Histoire d'Elisabeth, chapitre 2: la Société

Maryse parle à Elisabeth de la Société libertine dont elle et son frère Marc, sont membres.

Proposée le 5/04/2016 par Pierre Degand

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Thème: Jeu érotique
Personnages: Groupes
Lieu: A la maison, intime
Type: Roman

D’emblée elle voulut savoir si je m’étais fait jouir en pensant aux réunions dont elle m'avait parlé. Je ne pus lui dire que oui, souvent. Elle répliqua qu’elle aussi l’avait fait en m'imaginant dans les mains de certains membres.

J’étais comme soulagée de me trouver ici, face à elle, avec elle, comme quand nous avions 16 ou 17 ans et que nous ne nous embarrassions pas de longs préambules avant d'aborder le sujet dont nous voulions parler... le sexe bien souvent... J'absorbais alors son discours comme une eau fraîche, déjà soumise à ses paroles.

Elle me dit qu’elle ne pouvait pas m’en dire beaucoup sur le déroulement des réunions, des assemblées dans leur jargon. Il ne s’agissait pas de jouer un scénario écrit à l’avance, dans lequel chacun aurait son rôle, mais de créer un climat propice au déploiement de toute la palette des pulsions et caprices de chacun, esclaves volontaires ou membres. Si elle connaissait certains des siens, et de ceux de Marc – une nouvelle fois son regard se planta dans mes yeux – elle ne pouvait prévoir ceux des autres. Les esclaves devaient naturellement s’attendre à tout, abandonner toute pudeur et ne pouvaient rien refuser de ce qu’on leur demanderait, tout comme les membres d’ailleurs, étant entendu qu’un libertin prend son plaisir au plaisir de l’autre, de sa victime, même si celui-ci naît d’une certaine douleur infligée, physique ou psychologique. Je devais bien savoir qu’une part non négligeable du plaisir tiré d'un jeu sexuel pervers est la perception du plaisir de l'autre. La personne qui tourmente, si elle ne sent pas le plaisir de sa victime se démotive très vite. Et réciproquement, la victime doit ressentir aussi le plaisir de celui ou celle qui la tourmente.
Ce qui voulait dire, concrètement, que tout était possible lorsque souhaité, consciemment ou inconsciemment, de part et d'autre. Et que tout ce qui est rédhibitoire pour une personne n'a tout simplement pas lieu d'être. Elle excluait ainsi sans doute les jeux uro et scato, les tortures (elle ne parlait que de tourments, de sévices…) mais laissait entendre que la contention, le fouet, le martinet, la cire chaude peut-être, n’étaient pas exclus.
Je l’interrompis, insistant sur mon refus de me faire traiter de garage à bites, chienne lubrique, sac à sperme et autres injures de la même farine. Elle me rassura sur ce point et enchaîna en disant que pour elle, les assemblées n’étaient que la continuation somme toute logique des jeux à trois que nous avions eus adolescentes, dans un cadre plus élargi, plus cultivé aussi, mais surtout fortes d’une expérience d’adultes qui avaient appris à se connaître, à s’assumer, à se maîtriser. Enfin, elle ajouta qu’elle n’était que simple membre et que l'enrôlement des esclaves était de la responsabilité du Président en exercice de la Société et que je devrais donc lui être présentée si je donnais mon accord de principe.
D'ailleurs, elle avait déjà contacté le Président pour l'informer qu'elle avait une possible candidate et il avait donné son aval pour qu'elle me parle de la Société. Elle lança son ordinateur et afficha le fichier des statuts de la Société.
? La Société est une société de libertins, et donc d’utilité pubique et …. vitale, passe-moi le jeu de mots, inspirée de la Société du Amis du Crime dans la Juliette de Sade mais nous en avons expurgé tout ce qui a trait aux sérails, au sang et aux crimes. Nous sommes une Société égalitaire dans laquelle le statut social ni l’argent ne jouent un rôle et il n'y a aucune distinction parmi les individus qui composent la Société. Celui qui veut être reçu dans la Société doit renoncer à toute religion, de quelque espèce qu'elle puisse être ; la Société n'admet point de Dieu ; il faut faire preuve d'athéisme pour y entrer. Le seul Dieu qu'elle connaisse est le plaisir ; elle sacrifie tout à celui-là ; elle admet toutes les voluptés imaginables, elle trouve bon tout ce qui délecte ; toutes les jouissances sont autorisées dans son sein ; il n'en est aucune qu'elle n'encense, aucune qu'elle ne conseille et ne protège. Nous sommes strictement athées et ne sacrifions qu’aux plaisirs. La Société brise tous les nœuds du mariage et confond tous ceux du sang. On peut jouir indifféremment, au sein de la Société de la femme de son prochain comme de la sienne, de son frère, de sa sœur, de ses enfants, de ses neveux, comme de ceux des autres.
? Cela veut dire que ...
? Je pense que c’est assez clair… oui, les relations dites incestueuses ne sont pas exclues. Mais les esclaves ne s'en rendent pas compte ; ils ne connaissent pas les relations de parenté entre les membres... Choquée ?
? Oui...Un peu.... on le serait à moins !
? D'autre part, l'inceste reste un tabou et les cas de relations sexuelles incestueuses sont rares. Bien peu ont pu s'affranchir des préjugés et ont atteint un degré de libertinage tel, ou d'amoralité si tu préfères, que même s’ils considèrent le plaisir comme un tout et une fin en soi ils en tirent et en acceptent toutes les conséquences.
? Qu'est-ce que tu veux dire ?
? Qu'ils mettent le plaisir sexuel sur le même pied que tout autre plaisir et en sont arrivés à considérer comme tout à fait normal qu'un membre d'une famille « fasse plaisir » à un autre membre de la famille en lui concoctant son plat préféré ou en lui donnant une jouissance sexuelle...
? Mais ce n'est pas la même chose !
? Mais si, voyons. Le plaisir est comme la liberté : un et indivisible. Pourquoi une mère ne ferait-elle pas plaisir sexuellement à son fils ? Pourquoi une fille pour faire plaisir à son père ne lui ferait-elle pas une fellation au lieu de lui offrir une bonne bouteille ?
? Tu veux dire qu'il y a dans ta Société des familles comme ça, où quand le père demande à sa fille « qu'est-ce qui te ferait plaisir ? » elle répond « que tu me fasses un cunni ! » ?
Non, je ne pense pas que ce soit aussi simple et aussi banalisé, mais je crois que certains n'en sont pas très loin. Attends... Tu dois d'abord savoir que dans notre Société un mari est obligé de faire recevoir sa femme ; un père, son fils ou sa fille ; un frère, sa sœur ; un oncle, son neveu ou sa nièce, etc. Tu peux sourire... oui on vient en famille. La Société n'est pas un club échangiste où l'on vient individuellement ou en couple satisfaire des besoins érotiques. Elle se veut un mode de vie athée et affranchi de tout tabou et préjugé. Un membre ne peut venir en cachette de sa famille mais doit faire partager à sa famille - et la faire participer à - sa conception du plaisir, donc partager sa famille avec les autres membres. « Faire recevoir »veut dire que nul ne peut s'opposer à ce qu'un membre de la Société ait des rapports sexuels avec une personne de la famille du membre. On vient à la Société, et on participe obligatoirement aux assemblées, sous peine d'exclusion, pour s'affranchir dans la fréquentation des autres, et dans les échanges avec les autres, de ses tabous et de ses restes de préjugés. Alors je vois mal comment un couple peut venir aux assemblées avec leurs enfants – bien entendu majeurs, soit dit en passant – sans que cela déteigne sur leur vie familiale. Les enfants voient leur mère se faire prendre par d'autres hommes, leur père enfiler d'autres femmes ou des hommes... J'ai vu un père prendre en main le sexe d'un membre et le guider dans le sexe de sa fille puis lui caresser les seins pendant que l'homme la besognait. Et cette même fille a sous mes yeux redonné vigueur, de sa main et de sa bouche, à son frère avant qu'il sodomise une femme qui faisait un cunni à leur mère. Je ne peux pas croire que ce genre de choses ne se passe que dans nos assemblées, et ne se passe pas aussi chez eux. Dans cette famille, s'ils n'ont pas de rapports véritablement incestueux complets, ils se font plaisir, se donnent du plaisir entre eux et je vois très bien, sans doute dans des circonstances particulières, quand l'ambiance est véritablement propice, la femme sucer et son mari et son fils. Mais assez sur ce sujet... tu m'en fais trop dire, et je n’ai pas d’enfants...
Maryse s'était enflammée durant cette démonstration, comme si elle avait parlé des autres pour ne pas parler d'elle-même, et elle y avait mis fin si abruptement... Peut-être s'était-elle arrêtée alors qu'elle allait parler de ses relations avec son frère ? Sans m'avoir convaincue, elle avait néanmoins ébranlé mes préjugés et secoué les fondements de ce qui me restait de morale. Elle continua la lecture commentée des statuts.
? Dans les heures consacrées à la jouissance, tous les frères et toutes les sœurs seront nus ; ils se mêlent, ils jouissent indistinctement, et jamais un refus ne pourra soustraire un individu aux plaisirs d'un autre. Celui qui sera choisi doit se prêter, doit tout faire. Cela vaut pour les membres et bien sûr pour les esclaves. Dans le sein de l'assemblée, aucune passion cruelle, excepté le fouet, donné simplement sur les fesses, ne pourra s'exercer ; il ne faut que des voluptés crapuleuses, incestueuses, sodomites et douces. Voilà qui doit te rassurer… Il ne coule pas de sang. Nous avons une salle publique des jouissances, mais aussi des cabinets secrets où l'on peut se retirer pour se livrer solitairement à toutes les débauches du libertinage ; on peut y passer avec qui l'on veut. On y trouve tout ce qui est nécessaire, et, si possible, la jeune fille et le jeune garçon prêts à exécuter toutes les passions des membres de la Société. Nous ne pouvons recruter qu’une seule jeune-fille et/ou un seul jeune garçon que l’on peut amener dans un des cabinets secrets. Et tu seras cette jeune-fille… Pour le reste... Nous organisons 4 assemblées par an, aux solstices et aux équinoxes. Tu vas donc participer à l’assemblée du solstice d’été le samedi 21 juin. Le président, ainsi que les deux assesseurs, est élu au début de l’assemblée du solstice de printemps pour 6 mois, avec pour mission de gérer la Société et son budget, bien sûr, et de préparer les 2 assemblées. Je ne vais pas m’attarder sur les questions financières et administratives qui ne te regardent pas, et qui sont celles de toute association. La principale tâche de la troïka est le recrutement de, si possible, la paire servante sexuelle / giton... Les membres peuvent y aider, comme je le fais dans ton cas, en débusquant des candidats potentiels, mais c’est à la troïka de décider. On ne peut pas parrainer pas une/un esclave, mais seulement un aspirant à devenir membre. Le local de la Société ne doit être connu que de ses membres, et toutes les précautions doivent être prises pour qu'un esclave ou un aspirant ne connaisse ni le lieu des assemblées, ni l'identité des membres. Voilà le principal de l’objet, des règles et statuts de notre Société. Tu vois, nous sommes des gens très civilisés... As-tu des questions ?
Je ne savais que répondre. J'étais abasourdie de prendre connaissance de cet univers qui m'attirait et me rebutait à la fois. J'avais des centaines de questions qui se bousculaient dans ma tête. Comment cette Société s'est-elle créée ? Si elle Maryse en faisait partie depuis longtemps ? Quel genre de gens la fréquentait ? Comment en devenait-on membre ? Et puis cette question qui me taraudait...
? Et.... et Marc ?
? Quoi Marc ?
? Il en fait aussi partie ?
? Ben oui, je te l'ai dit, non ?
? Ça veut dire que toi et Marc...
? On baise, c'est ça ?
? ....
? Je t'ai résumé nos statuts, tu as vu que s'ils n'imposent pas les relations considérées en dehors de la Société comme incestueuses, ils somment le membre de répondre à cette question : puisque je suis ici pour donner à, et prendre du plaisir avec, tous ceux qui sont présents, et que seul cela compte, pourquoi ne donnerais-je point du plaisir à mon frère, ma fille, mon fils ? Tu acceptes bien que ce soit ta main ou celle d'une femme, ou celle d'un homme qui te donne du plaisir. Qu'importe à Marc que ce soit ma main et ma bouche ou celles d'une autre femme qui lui donnent du plaisir ? Le sexe qui me pénètre et me fait jouir est avant tout un boute-joie, qu'il soit l'appendice de Marc ou d'un autre homme. Alors oui, pour répondre clairement à ta question dans le contexte de la société bien-pensante, Marc et moi avons des relations incestueuses... et dans le contexte de la Société la réponse est : oui, nous prenons plaisir l'un à l'autre, au sens plein des termes. Mais cela n'est pas un jeu ni une fanfaronnade pour braver la bonne morale, cela s'est fait peu à peu, conséquence d'une éducation et résultat d'une évolution. Tu sais que mes parents sont morts jeunes dans un accident de voiture et que nous avons été élevés par notre tante, la sœur de mon père, dans un couple très « ouvert » où, s'ils ne parlaient pas devant nous de leurs aventures, ils ne s’en cachaient pas du tout. Des phrases comme « Je vois Pierre ce soir» ou « Samedi, je suis chez les Untel» s'échangeaient régulièrement au petit-déjeuner et nous en avons vite compris le sens. Quand mes seins ont commencé à pousser, notre tante Jacqueline ne nous a pas séparés : nous avons continué à prendre nos bains ensemble, à dormir dans la même chambre. Peu à peu les agaceries, pincements et chatouillis d'enfants sont devenus des palpations, des attouchements, des caresses. Et tante Jacqueline ne les a ni interdits ni même empêchés. Peut-être les a-t-elle même favorisés... Elle ne nous a pas donné de cours d'éducation sexuelle, elle nous a laissés nous découvrir peu à peu, veillant à ce qu'aucune fausse pudeur ou gêne ne vienne freiner ce développement. La salle de bains ne fermait pas au verrou et n'importe qui y entrait, qui que ce soit qui s'y trouvât. Elle ou son mari pouvait se mettre nu devant le lavabo et faire sa toilette sans aucun commentaire quand Marc et moi, à 14 ou 15 ans, étions dans la baignoire et « jouions » avec nos corps. C'est ma main qui a provoqué la première érection de Marc et elle l'a vu, sans dire mot. Ce sont les mordillements et les caresses de Marc qui ont éveillé mes seins au plaisir. Nous avons ainsi découvert le plaisir sexuel, naturellement. Il nous arrivait de nous faire jouir ... mutuellement jouir... manuellement puis avec la bouche. J'aimais ça, lui aussi... Nous trouvions ça normal mais comment dire... nous nous sentions comme anormaux et un peu honteux quand nos copains et copines parlaient de « çà » dans la cour de récréation. Plus tard, il a partagé mes copines et moi ses copains mais il ne se passait rien entre nous quand d'autres étaient là, même si nous ne restions pas inactifs devant les ébats de l'autre, tu le sais bien. C'est quand nous sommes entrés dans la Société, par le parrainage d'un de ses amis, justement, que nous avons franchi le dernier pas. Notre parrain était accompagné de sa femme, de sa sœur et de son beau-frère, également membres. Il nous a emmenés dans un cabinet avec sa sœur et là, dans la fièvre des échanges et mélanges, il a pris sa sœur devant nous et Marc m'a pénétrée... des deux côtés. Voilà... Tu sais tout ! Choquée ?
Non... je n'étais pas vraiment choquée... Je me doutais bien qu'il devait y avoir « quelque chose » entre Maryse et son frère, depuis longtemps, même si je n'en avais pas, ou ne voulais pas en avoir pleinement conscience. La liberté qu'il y avait entre eux dans notre trio de teenagers montrait déjà que le plaisir sexuel était pour eux naturel et simple. Si je venais voir Maryse pour mon plaisir, et pour son plaisir, il était normal que je vienne aussi pour celui de Marc. Elle insistait souvent pour que je lui donne le même plaisir que celui que je donnais à ma Marc et inversement; alors je suçais Marc en la masturbant ou caressait Marc en la léchant, comme s’ils jouissaient l’un de l’autre par personne interposée. Quand cette symétrie n’était pas possible, elle intervenait : c’est qui avait longuement sucé mon anus avant que Marc me sodomise. Je n’avais pas vu si elle avait guidé son sexe dans mon anus.
Son récit m'avait donné le vertige.... et des regrets. Vertige de voir s'ouvrir devant moi un monde inconnu de complète liberté sexuelle, d'apprendre que des gens vivent leur vie érotique et sexuelle sans tabou, sur un fondement moral totalement autre, qu'ils ont arraché à la sexualité et aux rapports sexuels toute connotation morale ou religieuse et les considèrent pour ce qu'ils sont : une source de plaisirs et en tirent et en assument toutes implications. Des regrets aussi... Presque des remords maintenant... D'avoir fait semblant de ne pas voir l'attrait que j'exerçais sur Laurent, le fils de ma sœur, et de lui avoir refusé au nom de ma morale et de la bienséance ce qu'il attendait si visiblement de moi. Ce n'est pas si loin que ça. Il avait 15 ans à l'époque, moi 35 ... Sans doute, sans trop tenir compte de son âge ni de la période qu'il traversait, je l'avais provoqué par des rapports un peu trop complices de bonne camaraderie, par des tenues un peu trop négligées qui laissaient parfois entrevoir mes seins et dévoilaient le haut de mes cuisses... Il y répondait par des regards appuyés, des frôlements déplacés, des érections mal dissimulées, quand il ne se gênait pour enfiler son slip de bain devant moi à la plage. Et nos jeux dans l'eau... quand personne ne pouvait nous voir... les plongées entre nos jambes écartées... les séances de crème solaire et de bronzage. Quand voyant son slip déformé après qu'il m'ait enduite de crème solaire, j'avais catégoriquement refusé de me mettre seins nus alors que j'étais pour ainsi dire la seule femme à garder son haut sur cette plage et que je mourrais d'envie qu'il voie mes seins...Pourquoi avais-je laissé à une autre le soin de sa première expérience alors que j'étais moi-même hantée par le fantôme de la tante initiatrice et tenaillée par le fantasme de déniaiser d'un puceau ? Pourquoi une autre allait-elle faire en cachette et plus mal une chose que la relation que j'avais avec mon neveu permettait que je fasse en toute... amitié, en toute... oui... en toute innocence et connaissance de cause ? Pourquoi lui avoir... et m'avoir...refusé cela ? Je voulus tout dire à Maryse mais ne parvins qu'à lui parler de mon vertige.
? Mais tout cela, c'est pour ton information personnelle. Sans doute je t'en ai trop dit, mais je voulais être claire avec toi. C'est pesant à la longue de devoir le cacher et de ne pouvoir en parler librement et sans crainte des jugements que dans le cercle fermé de la Société. Et je voulais être sûre que l'esclave ne se révolterait pas en devant prendre part à des figures qui pourraient mêler aussi un père et sa fille, ou une mère et son fils.
? Tu parles de figures...
? Le mot vient de Sade. On dit « figure » ou « tableau » pour parler des compositions que les membres forment entre eux pour se donner du plaisir, avec ou sans la participation d'un esclave. Maintenant, je vais te donner un petit aperçu de ce qui peut arriver à nos esclaves.
Elle relança son ordinateur et me montra deux photos. Sur la première, on voyait une femme nue, le visage flouté, des traces de liens en haut des bras, lécher un pied de Maryse assise sur ce qui devait être le plan de travail d’une cuisine. Sur la deuxième, une femme, nue elle aussi, était attachée assise dans une sorte de carcan en forme de cube, en une posture de pénitence. On la voyait de trois-quarts dos. Elle avait un bâillon dans la bouche, mains liées dans le dos, ses bras passant à l’extérieur des montants verticaux, ses genoux étaient très écartés puisque passant à l'extérieur des barres verticales, et les chevilles liées en croix par devant. Vue de face, on ne pouvait rien ignorer de son intimité... Je regardais l’écran, fascinée, muette d’admiration, d’envie, de désirs. Je sentais mes tétons durcir, se frotter au coton un peu rugueux de mon cache-cœur, mon entrejambe devenir humide… S'il prenait fantaisie à des spectateurs ou spectatrices de glisser une main pour aller pincer un téton ou un clitoris, la victime exhibée, ligotée et bâillonnée, ne pouvait ni s'y soustraire ni protester commenta Maryse avant de refermer son ordinateur. Elle n’en dirait ni n’en montrerait davantage. Me regardant droit dans les yeux, elle posa sa main sur la mienne, qui tremblait un peu et me dit qu’elle voyait très bien l’effet que ces photos avaient sur moi : Mon cœur battait très vite, mes tétons étaient durs et pointaient sous mon top, elle se doutait bien que mon sexe était humide et que je devais avoir envie de soulager cette tension entre attirance et répulsion. Je baissai les yeux. Pernicieuse, elle me rappela qu’ « avant », quand j’avais envie, je le faisais devant elle…
? Je t'ai dit que ce sont le Président et les Assesseurs qui décident de l'enrôlement des esclaves. Dès que tu me confirmes que tu es prête à participer à la prochaine assemblée, je les contacte et ils organisent une entrevue.
? Et l'entrevue...
? Ne me demande pas comment se passe une entrevue, je n'en sais rien, je ne suis jamais passée par là... Mais réfléchis bien avant de prendre ta décision ; tu as assez d'information en main pour le faire.
Elle me donna une tape sur la main, se leva brusquement et me dit de rentrer chez moi. Maryse attendait ma confirmation pour le lendemain dimanche au plus tard.


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Commentaires de l'histoire :

Caval
Pas à pas....
Posté le 30/03/2017


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