Histoire Erotique

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Des cours très particuliers, épisode 3

Mégane honore son engagnement auprès de Fernand Dernau à contrecoeur mais la soirée prend une tournure à laquelle elle ne s'attendait vraiment et lui fait apprendre de nombreuses choses sur elle-même.

Proposée le 27/11/2023 par Agentchelateur

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Thème: Première fois
Personnages: FH
Lieu: A la maison, intime
Type: Fantasme


CHAPITRE 1

Le repas entre Mégane et Fernand Dernau continua dans une étrange sérénité. La situation s'était stabilisée et même le jeune serveur ne resta plus totalement fixé sur la poitrine si parfaite de la jeune femme que le décolleté mettait tellement en évidence. Cela ne voulait pas dire que la gêne de Megane s’était estompée, loin de là, mais, au moins, elle était devenue supportable.

Mégane était habituée à manger dans des restaurants et elle bénéficiait d’une cuisine raffinée chez elle mais, dans ce restaurant, elle atteignait de vrais sommets. Ses parents étaient aisés mais eux-mêmes n'avaient jamais mangé que deux fois en ce lieu où il fallait réserver des semaines à l'avance. Le prix d'un repas dépassait facilement les cent euros.

Il y avait chez cet homme un étrange mélange entre une grande discrétion dans la vie de tous les jours et une volonté apparente d'afficher sa richesse devant les personnes avec lesquelles il signait des contrats.

Ce fut, bien entendu, lui qui décida du moment de la fin du repas. Il ne sortit aucune carte de crédit et on ne lui apporta aucune addition. L’esprit désormais acéré de la jeune fille comprit tout que, tout simplement, il avait une sorte de compte. Il était clairement un habitué de ces lieux.

Elle se leva rapidement en prenant bien soin que sa jupe ne se relevât pas. Elle était courte et relativement serrée. Un mauvais geste pouvait très bien exhiber ses fesses et plus encore tant ce string qu’il l’obligeait à porter révélait son anatomie.

Ils traversèrent la salle et elle sentit à nouveau le poids des regards des hommes et des femmes sur son corps. Elle ressentit une étrange sensation comme celle qu'elle avait éprouvée au lycée dans l'après-midi sauf que, dans ces circonstances, elle attisait l’envie et la jalousie d’adultes.

Ils avaient pris la limousine. Ce qui n’était pas une habitude pour le professeur qui préférait conduire quand il se déplaçait seul. Utiliser ce véhicule était un autre moyen de montrer sa fortune et sa puissance à une personne qui était pourtant déjà en position de faiblesse devant lui.

Cette limousine était incroyablement large. Mégane se demanda même s’il n’était pas besoin d’un permis spécial pour la conduire. Lors du premier trajet, elle avait tellement été gênée par le fait qu’elle avait été obligée de révéler à un inconnu toute son intimité qu’elle n’avait pas remarqué ces particularités. Il y avait surtout une grande banquette sur laquelle on pouvait littéralement s'allonger sans difficulté.

Il s’installa avant de tapoter juste à côté de lui pour indiquer la jeune fille l'endroit où il voulait la voir s’installer. Le chauffeur ferma doucement la portière derrière elle, remonta dans la voiture et redémarra immédiatement en prenant bien soin de fermer le plexiglass de séparation. Ses deux passagers bénéficiaient donc d’une véritable intimité.

Fernand Dernau commença à avoir les mains baladeuses. Il en posa une sur le genou de la jeune femme qui se mit à trembler et résista difficilement à l’envie de le repousser. Cela faisait partie du contrat.
L'autre main remonta le long de son corps et vint se placer derrière son cou et le nœud qui retenait le haut de son vêtement. Il avait les mains agiles et le défit très facilement. Les deux lanières qui cachaient encore sa poitrine tombèrent alors sur son ventre et ses seins magnifiques et artificiels furent libérés.

Elle retint un frisson. Il ne faisait pas froid, au contraire, et, de toute manière, son corps s'était habitué puisque le vêtement ne lui tenait pas chaud. Ce fut, à nouveau, une réaction de pudeur bien qu’il l’eût déjà vue toute nue moins de deux heures auparavant.

Il se mit à jouer avec sa poitrine. Le travail du chirurgien était littéralement fantastique car ses seins avaient gardé toute leur sensibilité. À partir du moment où sa puberté avait commencé, Megane avait gardé comme une sorte le complexe de cette lourde paire de mamelles qui tombaient lamentablement sur son ventre. Supporter le regard des autres aussi avait été difficile à accepter car on la considérait tantôt comme un objet de désir malsain ou comme une sorte d'aberration. Dans leur cruauté, certains de ses congénères au collège l'avaient baptisée la vache laitière et lui demandaient quand on pouvait lui tirer le lait. Ces petits mais réels traumatismes conjugués aux montées d’hormones et aux modifications de l’adolescence l’avait conduite au drame qui avait changé sa vie.

Après l’opération, tout avait changé. La vache à lait avait disparu et elle était devenu un objet de fantasme. Même ceux ou celles qui tentaient de se moquer d'elle gardaient au fond de la voix un accent de frustration qui faisait que leurs quolibets apparaissaient comme bien fades.

Elle se regardait souvent dans les miroirs, admirant ces deux collines si bien dessinées qui restaient fabuleusement sensibles au toucher. Elles lui paraissaient même plus réactives que quand elle avait ces deux immenses pastèques flasques. Encore une fois, il y avait un sentiment de fierté à être ainsi. Le regard des autres n’était plus une obsession mais il restait gratifiant.

Mais ce physique était, aussi et surtout, la conséquence de la volonté de Dernau de faire d'elle un objet sexuel. Elle en prenait pleinement conscience alors qu’il jouait avec gourmandise avec sa poitrine qu’elle avait été la seule à toucher jusqu’à présent. Il commença à balader ses mains sur ses seins et à lui exciter les tétons. Ils se montrèrent particulièrement réactifs, laissant penser qu'ils avaient déjà été stimulés. Il ne fit aucune remarque sur ce fait mais elle rougit en supposant ses pensées.
Il était arrivé, ces dernières années, de se faire plaisir toute seul même si ce n'était pas fréquent. Elle avait toujours eu une étrange sensation vis-à-vis de sa sexualité. Promise un homme au nom d’un simple contrat, comme une marchandise, avec interdiction de nouer des relations pouvant déboucher sur un acte sexuel. Dernau avait bien précisé qu’il exigeait d’être son premier amant.

Elle avait respecté toutes les consignes sans réelle frustration alors qu'elle avait été l’objet de bien des sollicitations, surtout après son opération.

Le frisson qui s’était emparé d’elle quand il l’avait dénudée s’intensifiait. Elle ressentait certaines émotions qu'elle n'avait jamais connues. Elle était entre les mains d'un homme qui, visiblement, connaissait le corps d’une femme et dont les caresses étaient beaucoup plus efficaces que celles qu'elle avait elle-même pratiquées avec ses mains inexpérimentées.

Il se pencha alors et commença à téter son sein gauche. Elle sentit le contact de sa langue qui se baladait autour de son téton et de son auréole. La sensation qui en découla lui fit émettre un soupir à sa plus grande honte.

Sous l’effet de cette excitation, elle n'avait pas senti la main gauche qui était redescendue le long de son corps. Elle ne s’en rendit compte que quand celle-ci se glissa sous sa jupe. Elle resserra les cuisses par réflexe puis sentit qu'il lui mordillait le sein plus durement. Elle baissa la tête, effrayée, et croisa un regard sans compassion alors qu’il mordait encore un petit peu plus.

Le message passa vite car, réfrénant son appréhension, elle relâcha ses cuisses. La main se glissa alors entre ses jambes, repoussa doucement le tissu léger de son string et commença à explorer son intimité. De nouveau, ce fut un flot de sensations nouvelles. Elle sentit sa main qui commençait à masser son clitoris comme il l’avait fait avec ses seins. Celui-ci se dressa. Il souleva la tête et la gratifia d'un sourire plein de sous-entendus mais il ne paraissait pas malveillant. Les paroles froides qu’il avait utilisé au début de ce rendez-vous semblaient s'estomper, remplacées par la recherche d'une sorte de complicité.

Sa main droite quitta alors ses seins et appuya sur sa poitrine pour l'inciter à s'allonger. Telle la poupée qu'il voulait qu'elle fût, elle suivit le mouvement sans résistance. Elle se retrouva bien allongée sur la banquette.

Il se recula alors. Elle avait gardé les jambes bien écartées et il lui retira son string rapidement. Il resta quelques secondes à observer cette intimité inexplorée. Il avait une expression simple comme s’il ressentait une sorte de respect. Il la gratifia d’un regard étrange comme si cette scène lui rappelait des souvenirs aussi heureux que mélancoliques.

Son regard changea d’un coup comme s’il venait de chasser brutalement ce passé si pesant et elle sentit alors de nouvelles sensations entre ses cuisses. Il avait recommencé à la caresser, stimulant à nouveau son clitoris mais aussi l'entrée de son vagin. Quelques secondes plus tard ce fut sa langue qui explora son entrejambe. Elle était agile et rapide. Mégane commença à sentir monter en elle une chaleur comme elle n’en avait jamais connu. La sensation était tellement puissante et tellement nouvelle que son esprit divaguait pour se perdre dans un semi rêve. Elle oublia où elle se trouvait et le fait qu’elle se laisser ainsi faire pour honorer les termes d’une sorte de relation commerciale corrompue.

Elle sentit à nouveau ses mains qui se baladaient sur son corps. Tout en continuant à la masturber, il reprit de lui exciter les autres parties de son corps. Une jeune femme sans aucune expérience comme elle ne pouvait que se perdre entre les mains d’un tel expert.

Elle s'abandonna alors et, à sa grande surprise, commença à pousser des soupirs profonds. Elle trahissait ainsi le plaisir qu’il lui faisait ressentir, lui donnant ainsi une victoire qu’elle n’aurait jamais voulu. Il ne dit rien, concentré sur son action.

La chaleur envahit tout son corps. Les émotions s’intensifiaient. Elle avait l’impression d’être au bord du délire. Puis ce fut comme une vague qui la traversa. Elle fut prise de spasme. Son bassin sembla échapper à son contrôle et se mit à s'agiter dans tous les sens. Elle poussa un cri qui se répercuta dans la cabine de la voiture. C’était son premier râle de jouissance.

Une fois que la tension passée, elle retomba lourdement sur la banquette, le souffle court et le regard fixant le plafond sans comprendre ce qui venait de lui arriver.

Il s’était agenouillé sur la banquette de la voiture et continuait à la dévisager alors qu'elle tentait de reprendre ses esprits.

Voilà un début des plus intéressant, déclara-t-il. J’aime quand les pucelles sont réactives comme ça. Tu es une bonne fille. »

Elle crut alors qu'il allait la prendre tout de suite, comme ça, dans cette voiture et une bonne partie d'elle le désirait à sa plus grande honte. Les sensations qu'elle avait ressenties commençaient déjà à s'estomper et elle n'en avait pas envie. C’était un plaisir qu’elle pensait impossible et qu’elle n’aurait jamais imaginé ressentir avec lui.

Cependant, il se contenta de faire redescendre sa jupe le long de son corps et renoua le haut de son vêtement. Il en avait fini avec elle pour l’instant et, chose incroyable, elle ouvrit la bouche pour tenter de l’empêcher.

Chut ! Fit-il doucement en posant son doigt sur sa bouche. Nous avons tout le temps ! »


CHAPITRE 2

Le coup de fil de l’avocat de Simon étonna grandement Carla. Cela faisait plusieurs jours qu'elle tentait de joindre son ex-compagnon ou son conseil, en vain. L’objectif de ses adversaires était clair, laisser pourrir la situation et compter sur la lenteur de la justice pour éreinter la jeune femme. Cette dernière n’avait, de plus, pas vraiment les moyens de payer son avocat. Celui-ci le savait et ne faisait pas preuve de beaucoup de zèle. Mais quelque chose avait changé. Elle avait accepté l’offre de Fernand Dernau.

La discussion fut rapide. Elle sentait que l’avocat était la proie d’une vraie frustration. Simon acceptait de reverser la pension et sans délai mais il fixait une condition. Les notes d'Alexandra devaient remonter et tout de suite. Il exigeait d'avoir, chaque mois, le décompte de toutes ces notes et que, si jamais, elle se retrouvait à un moment donné en dessous de la moyenne, il arrêterait tout.

Le ton de l’avocat était sec et il ne comptait pas entamer une longue discussion. De toute manière, elle était tellement surprise qu'elle ne voulait pas insister. Elle se rappela alors sa conversation avec Fernand Dernau quelques heures auparavant seulement.

Elle avait contacté le professeur particulier, deux jours auparavant. Il n’avait pas répondu car il était tout simplement en train de faire l’amour à sa meilleure amie mais elle ne le savait pas, bien entendu. Il ne semblait pas du tout surpris de l’entendre et de la voir accepter son offre. Elle tenta de négocier et insista sur le fait qu’elle refusait catégoriquement de lui livrer Alexandra quand elle serait majeure. Il l'avait écouté sans montrer le moindre signe d'énervement.

Aucune négociation, répondit-il laconiquement. Alexandra fête ses dix-huit ans et je la prends. Vous pouvez très bien refuser. Cela ne me dérangera pas plus que ça. Présentez-lui les choses avec précision ! Il faut qu’elle ait, elle aussi, bien conscience du prix qu’elle aura à payer.
Comment pourrais-je ? Lâcha-t-elle dans une nouvelle tentative mais révélant ainsi qu'elle comptait bien l'accepter. Jamais elle ne pourra…
L’argent, la Coupa-t-il. Pour vous, il est devenu indispensable comme pour elle. Quand on a été habitué à un certain mode de vie, il est très difficile revenir en arrière. Précisez-lui bien que les cours de danse, que l’équitation, que le lycée privé et les journées shopping avec les copines où on dépense des milliers d'euros seront bientôt terminés. Au début, elle se dira que c'est une promesse en l'air, qu'elle n'a que seize ans et que deux ans, c'est long. Elle ne verra que l'aspect pécunier. Rassurez-vous. J’aurai deux ans pour bien lui faire comprendre que c’est sérieux. »

Elle resta interdite devant cette explication qui révélait toutes les connaissances qu'il avait sur elles. L'espionnait-il ? Non. Elle réalisa une chose. Il avait parfaitement cerné la psychologie non seulement d’Alexandra mais aussi la sienne. Il avait réussi à comprendre les moteurs qui menaient leur vie le temps d'une seule rencontre et elle eut alors la certitude quand il avait acté qu'elle céderait à son offre alors même qu'elle lui hurlait dessus, le traitant de porc.

Je vais faire preuve de bonne volonté, reprit-il alors qu’elle gardait le silence. Avant la fin de la semaine, votre ex-compagnon aura recommencé à vous verser la pension. Emmenez donc Alexandra faire une bonne séance de shopping dans un de ces beaux magasins de luxe que vous aimez tant toutes les deux ! Profitez-en vous aussi ! Montrez-lui que le temps des vaches maigres n’est pas encore venu et préciser-lui bien que, si elle refuse mon offre, il viendra ! Rappelez-moi donc quand monsieur London vous aura signifié sa reddition. »

Il avait simplement raccroché sans attendre sa réponse comme si elle lui paraissait évidente. Elle consulta alors rapidement son compte en banque pour se rendre compte que le virement de Simon avait déjà été fait, indiquant à quel point son Fernand Dernau avait été diligent. Il avait réussi à lui forcer la main, chose que même un juge avait eu du mal à faire.

Finalement cela ne l’étonnait pas tant que ça. Simon ne connaissait que les rapports de force et, dans son monde, la force était l'argent et Fernand Dernau était un homme visiblement extrêmement riche.

Elle prit alors son téléphone et voulut l'appeler mais, de nouveau, elle tomba sur son répondeur. Elle laissa un message sans savoir, qu’à ce moment-là, c’était la fille de sa meilleure amie qu’il était en train de posséder.


CHAPITRE 3

Ils étaient en route pour rentrer à la résidence Dernau. Mégane s’était à peine remise de cet orgasme qu’il lui avait fait ressentir.

Tu ne l’as dit à personne, n’est-ce pas ? Demanda-t-il alors.
Comment ? Répondit la jeune femme qui ne comprenait pas de quoi il parlait.
Tu n’as jamais dit que tu étais réveillée au moment de l’accident. »

Le visage de la jeune femme se décomposa alors qu'il parlait. Ce n'était pas une question qu'il avait posée mais bien une affirmation. Il savait qu’elle n’était pas droguée au moment de l'accident. Juste soule et, encore, elle avait connu pire avant.

Ton petit copain n'était pas autant un salaud que ça, en fait. Il aurait pu le dire et essayer de te faire porter le chapeau.
Je n'ai rien fait. C’est lui qui a provoqué l’accident.
Parce qu’il était trop pressé et parce qu'il savait ce que vous deviez faire ensuite. Toi-même, tu l’avais incité à aller plus vite alors même que tu n'en avais pas vraiment envie. »

Cette fois-ci, elle comprit parfaitement. Ce soir-là, elle avait fait le mur et elle avait bu mais ce que ses parents ne savaient pas, c’était que ce n’était pas la première fois et qu’il lui était arrivé de boire bien plus encore. Son petit ami avait, comme à son habitude, tout tenté pour la convaincre de coucher avec lui mais, à aucun moment, ne l’avait forcée ni droguée.

Forcée ? Quand même un peu quand elle y repensait. La jeune femme qu'elle était à l'époque, dévorée par ses doutes et complexée par cette poitrine proéminente, avait perdu tellement confiance en elle qu’elle avait finalement accepté de coucher avec lui pour se donner l'impression qu’elle était le centre des intérêts.

Était-ce à cause de l’alcool ? Elle avait finalement par accepter de partir avec lui puis, emportée par l’enthousiasme qu’elle ressentit à ce moment-là, s’était même montrée pressée. Elle lui avait demandé expressément de trouver un endroit calme, loin des regards. C'était pour cela qu'ils avaient pris la voiture alors qu'il n’avait pas de permis. Elle avait joué à la femme fatale comme elle en avait vu dans certains films, se servant de son physique pour l’exciter. Elle avait fait comme si elle était pressée et il avait accéléré sous l’effet de ses envies. Non. Elle n'avait pas provoqué l'accident mais il y avait quand même une petite part.

Elle avait été assommée par le choc, peut-être plus sur l’effet de l’émotion que d’une blessure quelconque. C’était pour cela que les médecins avaient interprété qu’elle était droguée et qu’elle dormait au moment de l’accident. Elle n’avait pas rétabli la vérité car elle avait rapidement compris qu’endormie, elle courrait moins de risque. Le juge l'aurait certainement sanctionnée plus lourdement s'il avait su qu'elle était là consciente et qu'elle avait pu inciter son ami à éviter l’accident.

Vous allez le dire ? S’inquiéta-t-elle. Le révéler ?
Pourquoi cela ? Tout est jugé et tu payes déjà de nombre de façons.
Je voulais dire… A mes parents…
Tes parents étaient déjà bien aveugles. Je n’ai pas envie de leur rendre la vue. De toute manière, je pense que tu te tortures déjà assez bien toute seule.
Suis-je un monstre ? Je n’ai pensé qu’à moi et pas aux autres victimes.
Tu as caché un fait qui, finalement, est bien annexe. Ton petit ami est arrivé à la fête avec cette voiture qu’il n'avait pas le droit de conduire. Il a bu en sachant qu’il devait la reprendre. Tu as juste changé l'heure de son départ. Il aurait peut-être provoqué un autre accident plus tard et tué d’autres personnes. Non. Tu n'es pas responsable. Et non. Tu n’es pas un monstre. Ces remords et ces cauchemars que tu fais parfois sont autant de preuves que tu es une personne pas si mauvaise que ça et je ne suis pas une punition du ciel. »

Elle le regarda, l'air étonné. Depuis le début, elle l’avait un peu considéré comme une sorte d’ennemi. Celui qui voulait lui imposer des choses qu'elle refusait et puis, la conscience venant avec l'âge, d’un satyre qui comptait bien profiter de la situation. Dans son comportement, il n'avait jamais montré aucune compassion. En sa présence, il s’était comporté de manière tout aussi professionnelle que froide. Ce comportement, conjugué à ce qu'il faisait subir à sa mère qu’elle avait parfois surpris à pleure alors qu'elle revenait, en milieu de nuit, d'un rendez-vous avec lui, lui avait fait penser qu’il était peut-être finalement comme une sorte d’ange vengeur. Un démon peut être envoyé pour la punir de ces crimes et de sa lâcheté.

Dernau la gratifia alors d’un étrange sourire et reprit la parole.

Je ne suis pas un ange vengeur, précisa-t-il en montrant à nouveau qu’il lisait en elle comme dans un livre ouvert. Je n'ai pas été envoyé par une quelconque puissance pour te punir. Ce n’est en réalité qu'une question de plaisir. Mon plaisir. Nous avons signé un contrat et tu n’y as pas perdu ton âme. Ce contrat précise que tu devras réaliser tous mes désirs et si tu te montres parfaitement qualifiée alors tu n’en tireras que des avantages comme tu as pu le voir il y a quelques instants. »

Il s’était montré incroyablement doux alors qu’en montant dans cette même limousine dans l’après-midi, elle pensait qu’il la violerait tout simplement sans lui témoigner la moindre considération.

Tu es là pour moi, précisa-t-il encore. Je fais ce que je veux de toi et cela veut dire que, parfois, je te ferai souffrir. Accepte-le ou abandonne ! Il n'y a aucune voie intermédiaire et surtout n'imagine pas qu'il y aura des sentiments dans un sens ou dans l'autre.
Et ma mère alors ? Demanda-t-elle.
Ce qui se passe entre ta mère et moi ne concerne que nous. Pour l’instant. »

Il se coupa au milieu de sa phrase car ils venaient d’arriver à l’entrée de la résidence. Le bruit de la porte qui s’ouvrait attira son attention mais Mégane n’était pas dupe. Il s'était arrêté volontairement pour la laisser dans l’expectative.

La limousine s’arrêta et les déposa au pied du grand escalier qui menait vers les grandes arcades surplombant l’entrée principale. Charles les attendait. Ils entrèrent dans l'immense maison. Alors qu'ils se retrouvaient dans le salon, Fernand Dernau alluma son téléphone qu’il avait coupé durant le voyage en limousine. Il constata alors qu’il avait reçu un message. Il venait de Carla.

J’ai encore quelques affaires à régler, annonça-t-il. Nous allons continuer la soirée dans le jardin d’hiver. Charles va te conduire. »

La jeune femme hocha simplement la tête et suivit le majordome quand celui-ci se dirigea vers l’une des portes. Dernau prit alors son téléphone pour appeler Carla.


CHAPITRE 4

Allô ? Fit la voix un peu indécise de Carla.
Je vois que vous m’avez appelé Madame, reprit Fernand. Je présume que votre ex-compagnon a repris ses versements.
Comment avez-vous fait ? Moi, il m’a fallu des années.
Monsieur London est le genre d’homme qui connaît qui ne comprend que la force et je lui ai fait comprendre que j'étais plus fort que lui. Je vous demanderai cependant de ne jamais parler de ceci un quelconque personne. Je ne crains pas votre ex-compagnon mais c'est un idiot et les idiots font des choses dangereuses. Je détesterai avoir à lui régler son compte. »

Carla eut une seconde d’hésitation. Il avait parlé comme s'il avait été une sorte de mafieux prêt à envoyer Simon six pieds sous terre. Cela la terrifia mais elle avait déjà lancé la machine.

Comment cela va-t-il se passer maintenant ? Demanda-t-elle finalement. Je veux dire… pour notre « contrat » ?
Demain, Alexandra viendra prendre son premier cours et vous verrez les effets très rapidement. Convenons d’une date, disons le onze novembre, dans un mois. À ce moment-là nous ferons le point. Si elle a eu une seule note en dessous de quinze, je n exigerais aucun paiement. Dans le cas contraire, ils commenceront immédiatement.
Comment cela se passera-t-il ?
Vous allez recevoir un téléphone dans quelques jours. Un seul numéro y sera inscrit et vous ne l’utiliserez que pour moi. Une fois le début des paiements acté, il devra rester constamment allumé et vous devrez répondre à chacun des appels ou me rappeler dans l’heure qui suit. À chaque fois que je voudrais vous avoir, vous viendrez. Vous n’aurez le droit de rien me refuser même si cela vous dégoûte.
Comment pouvez-vous penser que ce soit possible ?
Je ne pense rien. Nous signons un accord. Je tiens ma part du marché, vous tenez la vôtre. Si cela ne vous convient pas, on arrête de suite. Dois-je faire comprendre à ce cher Simon qu’il peut arrêter de vous payer votre pension ?
Non. Non mais il y a des choses que je ne peux faire.
Oh croyez-moi vous n'avez pas idée des choses que vous pouvez faire et vous allez le découvrir. Quand nous commencerons les paiements, vous devrez me fournir des doubles de toutes vos clés. Je veux avoir accès à tous les endroits où vous vivez. Votre appartement, votre maison de vacances ainsi que votre bureau. Je dois pouvoir vous trouver quand je le veux.
Vous êtes fou.
Alors vous l’êtes tout autant car vous êtes sur le point d'accepter tout cela. »


CHAPITRE 5

Fernand Dernau avait coupé la conversation avec Carla. Il n'avait pas de temps à perdre avec toutes ces jérémiades et ses pathétiques tentatives de négociation. Il savait qu'elle s'était déjà fait une raison et que, dans un mois, elle se plierait à ses conditions. Le lendemain, il verrait la petite Alexandra et pourrait la détailler un petit peu plus.

Il avait remarqué beaucoup de qualités et quelques défauts dans son physique et avait déjà préparé la tactique à adopter pour lui faire changer de mentalité.

Mais cela était pour le lendemain et la soirée n’était pas encore terminée. Il y avait, non loin de lui, une jeune petite fille qui n'attendait plus que lui.

Il rejoignit donc le jardin d'hiver. Immense serre à la température contrôlée dans laquelle un jardinier certifié faisait pousser nombre de plantes rares. Il s’agissait d’un authentique endroit de paradis.

Mégane ne le connaissait pas. Quand elle venait dans cette maison, elle allait directement au bureau, y restait une heure et repartait. Elle s’était fait une idée du luxe du bâtiment mais c'était très vague et surtout bien loin de la réalité. Fernand Dernau avait eu une vie avant d’être cette sorte de corrupteur de jeune femme. Une vie dans laquelle il avait excellé et où il avait gagné tellement d'argent qu'il ne saurait le compter.

Mais une vie aussi qui lui avait paru, à un moment donné, tellement vide et tellement vaine qu'il avait perdu le goût de vivre. Ce n'était que quand il avait commencé ses petits jeux qu'il avait retrouvé le plaisir.

Charles avait conduit Mégane sous une sorte de petite arche sous laquelle on avait posé une collation. Bien sûr, pas un vrai repas vu qu'ils sortaient de table mais des petits gâteaux et, surtout, une bouteille de champagne. Charles lui avait versé un verre. Elle prit le verre et fixait son contenu jaune avec un air effrayé.

Elle avait beaucoup bu à un âge où elle n’aurait pas dû. Cela l’avait conduit à un drame. Le pire était qu’elle avait continué après et ne s’était arrêté qu’après sa rencontre avec Fernand Dernau. Encore un changement qu'elle pouvait lui imputer. Elle n’avait plus jamais osé toucher un verre même maintenant qu'elle avait plus de dix-huit ans, se craignant alcoolique.

Tu n'es pas alcoolique, reprit le professeur en venant s'asseoir en face d'elle. Tu as fait des erreurs et l’alcool t'as aidé les faire perdurer. Maintenant, tu dois apprendre la mesure. »

Il prit la coupette que Charles avait versé pour lui et la porta doucement à sa bouche. Mégane le regarda faire puis, comme en miroir, commença à l’imiter.

Doucement ! Indiqua-t-il. Avec l’alcool comme en amour, il faut savoir prendre son temps afin de profiter pleinement des sensations qu'on vous offre. »

Comme charmée par l’étrange comportement du professeur, Mégane s’exécuta. Elle se contenta d’imbiber ses lèvres.

Dans le passé, quand elle buvait, elle le faisait vite et en quantité. Des alcools forts principalement, du whisky et de la vodka, comme si se souler à s’en rendre malade était un jeu plus qu'autre chose. Quand le liquide coula dans sa gorge, elle ressentit une sensation étrange comme si c'était la première fois qu'elle buvait un alcool et, d’une certaine façon, c'était vrai. C'était la première fois qu’elle prenait le temps de profiter.

Elle s’était attendue à une soirée infernale qui ne serait faite que de douleur et de peur et voilà qu’elle se retrouvait dans une sorte d’étrange film romantique où seul l'homme d'en face semblait dénoter. Il était plus âgé qu'elle, beaucoup, et, jusqu'à présent, elle l'avait toujours vouvoyé en sachant qu'il était à la fois son professeur et un homme qui n'avait qu'une envie, faire d’elle son objet sexuel.

Dernau lui sourit alors. Ce n'était pas le même sourire franc chaleureux dont il avait gratifié la jeune étudiante maghrébine mais il n’était pas aussi cinglant que tous ceux auxquels elle avait eu droit depuis des années.

Un peu sonnée à la fois par l'alcool qu'elle n'avait plus touché depuis des années et par l'étrange sensation du moment, elle lui rendit ce sourire. Il se leva alors et s'approcha. Quand il se pencha vers elle, posant sa main sur son épaule, elle eut comme un déclic, comme une réaction presque réflexe. Elle se redressa et l’embrassa.

Ce n'était pas la première fois qu’elle embrassait un homme. Elle avait eu quelques petits amis dont le malheureux David avant de rencontrer Dernau mais elle n’aurait jamais cru ce que ce serait elle qui prendrait l'initiative dans ces circonstances.

Il se colla à elle, lui rendant ce baiser. Elle avait oublié toute la honte ressentie au début de cette rencontre et tout appréhension. Elle aurait certainement beaucoup de regrets le lendemain de s'être laissée ainsi emporter mais, à ce moment-là, son esprit ne pensait pas au futur.

Elle sentit ses mains qui glissaient derrière son dos et qui défaisaient à nouveau la jonction du haut de son vêtement. Le vêtement tomba sur ses hanches et sa poitrine si dessinée vint se plaquer contre celle de son professeur.

Elle sentit qu’il recommençait à la caresser comme il l’avait fait dans la voiture. Elle avait eu l’initiative du baiser mais il ne comptait pas lui laisser le rôle de dirigeant.

Doucement, il la fit reculer, quitter sa chaise et s'allonger dans l'herbe fine de ce jardin artificiel. Le contact frais de la végétation fut étrangement agréable. Il n'y avait pas de cailloux ou autre élément coupant, elle pouvait s'y allonger sans désagrément.

Il continuait à l'embrasser et à la caresser. Elle sentait ses mains qui descendaient le long de son corps jusqu’à arriver au niveau de ses cuisses et elle les écarta sans hésitation. Elle ne portait plus de culotte depuis la séance dans la voiture et n'avait finalement qu'une envie, le voir continuer à l’exciter.

Il s’allongea sur elle et elle sentit qu'il remontait sa jupe. Consciente de ce que serait l’étape suivante, elle ne tenta pas de refermer les cuisses. Elle était prête à se donner. Non pas pour le contrat mais parce qu’elle en avait envie.

Elle sentit son membre qui pressait sur son intimité inexplorée. Les petits amis de son autre vie s'étaient rarement montrés aussi doux. Ils ne l’avaient quasiment jamais caressée. Elle était dans un monde totalement inconnu pour elle et voulait continuer à l’explorer.

Il pressa doucement quand il rencontrera la résistance de son hymen. Il ne dona pas de grand coup de rein mais intensifia juste un peu cette pénétration. Elle ne sentit rien particulier en réalité si ce n’était le membre qui s’insinuait en elle.

Il continuait à la caresser et à stimuler le haut de son corps comme s'il voulait qu'elle oubliât ce qui se passait plus bas. Elle ne ressentit aucune douleur en dépit du fait qu’il s’agissait de sa première fois. Elle était entre les mains d’un expert. Un homme qui, visiblement, avait déjà fait cela bien des fois.

Elle n’eut qu’une pensée furtive pour toutes les autres jeunes filles, vierges comme elle, qui étaient déjà passées entre ses mains. Elle oubliait toutes ses craintes et l’idée qu’elle était entre les mains d’un démon venu pour la punir pour ne penser qu’au plaisir qu’il lui donnait.

Elle ressentit la suite avec une étrange sentiment de volupté comme si elle vivait un rêve éveillé. Avant cette soirée, elle avait eu quelques discussions avec ses amies sur le sexe. Celles qui n'étaient plus vierges n’avaient pas de beaux souvenirs de leur première fois. Beaucoup d’entre elles avaient ressenti ça comme une sorte de passage obligé et Mégane, qui avait vu sa première fois programmée, y avait vu la confirmation de ses pires peurs.

La réalité s’avéra donc totalement différente de ses noirs cauchemars. Il fallait dire qu’aucune de ses amies n’avaient vécu leur première fois sous la lune artificielle d’un jardin d’hiver entre les mains d’un homme qui savait comment combler le plaisir de n’importe quelle femme.

Il se mit alors à doucement et toujours aussi tendrement à aller et venir. Elle sentit ce mouvement en elle ainsi que la chaleur qui continuait à remonter. Le haut de son corps toujours sous l’emprise de ses mains baladeuses et le bas envahi par sa virilité semblaient s'harmoniser dans une vague de plaisir.

Elle continua à se perdre, comme plongée dans un océan qui la berçait. A un moment donné, elle sentit à nouveau prise de spasmes. Comme dans la voiture, elle fut traversée par une vague ce qu'on pouvait appeler le plaisir même elle n’avait pas assez d’expérience pour l’identifier aussi précisément. Ce n’était que son second orgasme de la journée. Le second de sa vie toute entière.

Elle ne sut combien de temps tout cela dura. Elle ne savait pas encore qu’il avait cette capacité à se contrôler totalement et à faire durer ses coïts jusqu’à plusieurs heures mais ne fut pas la victime de ses excès en longueurs qui pouvaient éreinter certaines de ses partenaires.

Elle sentit une nouvelle chaleur. Un peu plus désagréable que les précédentes, comme un liquide qui coulait en elle. Il lui fallut quelques secondes pour comprendre qu’il avait éjaculé dans son vagin. Pour la première fois depuis le début, elle écarquilla les yeux d’horreur.

Tu ne tomberas pas enceinte, assura-t-il simplement. J’ai abrégé car je trouve que cela fait déjà beaucoup pour une première fois. N’oublie jamais une règle essentielle ! Quel que soit ton orifice que je visiterai, j’éjaculai toujours en toi ! »

Elle ne répondit pas vraiment, ne comprenant pas totalement la signification de tout cela. Elle avait le souffle court et l’esprit encore embrouillé par tous ces plaisirs. Elle préféra s'allonger sur l'herbe fraîche en fixant ce plafond blanc censé représenter le ciel.


CHAPITRE 6

Ils ne restèrent pas bien longtemps dans le jardin d'hiver. L’endroit certes idyllique n’était guère adapté pour prolonger la nuit.

Dernau souleva Mégane comme un fétu de paille. Elle se rendit compte alors que sur son apparence bedonnante recélait quand même une vraie puissance.

Ils traversèrent ainsi la moitié de la maison à moitié nus pour monter jusqu'à l'étage et se retrouver dans une immense chambre. Elle se demanda si c'était sa chambre personnelle ou seulement l'endroit où il emmenait ses conquêtes.

« Conquête » ? Avait-elle été conquise par cet homme ? Elle ne saurait le dire. S'il avait eu certains mots rassurants avec elle, il n'avait eu aucun mot romantique et s’était contenté de lui donner du plaisir. Avec son expérience tellement réduite pouvait-elle vraiment faire la différence entre amour et plaisir charnel ?

Il la déposa délicatement sur le lit et se coucha à côté d'elle. Il ne chercha pas à se coller contre elle ni à l’enlacer. Il ne faisait décidemment preuve d'aucun sentimentalisme. Ils avaient copulé ensemble et maintenant il pensait à autre chose.

Étrangement, cela fit mal à la jeune fille. S'imaginait-elle vraiment commencer une sorte de relation amoureuse avec lui ? Elle n’avait jamais imaginé cela durant les semaines qui avaient précédé ce jour qu’elle pensait être l’un des pires de sa vie mais après ce qu’elle avait vécu à la fois dans la voiture et dans le jardin d’hiver, elle avait revu toutes ses certitudes. Peut-être même était-ce cela qu’il recherchait.

Elle eut un peu de mal à s’endormir, encore sur l’effet de l’excitation de ce qu'elle avait vécu durant cette soirée et de la tension de sentir cet homme dans son dos qui semblait désormais l’ignorer. Elle se força à penser à autre chose alors que le sommeil montait doucement en elle.

Elle fut réveillée par une chaude sensation. Celle d’une main qui se baladait sur son corps et d’un membre qui s’insinuait en elle. Les rayons du soleil illuminaient faiblement la chambre au travers des volets et elle se doutait qu’il était déjà une heure avancée de la matinée.

Dernau semblait décidé à l’entreprendre de nouveau et, dans son demi-sommeil, elle ne chercha même pas à cacher son envie de le voir continuer et écarta les cuisses.


CHAPITRE 7

Dernau avait donc possédé Mégane une seconde fois dans la matinée. Il avait, à nouveau, pris son temps à jouer avec son corps comme avec son esprit pour obtenir du plaisir. Du plaisir partagé car il ne mentait pas. Ce qu’il recherchait, c’était son plaisir et si cela conduisait aussi à celui de sa partenaire c'était parfait mais elle savait, que dans un futur très proche, il lui ferait découvrir l'autre facette de leur relation. Celle qu’elle n’aimerait pas.

Il ne s'attarda pas dans la chambre alors que Mégane restait allongée dans la même position que celle qu'elle avait adoptée dans le jardin d'hiver. Elle se releva tout juste en entendant le bruit de la porte et il ne vit pas son regard un peu désolé de le voir partir. Il fallait dire qu’il avait autre chose à faire c'était le premier jour de cours d'Alexandra.

Comme il l’avait prédit à sa mère, Alexandra avait accepté l’offre pour des raisons purement financières. Cependant, elle voulait continuer de se rebeller et faire sa maline mais, en réalité, elle tremblait à l'idée de se retrouver sans l’argent que son père lui donnait.

À priori, elle était assez similaire à Mégane. La même éducation et les mêmes comportements déviants à peu près au même âge mais, en profondeur, il y avait énormément de différences. La Mégane qu’il avait rencontrée la première fois était une jeune femme pleine de complexe autant sur son physique que sur son intellect, qu’elle pensait limité. Elle recherchait sans cesse l’approbation de ses congénères et des marques d'affection de la part de jeunes gens qui ne lui arrivaient même pas à la cheville. C’était sûr ça qu’il avait travaillé au début.
L’opération chirurgicale avait été pour lui un moyen d’accélérer le processus. La transformer ainsi en un objet sexuel si désirable avait été fait pour son plaisir mais il avait aussi bien entendu modifier le regard des autres hommes sur elle et, du coup, le regard qu’elle avait sur elle-même.

Alexandra était vraiment différente. Des complexes, elle n’en avait pas vraiment. Elle multipliait les petits copains même s'il savait qu'elle n'avait pas encore été profanée. Elle aimait jouer les allumeuses. Il fallait dire qu’elle avait des arguments pour ça. Pas autant qu’elle le pensait mais quand même.

Elle était un peu plus grande que Mégane, plus d'un mètre soixante-dix, avec des fesses bien dessinées ce qui était normal vu qu'elle pratiquait plusieurs sports. Elle avait aussi les hanches fines d'une jeune femme en fleur et, surtout, une poitrine fabuleusement généreuse, totalement naturelle. Elle n'était pas aussi bien dessinée que celle de Mégane car elle n’avait pas eu besoin d’intervention pour la rendre excitante. Elle était opulente, un peu plus sauvage et promettait de belles perspectives pour l'avenir.

Sa peau, par contre, était un peu plus contestable. Elle utilisait sans doute des crèmes quelconques pour les cacher mais elle avait de nombreux boutons d'acné bien visibles. Cela n’était pas si gênant. Il connaissait certains onguents et autres crèmes qui étaient parfaites et puis, une partie de son traitement allait rétablir certains équilibres et corriger certains défauts de sa physionomie. Surtout qu’elle n’avait qu’un peu plus de seize ans et qu’il se passerait donc presque deux ans.

Physiquement, il n’avait donc pas grand-chose à jeter chez Alexandra London. Psychologiquement, par contre il y avait beaucoup de travail. Alexandra était méprisée par son père mais était adulée par sa mère et en avait développé une sorte de complexe de supériorité, renforcée par le fait qu'elle n'avait jamais eu besoin d’un quelconque effort pour obtenir ce qu'elle voulait.
Son père la négligeait mais il lui payait tout ce qu'elle voulait indirectement. Il y avait donc là-dedans une incapacité à se remettre en question et c'était là le nœud du problème.

Renforcé par la puberté, elle avait une sorte de sentiment de perfection et une vraie paresse inhérente à ceux et celles qui n'ont jamais eu le moindre effort à fournir. Elle était aussi un peu cynique et il sentit en la voyant venir qu’elle n’était finalement pas bien inquiète pour ce qui se passerait dans deux ans. Si cela pouvait lui permettre de maintenir son insouciance et son égoïsme, elle pourrait bien écarter les cuisses pour un idiot de son genre. Il sourit et se dit que tout cela allait dire rapidement changer.

Il la conduisit dans son bureau, endroit formel que nombre de jeunes filles avaient déjà fréquenté avant, pour certaines, de finir à l’étage. Il avait disposé sur la table tout un ensemble de manuels scolaires concernant les matières essentielles pour sa semaine. Celles notamment où elle avait des évaluations prévues à court terme.

En voyant les documents posés sur la table, Alexandra ne chercha même pas à cacher son mépris, poussant un souffle très sonore. Dernau n’était pas dupe. Il savait très bien que c’était un défi. Elle voulait un affrontement, elle allait être servie.

Alexandra ! lança-t-il alors sur un temps directif. Regarde-moi, petite conne ! »

La jeune femme répondit à son ordre comme par réflexe et ses yeux marrons se plongèrent dans les siens. Ce fut comme s’il venait de presser sur un interrupteur. L’expression de la jeune femme changea totalement. D’une mine renfrognée et rebelle, elle passa une expression presque vide, le regard fixant la table comme si elle ne la voyait pas réellement.

Et maintenant, assieds-toi ! Ordonna à nouveau le professeur. Nous avons du travail ! »

Sans un mot et d’un mouvement presque mécanique, Alexandra tira sur la chaise devant elle, s’assit et ouvrit le premier livre qui se trouvait à sa droite. Dernau la regarda quelques secondes. Le cours pouvait commencer.

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