Mon premier Fist

Il avait un caractère difficile. Changeant. Ce jour-là, nous n’étions pas sur la même longueur d’ondes. Tous les deux de mauvaise humeur. Je ne sais pas comment on en est arrivé là. Il a glissé ses doigts un à un et …

Proposée le 8/07/2018 par Nina

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Thème: pratiques sexuelles
Personnages: FH
Lieu: A la maison, intime
Type: Histoire vraie

Il avait un caractère difficile. Changeant. Une crème douce et soyeuse. D’un coup, un mot de trop et hop. Plus le même. Un bain bouillonnant et irritant. Colérique. Rancunier. Je l’ai toujours accepté comme il était. On ne se doit rien, c’est le lot des amants.

Mon neveu aurait dit : « voilà, c’est ça, tata, un PQR ! ». Le fameux Plan Cul Régulier. On s’aime bien, on s’entend bien sexuellement. Mais surtout, on ne se doit rien, jamais. Parce qu’on n’a pas le courage, ou plus. Une relation sérieuse c’est long, chiant et compliqué. Faut parler, s’adapter, se respecter, s’écouter, s’engager et faire des concessions toute la journée. Mais, comme tout un chacun, on a besoin de temps en temps de tendresse, de contact et de sexe, sans quoi on meurt à petit feu de solitude et d’enfermement.

On s’explore sexuellement depuis des mois déjà. On s’est appris plein de choses mutuellement. La découverte d’un nouveau corps, d’un autre instinct, d’autres habitudes, est toujours l’occasion d’en apprendre un peu plus sur soi-même, de remodeler le plaisir et l’intensité de sensations. On se surprend à aimer des choses qu’on ne supportait pas avec les autres. Des choses qu’on n’imaginait même pas. On fait sauter ses « a priori ». On évolue. On laisse l’autre nous guider. Ailleurs.

Bon, et puis, faut le dire. Cette relation n’avait pas d’avenir mais j’étais probablement un peu trop attachée. Un peu, au moins. Trop, surement. A défaut d’autre chose. Mais c’est un principe, les PQR ne parlent pas de ça, c’est interdit, c’est la règle. Ceci étant dit, tout ça jouait contre moi. Je lui laissais tout passer. Ses fantasmes. Ses envies. Ses mauvaises humeurs et ses absences. Son silence et son détachement. Pour autant, si j’avais dit non un jour, il aurait stoppé ses ardeurs. Mais je ne disais jamais non. Soumise ? Oui. J’adorais ça ? Oui. Pourquoi ? De temps à autre, ne pas décider, ne pas mener, ne pas initier pour deux, pour les autres. Ici, je ne suis pas au boulot, la petite cadre qui mène tout à la baguette avec exigence et perfectionnisme. Juste lâcher prise. Se laisser aller. Confortable et reposant.

En général, toujours le même schéma. On boit un verre ou deux, ou trois, ou plus parfois. Quelques olives du fond de placard. On ne fait pas trop d’efforts, faut se l’avouer. Un peu ivre, on se raconte les news, les derniers jours, quelques blagues en guise de sas de décompression avant d’aller baiser. Confortable mais lassant.

Bref, ce jour-là, je ne sais pas. On n’a pas trop parlé ou si mal. Pour chacun, une grosse semaine lourde en responsabilités, en émotions, en fatigue. A quoi on ajoute la lassitude de notre relation. Un de ces jours où on a beau faire, ça ne marche pas. On n’est pas d’accord. On ne s’intéresse pas. On s’énerve. On est persuadé, chacun dans notre camp, d’avoir raison sur tout. Et comme on ne se doit rien, on se re-dit sournoisement « tu vois ça marcherait pas, t’es comme ci, t’es comme ça…bla-bla-bla ». Accusatoire. Sans tolérance. Zéro bienveillance. Et on redescend parce que, quand même, on a envie de baiser. Même si sur le papier ça paraît compromis vu l’ambiance, on va quand même le tenter. On est là pour ça, après tout. On ne peut pas dire que ce soit vraiment le jour pour la créativité, la tendresse ou la fun-attitude. Toutes les parties de jambes en l’air ne peuvent pas rester gravées dans la mémoire, mais ça fait du bien quand même. Au moins sur le moment.

Je fais le premier pas, je lui prends la main, les yeux remplis de malice : « Allez, viens, on va dans la chambre… »
Lui : « T’es sûre ? ».

J’ai envie de le buter. C’est quoi le problème ? Merde à la fin. Il n’a pas envie ? Les plans-culs tout court au moins, ça fait pas chier ! Mais ça je ne vais pas le dire parce que sinon, je vais me retrouver collée au mur sa main sur mon cou en 3 secondes. On va garder son calme.

Et c’est parti. Par habitude. On s’embrasse et se caresse à travers nos vêtements. On enlève des couches. Un pull. Un tee-shirt. Une robe. Un jean. La couette tombe. Il jette les oreillers par terre comme on débarrasse une table en colère dans un film en noir et blanc. Surface plane. On a besoin de place. On se taquine. On se cherche. On rentre enfin dans le vif du sujet. J’ai déjà chaud, moi qui ai toujours froid.

On se vanne jalousement : « Tiens, t’as un nouvel ensemble en dentelle ? Joli ce bleu. Qui te l’a acheté ?
A quoi je réponds du tac au tac : « Pas toi, c’est sûr ! ».

J’ai dû aller trop loin. Il n’a rien dit. Je l’ai laissé faire. Moi, sur le dos, les jambes écartées comme si j’allais accoucher. Il aurait pu se glisser entre mes cuisses et me lécher tendrement le clitoris en guise de calumet de la paix. Non. Il aurait pu jouer avec mes lèvres, frôler mon sexe pieusement à pour me rendre dingue, comme il sait si bien le faire. Que nenni. Il aurait pu me prendre à quatre pattes comme un animal sur le bord de son lit. Non plus. Ah bon.

Il s’assied entre mes jambes un regard noir et excité. Mais très calme, c’est déjà ça. Il approche ses mains de manière plus que déterminée sur mes hanches. Je sais ce qu’il veut. La dentelle ce n’est pas son genre. Il veut voir mon sexe. Je soulève presque instinctivement mes fesses pour le laisser descendre puis enlever complètement mon tanga. Ses yeux fixent ma vulve, mes lèvres, les grandes, les petites, mon clitoris déjà gonflé. Un jeu ? Encore un ? Ni une, ni deux, il glisse son index dans mon vagin humide. Oui, un rien me fait mouiller, je sais. En avant, en arrière. En avant, en arrière. Méticuleusement, en me regardant droit dans les yeux cette fois. Je le snobe. Tu vas faire quoi avec ça, coco ? J’ai envie de rire, mais je n’en fais rien. Il retire son doigt. Il sait que ses pauses m’excitent au plus haut point. Il fait entrer son pouce dans mon antre. Jusqu’au fond. Que je sente bien la base de son pouce me pénétrer, le reste de sa main frotter mon clitoris. Il enlève son doigt, de nouveau. J’ai très envie qu’il me pénètre, sentir son sexe en moi, mais il n’en fera rien.

Je le fixe moi aussi, droit dans les yeux. Je ne suis pas le genre à baisser les yeux. Pourtant, je me sens en infériorité. ici, là, maintenant. Je ne me suis même pas rendue compte qu’il a glissé de nouveau son index à la place de son pouce. Puis son majeur. Ca commence à devenir intéressant. Petit à petit, mon corps s’ouvre à lui en toute transparence, en toute confiance. Il rajoute chacun de ses doigts tout en sortant sa main de temps en temps pour analyser mes sécrétions comme un docteur. Translucide et laiteux aurait-il pu dire. J’étais à la fois tellement excitée par son audace et en même temps tellement surprise par mon propre plaisir : le juste équilibre entre un bien-être serein et une pénibilité continue. Et lui, son mélange entre rancune et fierté. Son objectif : visiblement me faire dépasser mes limites.

Il m’agace furieusement avec son sourire en coin. Mais ça m’excite aussi. Il continue doucement mais sûrement. Encore. Encore. Encore. Puis, foutrement plus fort. J’avais mal mais aucunement l’envie qu’il arrête. Je ne lui demande rien d’ailleurs. Encore. Encore. S’il te plaît, juste encore. Tous ses doigts. Un à un. Même le petit dernier. Je doute un instant et me rassure : « si j’ai pu accoucher, trois fois, sans tout déchirer, c’est donc que…. ». A ce moment même, je me surprends à commencer à jouir de douleur, ne pouvant plus me retenir, haletant comme une bête.

Ce bref instant où j’ai cogité, il a accéléré le rythme, il est rentré plus profondément, la main entière, avec assurance.

La peur au ventre, je laisse mon orgasme monter et se prolonger. Guère le choix, de toute façon. Ma main droite s’accroche par instinct au drap-housse. Ma main gauche attrape son poignet. Son regard et sa tête me lancent un signe négatif. Il irait jusqu’au bout. C’était clair. J’ai vu son excitation. Son sexe dressé et luisant alors que je ne l’ai même pas touché. J’ai gémi une bonne vingtaine de secondes, trente peut-être, en frémissant de tout mon corps. Attendu qu’il ralentisse, enfin. Qu’il sorte sa main inondée de cyprine tout en douceur.

Il est resté là à regarder mon vagin se contracter, mon jus couler jusqu’à mon anus, comme on le voit parfois en gros plan sur les webcams porno. Ca devait être ça son fantasme du jour.

Puis, il est revenu à lui. Il s’est inquiété un instant de mon état. Mon cœur avait du mal à retrouver son rythme, mes joues plus roses que jamais, ma respiration inégale, des gouttes de sueur entre mes seins. Moi qui ai toujours froid.

Il m’a laissé tendrement reprendre mes esprits quelques minutes et m’a glissé doucement : « je savais pas que t’étais ce genre de fille là… ». J’aurai voulu le baffer ; ou lui dire merci, je sais plus trop. Plus tard, j’ai mis des mots. Mon premier Fist. Le dernier aussi. Il n’a jamais recommencé. Je n’ai jamais réclamé.


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