, leurs mains se joignirent, leurs lèvres se touchèrent.

Margot s’échappa des bras de Silvère, repartit en courant, trébucha quand il la reprit dans ses bras et ils tombèrent tous les deux dans l’herbe fraiche. Ils s’embrassèrent encore, et encore, jusqu’à en prendre haleine. Ils étaient maintenant nus l’une comme l’un. Margot attira Silvère entre ses jambes ouvertes. Elle prit elle-même son dard et l’enfonça dans sa grotte humide. Silvère la besogna doucement sans cesser de l’embrasser, de malaxer sa superbe poitrine. Il se retira, glissa sur son ventre offert, trouva la fente ouverte et y fit glisser sa langue. Margot était aux anges, elle n’avait pas envie de se faire baiser mais de faire l’amour. Plus que les sensations délicieuses que lui offrait son amant, c’était son cœur qui battant la chamade pour le bel écuyer qui la faisait chavirer. Aux autres, au Comte, au Marquis, à Louis, à Aloïs et à toutes les femmes, elle offrait son corps, sa bouche, son cul sans retenue mais, si elle trouvait un plaisir sensuel immense dans ces étreintes, le bonheur qu’elle ressentait à cet instant était incomparable. Silvère était dans le même état d’esprit. Il était tombé amoureux de Margot dès le premier jour et loin de le chagriner d’une quelconque jalousie, la voir s’offrir aux autres avait renforcé ce sentiment.

• Oh, Silvère, Silvère, tu me fais jouir…Je t’aime. Cria-t-elle quand l’orgasme s’empara d’elle.

Silvère l’embrassa, la bouche barbouillée de sa liqueur.

• Je t’aime aussi, ma Margot. Lui souffla-t-il en reprenant possession de son con encore palpitant.

Margot se laissa besogner pendant quelques délicieuses minutes avant de le repousser :

• Attends, mon amour, ne vas pas me mettre grosse.

Et elle se saisit de son dard et le suça de toute sa science de la fellation qu’elle avait acquise. Silvère se vida dans sa bouche et elle avala toute sa chère semence.

Ils regagnèrent ensuite le château, enlacés, nus, portant leurs vêtements sur le bras. Ils n’avaient pas eu envie de se revêtir, sachant que ce n’était que pour quelques instants, goutant la douce fraicheur de cette belle nuit sur leur peau toute entière exposée.

En arrivant dans la grande salle, personne ne remarqua leur entrée. Ils découvrirent ce qu’ils avaient imaginés, mais l’orgie qui s’offrait à leurs yeux dépassait leur imagination. Tous étaient nus ou presque. La plus couverte était Hortense qui n’avait que sa chemise et ses bas.

Le comte Hector était allongé sur un divan en compagnie de deux prostituées. Elles piochaient à tour de rôle des fraises dans un grand saladier et les donnaient au Comte après les avoir mouillées à leur chatte. Elles le branlaient vigoureusement, s’interrompant parfois pour le sucer.

La Marquise Françoise, à quatre pattes devant un joueur de violon, le suçait en se faisant sodomiser par un joueur de vielle. Il continuait de jouer de son instrument posé au creux des reins de la Marquise pendant que son autre instrument lui foutait le cul. La mélodie qu’ils jouaient l’un et l’autre manquait d’harmonie.

La Comtesse Catherine se laissait sucer par une prostituée pendant qu’elle-même tenait dans sa bouche, le vit de Louis, le fiancé d’Hortense.

Le Marquis Pierre avait devant lui sur un divan quatre culs offerts à son dard. Une de ces paires de fesses appartenait à Ninon, deux à des filles ramenées par Léon et le quatrième était un des musiciens. Le Marquis foutait ces culs à tour de rôle, s’enfonçant entre les fesses tenues ouvertes par l’un ou l’autre de leurs voisins. Pendant que le Marquis enculait une des personnes, les autres en profitaient pour branler le sodomisé.

Hortense accoudée au clavecin se faisait sodomiser par Aloïs. La main d’Hortense masturbait le joueur de clavecin qui tentait de jouer de son instrument.

Dans un coin discret, presque entièrement caché derrière un rideau, le curé au teint jaune besognait une putain en récitant des prières et en se signant.

La grande salle était remplie d’une odeur âcre, mélange de fumée de pipe à tabac, de foutre, de mouille, de vin qui sauta aux narines des deux arrivants.

Margot et Silvère se jetèrent dans la fournaise des corps enchevêtrés. Margot se dirigea vers le Comte et prit son dard dans sa bouche. Silvère joignit son vit à celui de Louis dans la bouche de la Comtesse.

Quand le jour pointa à travers les fenêtres, la grande salle était remplie de corps alanguis. Quelques couples forniquaient encore çà et là.

Margot se leva péniblement, le corps moulu, le cul douloureux d’avoir été trop foutu, la bouche nauséeuse de trop de foutre avalé. Elle ramassa ses vêtements et s’en alla rejoindre sa chambre.

Heureusement la Comtesse avait permis aux deux filles de dormir tard le matin. Il fallait bien qu’elles récupèrent de la fête de la Saint-Jean car quelques jours plus tard, les noces d’Hortense et de Louis auraient lieu et nul ne doutait que la fête serait épuisante.

Ninon frappa à la porte de Margot vers onze heures du matin.

• Margot, c’est moi, Ninon…Margot…tu dors ?
• Non, je viens de me réveiller, entre !
• Pfffffff, quelle fête. J’ai le cul en feu.
• Moi aussi. Je vais demander à Madame si elle n’a pas le secret d’un onguent pour le faire passer.
• Bonne idée.

Ninon s’assit sur le bord du lit de son amie et lui demanda d’un air entendu :

• Dis donc, Margoton. Où était tu passée hier ?
• Hier, ben dame, avec tout le monde, tu ne te souviens donc pas qu’on s’est fait foutre par Louis ensemble.
• Si, bien sûr. Mais je voulais dire au début. Je n’ai pas fait très attention mais je ne crois point t’avoir vue au début.
• C’est vrai, nous sommes arrivés une bonne heure après…
• Nous ? Qu’est-ce que tu me dis ? Qui c’était l’autre ? Demanda Ninon trépignante de curiosité.
• Silvère. Avoua Margot.
• Silvère ! Et vous avez fait quoi pendant tout ce temps. Insista Ninon insatiable.
• On a fait l’amour dans le parc. Dit Margot en rougissant un peu.
• Fait l’amour. N’y aurait-il pas un secret là-dessous.
• Qui sait ! Répondit Margot décidant qu’elle en avait déjà trop dit.


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Commentaires de l'histoire :

Anonyme
Superbement bien écrit avec cependant un petit manque de suspense sur la fin ou tout est un peu trop logique ( ce qui fait vibrer le lecteur n’est il pas de participer à ce prélude délicieux où s’il On se doute bien du but , le chemin sinueux pour l’atteindre est f’autant Plus jouissif qu’il se révèle surprenant et nous fait languir ?
Posté le 13/02/2019

Sisyphe
Superbes textes, infiniment excitants, merci et poursuivez (je parle de l'écriture, quoique...)
Posté le 10/02/2019


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