Histoire Erotique

Littérature adulte en ligne, histoires érotiques et récits coquins gratuits...

Le dolmen

Une jeune et belle femme rousse vient prendre possession d'un manoir à la sinistre réputation dans la région. Dans le parc du château se trouve un dolmen et ce que la chatelaine fait dessus n'est pas pour laisser indifférents quatre amis venus l'espionner...

Proposée le 25/06/2018 par Philus

Votre note pour cette histoire érotique
Nous vous remercions pour vos nombreuses contributions, elles motivent les auteurs à poster leurs histoires érotiques.

Thème: Jeu érotique
Personnages: FH
Lieu: Inclassable
Type: Roman


L’orage se déchaîna subitement sur la route de Plébeurdec en même temps que la nuit tombait. Henri le chauffeur de taxi, béret vissé sur la tête, pestait après ses essuie-glaces qui n’allaient pas assez vite à son goût à moins que ce ne fût après son métier qu’il exerçait depuis trop longtemps. Au milieu des éclairs et du tonnerre, la pluie frappait le pare-brise et le toit du véhicule avec une telle violence qu’aucune parole ne pouvait être échangée entre le passager et le conducteur.
— Un temps pareil, ils ne pouvaient pas le prévoir à la météo ? ! Nuit étoilée qu’ils disaient, je la vois mal partie la nuit étoilée ! Regardez-moi ça ! s’exclama le chauffeur à voix haute.
Il nettoya le pare-brise où l’eau dégoulinait avec un chiffon à moitié trempé, s’essuya la main après son pantalon de velours à la pascal et poursuivit :
— Et puis je n’y vois rien avec ces phares à la noix ! J’n’aurais jamais dû accepter c’te course ; je vais faire comment pour retourner à Quimper moi ?
Puis, l’air décidé, il murmura pour lui-même :
— Je sais ce que je vais faire…

Quelques kilomètres plus loin, enfin parvenu tant bien que mal à Plébeurdec, le taxi roula doucement sur le quai désert de la rivière traversant le village. La pluie s’était calmée, mais le ciel grondait toujours fortement et des nuages de vapeur montaient du sol surchauffé par le soleil et soudainement refroidi par l’eau des nues. On aurait pu aisément l’appeler le « quai des brumes ». Devant un bar-hôtel éclairé, Henri freina brusquement et gara le véhicule dans l’une des nombreuses places disponibles.
— Que faites-vous ? dit la passagère dont c’étaient les premiers mots depuis la gare de Quimper.
— J’arrête, c’est trop dangereux. Vous avez un hôtel ici, je vous conseille d’y passer la nuit et de repartir demain. Il faudra appeler un collègue à Quimper, ici il n’y a rien.
— Mais ce n’est pas ce que nous avions convenu !
— Désolé ma p’tite dame, je ne vais pas plus loin. C’est l’article 13 de notre règlement qui me le permet quand la route devient trop dangereuse.
— Mais il n’y a plus que cinq kilomètres !
— Cinq kilomètres d’accord, mais si vous connaissez le secteur vous devez aussi être au courant de l’état des routes. Dans le bois de Bradgoat, c’est sûrement impraticable avec les branches qui jonchent le chemin et puis je n’ai pas envie d’en prendre une sur le capot, parce que là, c’est pour ma pomme ! L’article…
— Oui, je sais ! L’article machin-chose du règlement. Combien je vous dois ? interrompit la passagère furieuse.
— Soixante-deux euros, répondit Henri sans même la regarder.
La femme sortit un billet de cent euros de son sac, le tendit au chauffeur et attendit patiemment la monnaie. Naturellement, elle ne lui laissa pas un centime de pourboire. L’homme appuya sur un bouton et le coffre de la voiture s’ouvrit ; même pour rendre le bagage à sa cliente, il ne voulait pas se mouiller. La passagère sortit prestement du véhicule, se saisit de sa valise et traversa le quai en courant pour s’engouffrer dans le bar.

Comme tous les samedis soir il était particulièrement bruyant, aussi jugea-t-elle préférable de s’installer à une table isolée en ayant pris soin de poser son manteau sur la chaise lui faisant face et sa valise à côté d’elle. Elle secoua sa chevelure fournie puis se contempla dans un miroir sorti de son sac. Le patron du bar actionna un interrupteur et une lumière chaude éclaira le visage de la nouvelle venue. C’était une jolie femme d’une trentaine d’années. Les cheveux roux, épais et bouclés lui arrivaient dans le milieu du dos. Sa peau d’un blanc laiteux tranchait avec ses habits noirs et ses yeux vairons, bleu azuréen à droite et vert de jade à gauche. D’une taille moyenne, mais élancée, elle se déplaçait avec grâce et savait fusiller du regard tout homme qui aurait émis envers elle une remarque jugée inconvenante. Le patron du bar, jovial, vint à sa table :
— Bonjour, Madame, fichu temps ! Hein ? Que puis-je vous servir ?
— Tout d’abord, avez-vous une chambre s’il vous plait ?
— Il m’en reste une qui donne sur le quai. Mais je vous rassure, la nuit Plébeurdec n’est pas très bruyante…
— D’accord, je la prends. Comme il est l’heure de diner, vous m’apporterez le menu du jour et une carafe d’eau, je vous prie.
— C’est parti ! répondit l’homme en faisant demi-tour sur place.

Assis à une table devant une pinte de bière, quatre individus devisaient entre eux en jouant aux cartes. Le bruit ambiant les autorisait à ne pas être trop discrets, aussi la conversation allait bon train sur la nouvelle arrivée.
— Putain la nana ! fit Edmond, un homme trapu et bedonnant, à la chevelure épaisse et grise comme sa blouse.
— Ouais, sacré canon ! répliqua Simon, son voisin de gauche, la quarantaine, les cheveux bruns, mais rasés pour masquer une calvitie plus que naissante.
— Je n’ose pas la regarder, se plaignit Jean, surnommé Jeannot, jeune homme élégant employé dans une boutique d’habillement de Plébeurdec et qui faisait face à Simon.
John, le quatrième larron tournait le dos à la femme dont il était question et n’en disait rien. Anglais de Falmouth, il travaillait depuis une quinzaine d’années dans la marine marchande française et jouissait actuellement de ses congés. Colosse blond au visage poupin, il aimait la bière bien plus que de raison et déjà sa vue ne portait plus assez loin pour apprécier ou non la nouvelle venue. Peu lui importait d’ailleurs pourvu que son verre fût plein, car à choisir il préférait, et de loin, savourer une nouvelle bière plutôt qu’une nouvelle femme.

Quand le patron eut servi sa cliente, celle-ci lui demanda :
— Dites voir, mon taxi m’a lâchée devant chez vous et ne m’a pas emmenée là où je voulais. Est-ce que quelqu’un pourrait me conduire demain au manoir de Kerrignan ? Bien sûr, je dédommagerais la personne.
À ces mots, le patron se signa. La femme sourit :
— Je vois que l’on est toujours aussi superstitieux dans le coin.
Sans relever, le patron de l’hôtel réfléchit deux secondes puis héla Jean, le jeune homme de la table des quatre joueurs de cartes.
— Jeannot ! Tu restes ici cette nuit comme d’habitude ?
L’interpelé hocha la tête affirmativement, l’air interrogateur.
— Demain, tu ne bosses pas, c’est dimanche. Tu peux déposer la dame au manoir ? Il n’y en a pas pour longtemps.
Jeannot rougit tellement de la tête aux pieds qu’il en oublia de se signer contrairement à Edmond et Simon. John était trop saoul pour cela et puis il avait déjà assez des croyances de sa Cornouailles natale pour s’embarrasser de celles des Bretons.
— Oui… Bien sûr, balbutia l’intéressé. Demain matin, après la messe, vers onze heures, ça va ?
Le patron du bar se tourna vers la jeune femme en guettant sa réaction.
— D’accord. Merci Monsieur, fit-elle en s’adressant de loin à Jeannot.
— Et à vous aussi, Monsieur ?
— Tessier. Rodolphe Tessier.
— Je suis Alouqa Boisramé-Créachcadec. Mais appelez-moi Alouqa.
À l’énoncé de ce nom, le visage de Rodolphe s’éclaira.
— Vous êtes la petite fille de la propriétaire qui est décédée l’année dernière ? On se demandait bien si elle avait des héritiers, comme on ne voyait personne…
— J’étais à l’étranger, coupa Alouqa en fixant de ses yeux étranges Tessier qui soudain préféra battre en retraite derrière son comptoir.
Apparemment satisfaite de la tournure des évènements, Alouqa plongea le nez dans son assiette et se régala du plat du jour : le kig ha farz.

*

Le lendemain matin vers dix heures et demie après une nuit sans histoire, Alouqa descendit dans la salle du café et commanda un thé. Le soleil matinal avait remplacé l’orage inopiné de la veille. La salle était déserte, car la messe n’était pas encore tout à fait terminée, mais quelques minutes plus tard les premiers fidèles quittant l’office se rendaient chez Rodolphe, tonitruants et réjouis. Le meilleur moment du dimanche matin semblait enfin être arrivé. Jeannot était accompagné de son ami Simon et quand ils entrèrent dans la salle, ils ne manquèrent pas d’aller saluer Alouqa. Le regard de Simon bavait d’une convoitise déplacée, quant à Jeannot, il paraissait toujours intimidé.
— Nous partons dans une demi-heure, si vous le voulez bien, dit-il à la jeune femme. En attendant, je vais boire un verre avec mon ami.
— Nous allons prendre un Muscadet. Vous joignez-vous avec nous ? proposa Simon maladroitement.
— Merci, c’est trop tôt pour moi, répliqua Alouqa sèchement. Je suis votre obligée, continua-t-elle en direction de Jeannot en lui décochant un large sourire charmeur.
Les deux hommes se dirigèrent vers le zinc. Tessier, sans même les regarder ni leur poser la moindre question, leur servit un verre de vin blanc. Les clients devenaient de plus en plus nombreux et le brouhaha qui s’installait progressivement permettait à Simon et Jeannot de bavarder sans être entendus.
— Putain, ce que j’aimerais me la faire celle-là ! confia Simon en parlant d’Alouqa.
— Tu devrais y arriver, répondit Jeannot. Si j’ai bien compris, elle va s’installer au manoir, c’est au moins pour les deux mois d’été. Non ?
— Peut-être, essaye de la cuisiner en l’emmenant, j’aimerais bien en savoir plus sur cette fille. Mais fais gaffe, il parait que l’arrière-grand-mère était une groac’h.
— Et tu n’aurais pas peur de la sauter ? fit Jeannot en riant.
— C’est pas pareil, rétorqua Simon en levant son verre vide en direction de Rodolphe qui comprit tout de suite ce qu’on attendait de lui. Mais il ne faut pas rigoler avec les croyances des anciens.
— Bon, moi j’y vais. Tu manges ici avec les deux autres tout à l’heure ?
— Oui, bien sûr.
— Alors, gardez-moi une place à table.
— T’inquiète, Jeannot. T’en auras à raconter !

Le visage virant sensiblement au pourpre Jeannot, empêtré dans un embarras flagrant, se dirigea vers Alouqa. Celle-ci comprit que l’heure était arrivée, aussi se leva-t-elle la valise à la main. Ils sortirent tous les deux sous les regards badauds des chalands et celui, concupiscent, de Simon quand Jeannot se rendit compte que le peu de savoir-vivre qu’il connaissait lui ordonnait de se charger de la valise. En le remerciant, Alouqa lui confia son bagage jusqu’à la voiture stationnée à une centaine de mètres du bar. Jeannot rangea la valise dans le coffre et ouvrit galamment, la portière passager à la jeune femme. Le trajet ne fut pas très long, même dans le bois de Bradgoat, où les branchages au sol n’étaient ni nombreux ni effrayants. Sans nul doute Henri, le chauffeur de taxi, avait-il été plus effrayé par la destination que par l’orage en lui-même. L’itinéraire pour le manoir de Kerrignan se poursuivit par une large allée en sous-bois butant sur un portail imposant en fer passablement rouillé. Sur les instructions d’Alouqa, Jeannot descendit du véhicule et ouvrit les deux battants pour pouvoir continuer sa route. Un kilomètre à travers un parc boisé plus loin apparut le manoir, sorte de grande malouinière, de granit recouvert d’ardoise aux nombreuses ouvertures et flanqué de deux tourelles aux fenêtres en forme de meurtrière. Le conducteur arrêta le véhicule au pied du perron.
— Voulez-vous que je vous monte la valise ? s’enquit Jeannot.
— Pas tout de suite, j’ai dit à Monsieur Tessier que je dédommagerai mon éventuel chauffeur.
— Je vous en prie ! fit-il sincèrement. Pas d’argent pour si peu voyons.
— Un dédommagement n’est pas forcément pécuniaire, fit-elle en décrochant sa ceinture de sécurité et en s’approchant de Jeannot qui n’en menait pas large.
— Que vou… lez-vous… dire ?

Alouqa ne répondit pas. Avançant sa main droite entre les jambes de Jeannot, elle se saisit de la bosse que formait son sexe dans son pantalon. Jeannot sursauta, mais la surprise le paralysait.
— Détends-toi Jeannot, détends-toi. Ferme les yeux et laisse-moi faire.
Sur ces paroles, Alouqa fit glisser adroitement la fermeture de la braguette du pantalon et en déboutonna tout aussi habilement la ceinture. Plongeant la main dans le slip déjà bien tendu, elle en sortit la verge en érection et passa l’élastique du sous-vêtement sous les testicules. Jeannot, les yeux grand ouverts, fixait le plafond de l’habitacle en ayant peur de la regarder agir. La jeune femme continua posément la tâche qu’elle avait commencé à exécuter ; décalottant le pénis de Jeannot, elle tira sur le frein du prépuce assez fort et approcha ses lèvres. À l’aide de sa langue pointée, elle parcourut plusieurs fois le tour de la base du gland en s’attardant sur le filet qu’elle caressa du dessous de la langue. Sa main comprima fermement les testicules ce qui fit gémir Jeannot puis, brusquement, elle plongea la moitié de la verge dans sa bouche en entamant de lents et longs aller et retour de ses lèvres serrées. Jeannot ne geignait plus, il poussait de petits cris plaintifs. Il s’enhardit soudain à ne plus contempler le plafond de la voiture et porta ses yeux sur Alouqa. Il ne voyait qu’une masse de cheveux qui montait et descendait doucement. La lente ondulation de la chevelure rousse lui rappelait le déplacement de la méduse qui l’avait piqué étant gamin quand il s’était baigné à la plage de Penhoat. Cette méduse-ci allait maintenant plus haut et descendait encore plus bas, mais elle ne brûlait pas, loin de là. Tout son sexe, de la limite du scrotum à l’extrémité du gland, était plongé dans cette fournaise humide et douce quand soudain il sentit quelque chose monter en lui.

Oh non ! Pas ça ! Il savait bien ce qu’il lui arrivait, mais il n’osait pas. Pas dans sa bouche ! Que va-t-elle penser de lui ? Cette question n’avait pas fini de résonner dans la tête de Jeannot qu’il poussa un cri phénoménal, un râle de joie, de souffrance et d’orgasme mêlés. Chaque éjaculation, et il y en eut beaucoup, lui donnait des remords. Il visualisait des litres de sperme affluant dans la bouche d’Alouqa, impuissante à endiguer le flot comme si elle s’était trouvée en face d’un robinet sombrant soudain dans la folie. Imperturbable, la chevelure allait, venait, allait, venait, allait, venait… Puis, son gland devint douloureux. Il ne pouvait plus éjaculer, il était vidé, le robinet était enfin fermé. Prenant la tête rousse des deux mains, il la remonta vers son visage en tremblant. Alouqa le regardait en souriant, de la semence coulait des commissures de ses lèvres. Du bout du doigt, elle récupéra le liquide séminal qui s’échappait pour le lécher avidement, avant de déglutir en une profonde extase. Elle avança alors sa bouche vers celle de Jeannot et l’embrassa longuement en lui aspirant la langue et en enserrant, à lui faire mal, le scrotum qu’elle n’avait pas lâché.
— Nous sommes quittes maintenant, dit la jeune femme en replaçant d’un geste vif le slip dans sa position d’origine.
Sans attendre la réponse qui ne serait de toute façon pas venue, Alouqa sortit de la voiture, prit son bagage et grimpa la volée de marches du perron. Se retournant une dernière fois, elle fit un signe à Jeannot pas très bien remis de ce qu’il lui arrivait et pénétra dans la maison. Ce fut seulement quand la porte fut fermée que le chauffeur improvisé eut la force d’effectuer un demi-tour et de rentrer à Plébeurdec. Dans son exultation, il n’avait même pas songé à refermer son pantalon, mais avait eu cette fois-ci la présence d’esprit de se signer à trois reprises.

*

De retour chez Rodolphe, Jeannot était tout excité, pressé de raconter son aventure extraordinaire. Devant son premier pastis, le quatrième pour ses compagnons qui l’attendaient, il conta par le menu le voyage et le « dédommagement » qui lui avait été accordé. La trogne des trois amis, déjà rougie par l’apéritif, devenait pivoine au fur et à mesure que Jeannot avançait dans sa narration. Au dessert, le vin ayant parachevé le travail, les quatre gaillards étaient particulièrement ivres.
— C’est une fieffée salope ! constata Edmond.
— Je te jure que je me la fais avant la fin du mois, reprit Simon.
— Je serais curieux de voir ça, continua John en vidant la chope de bière qui lui servait de digestif.
— Moi, c’est déjà fait… se vanta Jeannot.
— Elle t’a fait une pipe, c’est tout ! minimisa Simon, un peu jaloux. T’as pas eu son cul !
— C’est déjà pas mal, dit Edmond. J’aurais bien aimé être à sa place.
— Bon assez parlé, voilà ce que je vous propose. Ce soir, nous allons rôder dans le parc du manoir et épier ses faits et gestes. Une fille pareille, ça ne peut pas rester en manque ! Elle doit bien se faire mettre d’une manière ou d’une autre. Si elle n’a personne pour ça, on va lui en proposer quatre d’un coup, mais je me réserve la primeur. Qu’est-ce que vous en pensez ? Hein ? suggéra Simon.
— Faut voir, articula Edmond évasivement.
Les deux autres s’entre-regardèrent et répondirent en chœur qu’ils étaient d’accord.
— Alors ce soir à vingt et une heures, la nuit sera déjà tombée, annonça Simon qui paraissait avoir pris le contrôle des opérations. Nous allons au manoir et nous essaierons de savoir qui peut bien la baiser ici. Jeannot, on prend ta voiture.
Les quatre compères, en un ensemble parfait, levèrent leur verre et s’écrièrent :
— Yec’hed mat !

À l’heure dite, non loin de chez Rodolphe, Jeannot attendait dans la voiture. Il fut rejoint rapidement par ses trois amis. John, prévoyant, avait emporté quelques canettes de bière, les autres préféraient boire une fois rentrés de leur excursion. Ils roulèrent jusqu’au portail de la propriété, hésitèrent, puis décidèrent de continuer quelques centaines de mètres en voiture, mais tous feux éteints. À environ deux cents mètres du manoir, ils descendirent du véhicule et se dirigèrent vers les fenêtres illuminées en se déplaçant sous bois, évitant ainsi la grande allée. Leur attention fut toutefois rapidement attirée par une lumière faiblement dansante provenant d’une lanterne accrochée dans un arbre et ils changèrent de cap. La lampe éclairait mollement une clairière au milieu de laquelle était planté un petit dolmen de la taille d’une grosse table de cuisine. Non loin de cet édifice se tenait Alouqa, affairée à déployer une espèce de nappe dont elle recouvrit la dalle de pierre horizontale. Quand ce fut fait, elle ôta élégamment son déshabillé vaporeux sous les yeux exorbités de ses spectateurs dissimulés en dévoilant une poitrine superbe qu’aucun soutien-gorge ne masquait. En culotte noire à dentelle, elle s’étendit sur le tissu en fixant le firmament, prit vers elle une sacoche qui était restée au pied du mégalithe et entonna une mélopée composée d’une suite de mots incompréhensibles pendant plusieurs minutes. Les quatre amis se regardèrent inquiets et se signèrent, même John que la scène effrayait.

Alouqa se tut, prit la ceinture de sa culotte des deux pouces et, en un geste élégant et exercé, la passa par les pieds et la laissa choir sur les feuilles mortes. Écartant les jambes, elle exhiba sa vulve surmontée d’une toison rousse et dense. Les quatre hommes n’en pouvaient plus, certains avaient déjà le sexe dur comme fer. Doucement, Alouqa glissa la main vers son mont de Vénus et commença à titiller son clitoris. Le doigt central coudé, les autres pointés comme des cornes, elle allait et venait délicatement le long des lèvres de son sexe. Tous les trois ou quatre aller et retour, Alouqa toujours de son médius, excitait son clitoris d’un mouvement transversal ultra rapide, mais de courte durée. Ensuite, elle revenait à la lente caresse de ses lèvres. Quand elle stimulait son clitoris, Alouqa poussait de petites plaintes aigües. La série de caresses dura un quart d’heure et chaque épisode clitoridien augmentait l’intensité sonore de ses gémissements. Soudain, la jeune femme se cambra sur le tissu, seuls ses épaules et ses pieds reposaient sur la dalle de pierre. Sa main énergique agaçait son petit bouton si rapidement qu’elle en devenait floue, puis ce fut un râle d’orgasme phénoménal, bestial, diabolique, accompagné par un jet puissant d’un liquide semblant émaner de son vagin. Les quatre amis en eurent le souffle coupé, seul Edmond put déclarer :
— Une femme fontaine, je croyais que c’était des histoires…

Après un dernier gémissement, Alouqa se rallongea, la main trempée coincée entre ses cuisses fermées. Elle contrôlait sa respiration puis, quelques minutes plus tard, sortit un long godemiché blanc de la sacoche qu’elle avait près d’elle. Elle reprit sa position, sur le dos, jambes écartées, puis son vagin mouillé n’exigeant plus de préparation, elle introduisit le phallus de plastique en une seule fois jusqu’à la garde. Le soupir qu’elle poussa à l’occasion résonna dans le bois comme la plainte d’un animal blessé. Les quatre hommes étaient comme hypnotisés. Simon commençait sans même s’en apercevoir, à se caresser le sexe à travers le pantalon. Tous avaient les yeux rivés sur l’entrejambe de la jeune femme rousse, ils étaient en transe. Le godemiché ressortit du vagin doucement puis y replongea brusquement accompagné de la même plainte. De nombreux aller et retour similaires plus tard, trois puissants jets vaginaux conclurent le deuxième orgasme d’Alouqa sous les yeux éberlués des quatre amis. La jeune femme recommença avec un autre godemiché moins long, mais plus épais, puis avec un autre dont l’extrémité était garnie de petits picots de caoutchouc, puis encore un autre et un autre… Chaque fois, une incroyable fontaine venait achever l’excitation sexuelle qu’elle se provoquait seule. Au huitième ou dixième orgasme, personne ne comptait plus, Alouqa se leva, ramassa ses affaires et, nue comme un vers, rentra en direction du manoir. Les quatre amis restèrent cois un moment. Simon finit par éclater en se tournant vers un fourré :
— Ah, la salope ! Je n’en peux plus !
À ces mots, il sortit son pénis de sa braguette et se masturba si rapidement qu’en dix secondes à peine, il éjacula à deux mètres de distance en poussant des soupirs étouffés. Personne ne fit attention à lui et, sans se donner le mot, tous revinrent à la voiture d’un pas lent, une barre de béton dans le pantalon sauf Simon qui venait de se soulager.

La route du retour fut avare de paroles. Jeannot et John retournèrent dormir chez Rodolphe, Edmond qui était veuf et Simon célibataire rentrèrent chez eux. Il était une heure du matin quand chacun d’eux fut couché ; cinq minutes plus tard, tous se masturbaient…

*

Les occasions de rendre visite au manoir ne manquèrent pas pendant ce mois de juillet et à chaque fois, les quatre compères assistaient au même spectacle. Ils en déduisirent que la belle Alouqa d’une part n’avait pas d’amant et d’autre part qu’elle se donnait du plaisir de cette manière tous les soirs faisant preuve ainsi d’une colossale santé. L’exemple de Simon de la première nuit fit école et, l’un après l’autre, Jeannot, Edmond et John en arrivèrent à se masturber en même temps que lui en contemplant la jeune femme. Un soir cependant, quand ils parvinrent à la clairière du dolmen, Alouqa était habillée et assise sur la dalle de pierre. Pas de nappe ni de sacoche à godemichés, les amis s’entre-regardèrent étonnés. Au bout de quelques minutes, Alouqa dit d’une voix haute et forte :
— Tiens, vous voilà enfin ! Je commençais à m’ennuyer sans vous !
Rien ne se passa.
— Alors ? Vous êtes devenus sourds ou quoi ? poursuivit-elle en descendant de la pierre.
Un à un, penauds, les quatre amis sortirent de leur cachette avec précautions et s’approchèrent du mégalithe.
— Vous n’en avez pas marre de vous branler en me matant ? Vous ne préféreriez pas me sauter ? Jeannot, tu sais que je suis un bon coup ? Non ?
De plus en plus abasourdi, personne n’osait répondre. Puis, Simon reprit un semblant de courage :
— Là ?... Maintenant ?...
— En voilà enfin un qui a retrouvé sa langue ! Tant mieux, j’en aurai besoin, fit Alouqa en riant. Elle poursuivit en indiquant le manoir :
— Non pas ici mon grand, chez moi. Mais auparavant, il vous faudra gagner au jeu de l’oie…
— Au jeu de l’oie ? reprirent en chœur les quatre hommes.
— Vous avez bien entendu. Vous faites une partie de jeu de l’oie. Moi je ne joue pas, je suis le prix à gagner, mais attention, je donne aussi les gages.
— Mais nous sommes quatre ! fit John dans sa logique tout anglo-saxonne.
— Oui, je sais, mais j’ai trois orifices je te rappelle, ils seront pour les trois premiers. Chacun choisira le sien selon son rang d’arrivée. Le dernier aura droit à ma main, mais ce n’est pas un simple lot de consolation, elle est très habile. D’ailleurs et sauf erreur, vous avez déjà vu de quoi elle est capable depuis le début du mois… Alors, on y va ?

Tout comme, selon Grimm, les rats ont suivi le joueur de flûte de Hamelin, les quatre compagnons se mirent en marche, comme hypnotisés derrière la belle Alouqa. Arrivés dans le manoir, ils furent introduits dans un salon éclairé et confortable. Une table basse en son milieu supportait un plateau de jeu de l’oie en bois précieux. Quatre fauteuils de cuir tendaient aimablement leurs accoudoirs.
— Voilà messieurs, je ne vous rappelle pas les règles du jeu. C’est à vous.
Simon, reprenant l’initiative, prit deux dés et les lança.
— Le plus fort commence. 7 !
Un peu déçu, il passa les dés à John.
— 5 ! Oh, my God !
— 11 ! fit Jeannot tout excité.
Edmond fit durer le plaisir en secouant les deux dés dans ses mains pendant plus longtemps que nécessaire.
— 2 ! dit-il catastrophé tandis que les trois autres riaient aux éclats.
Simon déclara :
— Bon, d’abord c’est Jeannot, puis c’est moi, John et en dernier, Edmond.
Les quatre amis se placèrent dans les fauteuils dans cet ordre sous le faisceau inquiétant des yeux vairons d’Alouqa.
— La partie est ouverte, dit-elle en se frottant les mains.
Avec un grand geste théâtral, Jeannot lança les dés :
— 6 ! Le pont, dit-il.
— Tu vas jusqu’au 12 je te signale, compléta Alouqa. Mais en 12, il y a un mendiant appuyé sur sa canne. Non seulement il te dépouille, mais en plus il te plante sa canne dans le cul !
— Simon, tu es celui qui est derrière Jeannot, tu n’as pas de canne donc, tu dois le sodomiser pour continuer. Si l’un de vous refuse, il est disqualifié.
— C’est une blague ? dit Jeannot.
— C’est moi qui donne les gages, je te rappelle.
— Mais je ne peux pas faire ça ! déclara Simon.
— Alors, disqualifié ?
Simon se rattrapa :
— Non, non, d’accord. Jeannot, j’ai toujours pensé que tu devrais aimer ça. Prépare-toi, ça ne sera pas long.
— Traite-moi de pédé, pendant que tu y es ! répliqua Jeannot.
— Non ! Ce n’est pas ça, mais on a tous des fantasmes et je crois que te faire enculer fait partie des tiens.
Edmond et John ne disaient rien. Ils écoutaient l’un et l’autre avec attention et se demandaient comment cela allait finir, mais encore plus quels seront leurs gages respectifs.
— J’ai de la vaseline, si ça peut vous décider… dit Alouqa innocemment.
— Bon d’accord, dit Jeannot. Mais fais vite !

Simon et Jeannot s’écartèrent de la table et baissèrent leur pantalon et slip simultanément. Prenant le tube de vaseline, Simon en enduisit son membre, heureusement d’une taille moyenne, et l’anus de Jeannot. Il se plaça derrière son ami, apposa son gland contre son sphincter et, tous deux debout, d’un coup de reins sec enfonça sa verge d’une dizaine de centimètres. Jeannot s’écria :.
— Aïe ! Tu m’as fait mal au cul, salopard !
— Mais non, rassura Alouqa un sourire aux lèvres. Ça fait toujours ça au début, crois-en mon expérience. Après, ça rentre tout seul, vous verrez tout à l’heure quand ce sera mon tour.
Sur ces paroles, les deux amis furent plus motivés et Simon entama une série d’aller et retour dans le rectum de Jeannot. Au bout de quelques minutes, Simon poussa un soupir profond et dit fort à l’oreille de Jeannot :
— Je jouis ! Je jouis ! Je jouis… Ahhhhh !
Les deux amis restèrent collés une dizaine secondes supplémentaires puis Simon se retira. Edmond et John se regardaient, ils ne savaient pas s’ils devaient en rire ou en pleurer. Simon et Jeannot se reculottèrent n’osant pas affronter le regard des autres.
— C’était une très belle baise, bravo ! fit Alouqa enjouée. À toi Simon.
Simon n’était plus si convaincu. Le numéro 63 était loin et il risquait encore de tomber sur de nombreux gages.
— 9 ! Cinq et quatre !
— Veinard, fit Alouqa, tu vas en 53. Il y a un jeu de douze quilles et une boule. Tu jettes la boule et tu fais tomber neuf quilles. Il en reste trois, tu dois les sucer. Il n’y a pas de quilles ici, aussi tu feras une pipe à tes trois amis. Tu refuses et tu es disqualifié. Alors ?
— Les sucer ? implora Simon.
— Oui, les sucer et si l’un de vous refuse, il sera disqualifié.
— Je suis d’accord, dit Edmond.
— D’accord ! fit Jeannot qui trouva ici le moyen de se venger de ce qu’il avait subi.
— OK pour moi, termina John.

Les quatre amis ne s’étaient en vérité jamais vus nus, même quand ils se masturbaient ensemble en observant Alouqa se caresser sur le dolmen. Edmond, Jeannot et John avaient sorti et décalotté leur engin du pantalon. Simon les détaillait d’un œil intimidé. Le pénis de Jeannot était comparable au sien, dans la moyenne aussi bien en longueur qu’en diamètre. Edmond avait une verge plus mince, mais plus longue terminée par un gland épais incomplètement décalotté en raison d’un léger phimosis non opéré. Quant à John, il avait des testicules énormes surmontés d’un pénis très fin et très court. Il décida de commencer par celui-là et s’agenouilla entre les jambes de son ami sous le regard intéressé des trois autres témoins. Fermant les yeux, il goba le gland et le suça avidement tout en branlant le pénis en même temps. La manœuvre porta ses fruits, car cinq minutes plus tard, John éclata :
— I come ! I come !

Simon eut un temps d’arrêt lorsqu’il reçut en pleine bouche le premier jet de sperme de son ami qu’il ne voulut pas avaler de même que tous les suivants. Les grosses gonades de John montraient de quoi elles étaient capables en éjaculant une dizaine de fois. Le liquide séminal coulait de la bouche de Simon sur la verge de John, le bruit de succion mouillée qui accompagnait l’orgasme résonnait de curieuse manière ; enfin John repoussa la tête de Simon qui se cacha les yeux derrière sa main tant la honte lui montait au front.
Inflexible, Alouqa poursuivit :
— Belle pipe, mais il t’en reste encore deux à faire, et cette fois-ci, tu avales.
Simon la regarda, se releva et lui cracha en postillonnant un peu de sperme :
— Crois-moi, si je gagne je choisis ta bouche ; et toi aussi, il faudra que tu avales, c’est moi qui te le dis, bougre de salope.
Alouqa eut un sourire étrange.
— En attendant, c’est à toi ! Et bon appétit !
D’un geste brusque, Simon agrippa la jambe de Jeannot et se cala devant le fauteuil en s’agenouillant.
— Allez ! Amène ta bite !
Jeannot, intimidé par l’attitude de son ami, s’exécuta prudemment. Simon se jeta sur le gland qu’il venait de décalotter d’un coup sec et le suça. Au bout de dix minutes, Jeannot était à point. Il retint soudain la tête de Simon comme pour l’empêcher de partir et lui cria :
— T’arrête pas ! T’arrête pas !
En même temps qu’il parlait, de violentes éjaculations s’échappaient de sa verge et remplissaient la bouche de Simon. Quand Jeannot le repoussa, Simon déglutit avec peine le produit de l’orgasme de son ami et se tourna vers Alouqa, la bouche béante :
— Tu vois, il n’y en a plus !
— Bien ! Plus qu’une.
Edmond, afin d’écourter le gage de son ami, s’était masturbé sans aller jusqu’à l’orgasme en le regardant opérer sa fellation sur Jeannot. Il était donc fin prêt et quand Simon s’approcha de lui, ce fut lui qui enfourna sa longue verge le plus loin possible et qui fit les mouvements d’aller et retour. Simon laissait faire et se contenta d’avaler le liquide séminal qu’Edmond ne mit pas longtemps à éjaculer. Simon s’essuya les lèvres d’un revers de manche.
— Alors, comme ça c’est bon ?
Les yeux d’Alouqa le méprisaient.
— À toi, John, se contenta-t-elle de répondre.

— 9 ! Six et trois, je vais en 26, je crois.
— Oui 26, dit Alouqa. Une belle paysanne te regarde passer en te souriant. Au suivant.
« Ouf ! » songea John tandis qu’Edmond lançait les deux dés.
— 7 !
— Une autre paysanne lave son linge au lavoir. Elle est à quatre pattes, te tend sa croupe et tu la baises par-derrière. Il n’y a pas de femme ici, à part moi, mais je suis hors jeu, alors tu encules John. Jeannot y est déjà passé.
« Shit ! » pensa John à nouveau.
Dépassé par les évènements, aucun des deux protagonistes ne trouva à redire. John se mit à genoux les jambes écartées et les fesses en l’air. Edmond prit le tube de vaseline et s’en couvrit le sexe ainsi que l’anus de son ami. La pénétration fut longue et l’orgasme d’Edmond, qui avait déjà éjaculé dans la bouche de Simon, mit une éternité à venir. Quand ce fut terminé, Edmond se retira et John passa sa main dans la raie des fesses en geignant et pleurnichant.
— Jeannot, c’est ton tour !
— Encore 6, ça fait 18.
— En 18, il y a une oie. Tu vas jusqu’en 24. Il y a un sabotier. Tu prends ta chaussure et tu te branles dedans. Je veux voir le sperme couler de la semelle intérieure.

Les quatre amis bien que choqués, voire envoûtés, commençaient à être d’avis qu’Alouqa déraisonnait. Toutefois, elle avait une telle emprise sur eux que Jeannot enleva sa chaussure droite, y glissa sa verge en érection et en appuyant fort sur le cuir, se masturba dedans jusqu’à éjaculation. Quand il retira son sexe, il mit sa chaussure à la verticale et quelques gouttes de liquide séminal tombèrent à terre.
— Bien ! Tu es un bon petit. À toi, Simon.
— 10 ! Soixante-trois !!! hurla-t-il.
— Bravo mon cher, gagner en deux coups c’est fort, chapeau ! Tu peux choisir ton orifice en premier.
— Je l’ai déjà choisi tout à l’heure, toi aussi tu vas en avaler.
— John ? fit Alouqa imperturbable.
En raison de son anus douloureux, John avait du mal à rester assis. Debout, il lança les dés.
— 10 !
— Tu vas en 36 et oh ! C’est une oie, donc 46. C’est un collier de fleurs. Tu vois le bouquet derrière toi, tu tresses les fleurs, tu en fais un collier et tu te masturbes avec. Interdiction de te toucher la bite avec les doigts. Ce sont des roses ? Tant pis, je n’ai que ça, termina-t-elle en riant.

John dévisagea Alouqa pour savoir si elle parlait sérieusement. Ne parvenant pas à en décider il se tourna, interrogateur, vers ses amis qui le lâchèrent en regardant dans une autre direction. Il s’approcha du bouquet de roses et prit trois fleurs qu’il tressa à la manière d’une natte en se piquant copieusement les doigts. Il parvint tout de même à éliminer les épines, mais l’ensemble n’était pas très souple. Sa tresse terminée, il l’enroula autour de son membre et commença une masturbation dont il se souviendrait toute sa vie. Le gland, heureusement protégé par un prépuce serré, n’eut pas trop à souffrir de la manœuvre, mais toute la peau de la verge fut durement mise à l’épreuve. Quelques minutes plus tard, un cri d’orgasme jaillit de la gorge du colosse blond et trois giclées de sperme, pas plus, surgirent de son méat. Le spasme terminé, il s’empressa de retirer la tresse de sa verge lacérée sous le rire moqueur d’Alouqa. John, qui n’était pourtant pas un méchant garçon par nature la regarda fixement et lui dit :
— Je crois que moi aussi j’ai choisi l’orifice que je vais enfiler et ça va te faire mal…
— Encore faut-il gagner mon grand ! rectifia Alouqa en riant.

La partie dura encore une heure ou deux, agrémentée de sodomie, de fellations et de masturbations en tous genres. L’ordre d’arrivée définitif fut Simon, suivi de John, Edmond et en dernier Jeannot. Simon et John avaient eu l’orifice qu’ils voulaient, Edmond fut ravi d’avoir pu choisir le vagin de la belle rousse. Jeannot se consola en se disant qu’il avait déjà bénéficié des faveurs d’Alouqa et qu’il goûterait certainement autant la douceur de ses doigts.
— Alors vous êtes prêts pour la distribution des prix ? fit la jeune femme étrangement amusée.
— Je te suggère d’attendre une heure ou deux avant. Toutes ces épreuves nous ont mis à plat, autant l’un que l’autre.
— D’accord. Rejoignez-moi dans la chambre à côté à cinq heures. Je vais faire un brin de toilette et dormir un peu.
Les quatre amis acquiescèrent et décidèrent également de se reposer afin de faciliter leur remise en forme.

*

Ce fut John qui s’éveilla le premier :
— Eh ! Les gars ! Il est cinq heures dix !
Tout le monde se réveilla rapidement et les quatre hommes se dirigèrent vers la chambre de la belle. Enfin, ils allaient pouvoir donner libre cours à leurs fantasmes ! Simon poussa la porte et entra suivi de ses compagnons. La pièce était faiblement éclairée, une forme humaine se dessinait sous les draps. Ils montèrent sur le lit tous les quatre, mais la silhouette soudain disparut, puis ce fut le tour du lit, puis de la chambre et enfin du manoir. Debout et nus près du dolmen les quatre amis fixaient sans comprendre Alouqa habillée et assise sur la dalle de pierre.
— Que s’est-il passé ? questionna Jeannot.
— Une groac’h, je vous avais dit que c’était une groac’h ! déclara Simon.
— Eh oui ! Une groac’h ! Avouez que mon petit tour est original.
Les quatre hommes se signèrent énergiquement, ce qui fit rire Alouqa aux éclats.
— Vous vous signez, mais voyez à quel point votre queue vous mène, ce que vous êtes prêts à faire pour tirer un coup ! Alouqa ne s’est jamais masturbé sur le dolmen, par contre vous, vous n’avez pas hésité à vous enculer et à vous sucer mutuellement pour parvenir à me baiser ! Vous allez vous en vanter maintenant ? Tout cela n’a été qu’illusions, Messieurs, sauf pour ce que vous avez fait entre vous ! Ça m’a bien fait rire, mais vous êtes vraiment laids…
Abasourdi par la déclaration de la jeune femme, aucun des hommes ne parlait.
— Et moi, dans la voiture ? finit par émettre Jeannot d’une petite voix.
— Oui, là je reconnais que je me suis laissée séduire par ta jeunesse. Et puis, tu étais si innocent. Tu m’as emmenée sans exiger de contrepartie, tu as été honnête avec moi, mais pas cette fois-ci et comme les autres, tu as mérité ce qui t’arrive.
— Partez maintenant ou bien j’évoque mon Maître.

Personne ne songea à lui demander qui était son maître, les yeux vairons et les cheveux roux d’Alouqa devenaient soudain très explicites. Les quatre amis ramassèrent leurs affaires et détalèrent avec effroi pour s’engouffrer dans la voiture qui n’avait pas bougé de l’allée.

Ils ne se rhabillèrent en maugréant qu’une fois passé le portail du manoir, mais le retour à Plébeurdec se fit dans un silence pesant.

© Copyright : Ce récit comme tous les autres sont protégés par le Code de Propriété Intellectuelle.


Laisser une note/commentaire (ou bien faire un signalement)

Histoire-Erotique.org lutte contre le plagiat pour protéger les oeuvres littéraires de nos auteurs.

Cette page est destinée à être consultée en ligne et ne peut pas être imprimée ou copiée.

© Copyright : Ce récit comme tous les autres sont protégés par le Code de Propriété Intellectuelle. Un nombre important d'auteurs nous ont donné l'exclusivité totale de leurs textes.

Fermer définitivement L'activation des cookies et de javascript est nécessaire à son bon fonctionnement. Suite à des abus avec les notes, nous avons apporté quelques modifications à celui-ci pour plus de partialité envers les auteurs qui sont très sensibles à ce que vous pensez de leurs histoires érotiques.
La nouvelle version a pour but d'éviter au maximum les abus inhérents à la notation des récits coquins, et donc des auteurs (les votes multiples par exemple).
Il sera maintenant impossible de noter plus d'une fois la même histoire érotique.
Les notes attribuées à la volée pour un même auteur (qu'elles soient bonnes ou mauvaises) seront modérées.

Commentaires de l'histoire :

Roleplayer
Très original. Un bon moment de lecture.
Posté le 27/06/2018


Voir les autres récits érotiques de cet auteur ou bien pour le contacter par email


Histoires érotiques choisies :