La pension 01

Un professeur se retrouve dans un pensionnat de jeunes filles isolé dans la montagne et tenu par des soeurs. La discipline y est sévère. Attention un peu de patience, l'histoire commence très lentement...

Proposée le 26/12/2016 par Donatien

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Thème: Femme soumise
Personnages: FH
Lieu: Inclassable
Type: Roman

15 octobre 1964. Fin de la première journée et début d’un exil dont je ne sais combien de temps il durera. Le temps que les choses s’apaisent là-haut. La fille était mineure, soit, mais à dix-sept ans ce n’était pas une enfant. Et son notaire de père n’a pas trop intérêt à ce que des prétendants apprennent qu’elle a vu le loup de près. Il la mariera sans doute en vitesse après ça.

J’ai répondu à la première annonce et me voilà. Accepté du premier coup, sans enquête. Il faut dire que les candidats au poste ne doivent pas être légion. L’internat est situé dans une espèce de manoir un peu déglingué, plein de courants d’air. Au bout d’une route où personne ne passe. Air pur et discipline, disent les prospectus. Seconde à terminale, une petite centaine de filles. Pour le moment, je n’en n’ai vu qu’une, un joli minois d’ailleurs, qui attendait sur un banc devant le bureau de la supérieure. Des yeux verts un peu cernés. L’air effrayé et un peu farouche. Elle ne portait pas l’uniforme et avait à ses pieds une petite valise. Une nouvelle sans doute.

Mais je m’emballe déjà. Il faudra que je fasse attention. Les filles enfermées là-dedans doivent être chauffées à blanc, un homme pas encore totalement décrépit, cela va être un défi pour elles. Elles essaieront de me faire trébucher, quitte à pousser les hauts cris si je fais un seul geste. Je dois garder un visage de marbre, finir cette année et me tirer de ce bled.

On m’a attribué une chambre dans une aile tout au bout du bâtiment et bien à l’écart de l’internat. Immense et mal chauffée, mais elle fera l’affaire. Il y a une salle d’eau sommaire. Le lit est correct mais trop mou. Les fenêtres donnent sur la forêt et la vue serait belle si j’étais d’humeur à contempler la vue.

La question des repas semblait presque insoluble. Impossible de me faire manger à la table des sœurs, pas davantage avec les élèves. La supérieure m’a proposé de dresser une table pour moi dans le réfectoire. Je lui ai dit que j’aurais l’air d’un paria. Je lui ai demandé où mangeait le personnel et elle a eu l’air choqué que j’accepte de manger avec les subalternes.

Je suis allé explorer un peu l’aile où je suis logé. Il n’y a personne à part moi, quelques pièces nues et poussiéreuses. Tout en haut de l’escalier, une porte qui doit donner sur un grenier, fermée à clé. Cela m’intrigue.
Demain premiers cours. Ma place a été tenue jusqu’ici par une des religieuses. Très âgée et à-demi tombée en enfance, m’a fait comprendre la supérieure. Français, latin et histoire. Je ne connais rien à la troisième matière, je lirai le manuel.

16 octobre 1964. Une journée seulement et il s’est passé tant de choses. Cette année sera peut-être finalement moins longue que je le craignais. D’abord les élèves. Après mon lycée technique dans le Nord, le travail ici est de tout repos. Enfin presque. J’entre dans les classes pour trouver les jeunes filles debout à attendre que je les autorise à s’asseoir. Les cours ronronnent, les élèves notent chacune de mes paroles. Parfois l’une d’entre elles lève la main pour poser une question. L’occasion de regarder de plus près le frais visage d’une blonde ou d’une rousse au visage grêlé.

La première attaque est venue d’une blonde de terminale prénommée Ambre. Une jolie fille qui doit bien profiter du bon air, car elle a des joues roses qui s’accordent avec le bleu de ses yeux. Assise au dernier rang qui est aussi le plus haut car les salles de cours sont bâties en gradins. Je la voyais bâiller ostensiblement et s’étirer, provoquant les sourires de ses voisines qui baissaient le nez, moins audacieuses. J’ai décidé de montrer mon autorité, je lui ai demandé de répéter ce que je venais de dire, chose dont elle a été incapable. Ne sachant que faire, j’ai dû laisser courir. Bien sûr c’était une victoire pour elle et elle me l’a montré de la façon la plus inattendue. L’uniforme du lycée n’est pas très seyant, jupe bleue marine au-dessous du genou, blazer de même couleur, chemisier blanc et chaussettes montantes. Généralement les filles assises se tiennent les jambes serrées et les genoux couverts. Je me suis soudain rendu compte qu’Ambre me fixait droit dans les yeux, le bras croisés comme une élève modèle et les jambes largement écartées exposant sa culotte blanche. Bien sûr, j’ai détourné les yeux aussitôt, faisant mine de n’avoir rien vu. Mais mon regard était irrésistiblement attiré par ce blanc et ce rose et la coquine le savait bien.

Soudain, je l’ai vu serrer les jambes d’un seul coup et pâlir. La porte s’est ouverte derrière moi, elle est vitrée et fait face à la classe. Les élèves se sont levées. La mère supérieure est entrée, est allée droit au tableau, a pris dans la gouttière la règle en bois d’un mètre et a appelé sèchement : « Krammer ! ». Ambre s’est approchée, écarlate.
— Cinq, première catégorie. Mettez-vous en place.
— Mais ma mère, pourq…
— Dix.
— Bien ma mère.
Ambre s’est appuyée des coudes au rebord du bureau, les fesses tendues en arrière. Je me demandais ce qui se passait.
— De l’autre côté, c’est à M. B. que vous avez manqué de respect. Ambre a contourné le bureau, repris sa position, me fixant de ses grands yeux bleus. Le rose avait quitté ses joues. La mère supérieure a levé la règle et l’a abattue fortement sur les fesses d’Ambre. Le coup a claqué dans la classe silencieuse. Les yeux d’Ambre se sont remplis de larmes. J’étais choqué. J’ai fait un geste pour arrêter la main de la mère supérieure, mais elle m’a lancé un regard glacial qui m’a paralysé.
— La prochaine fois, faites-le vous-même.
Puis elle est retournée à sa tâche. Ambre a subi son châtiment jusqu’au bout sans pousser un cri, bien que son visage soit inondé de larmes et sans quitter mon visage des yeux. Puis elle s’est dirigée vers l’angle de la classe, a roulé l’arrière de sa jupe, mis les mains sur sa tête et elle est restée là. La mère supérieure est repartie et les élèves se sont rassises. J’ai terminé la leçon tant bien que mal, en jetant malgré moi de temps en temps un regard sur Ambre. Ce qu’on voyait de ses fesses était rougeoyant et enflé, encore mis en valeur par la blancheur de sa culotte qui d’un côté avait glissé à l’intérieur de sa raie. Ses longues cuisses minces en paraissaient d’autant plus pâles au-dessus des chaussettes. La cloche a enfin retenti. Ambre s’est rajustée. Quand toutes les autres élèves sont sorties elle est venue vers moi et a murmuré :
— Je vous demande pardon.

Je n’ai rien répondu, cela aurait été reconnaître que j’avais vu sa manœuvre. Il y avait dans son regard autre chose que de l’humilité. J’ai fait un signe de tête qui ne voulait rien dire. Je me suis rendu compte que je bandais. *

J’ai pris comme à midi mon repas à l’office, avec le personnel qui ne s’occupe pas des cuisines. Certains qui ne dorment pas au château, comme on dit ici, profitent de ce mince avantage. Les salaires doivent être maigres. Un jardinier, la lingère, Mlle Bernier l’infirmière qui si j’ai bien compris fait aussi office de secrétaire-dactylo, et le factotum, M. Maheux. Mlle Bernier est une rousse assez potable, qui fait tout pour passer inaperçue. Lunettes à monture épaisse, blouse grise sur une robe de même couleur, chignon sévère. On arrive quand même à distinguer sous ce déguisement une silhouette assez voluptueuse. Outre cela, sa timidité tient de la pathologie et elle rougit jusqu’à l’âme si on lui adresse la parole. Quant à moi, je n’ai qu’à la regarder pour la faire à moitié défaillir.

La séduire pourrait m’occuper l’esprit et surtout m’éviter de trop songer aux cuisses écartées d’Ambre et à la petite nouvelle, Eulalie, dont j’ai croisé le regard plusieurs fois et qui me fait penser à un petit animal sauvage égaré. Elle arrive longtemps après la rentrée, alors que les clans se sont déjà formés, et ne me semble par très douée pour s’intégrer. D’autant qu’avec un an d’avance elle rejoint les terminales qui sont toutes plus âgées. À la récréation, comme elle lisait seule dans un coin, je me suis approché, prenant l’air le plus professoral du monde, pour voir le titre du livre. Elle l’a levé pour que je puisse le voir : Les chants de Bilitis, de Pierre Louÿs. Si les sœurs mettent la main là-dessus, la petite va au-devant des ennuis.

J’ai réussi pendant le repas à parler de la porte fermée à Maheux. Il a éclaté de rire, puis il a pris à sa ceinture le gros trousseau de clés qui ne le quitte jamais. Il m’en a tendu une en me disant :
— Tenez, si ça vous amuse. Moi, je n’y monte plus, mes vieilles jambes s’y refusent.
Je me suis demandé ce que son rire signifiait, j’ai mis la clé dans ma poche.

***

La nuit est bien avancée, mais j’ai envie de décrire ce que j’ai vu avant que l’expérience ne s’efface.
La porte en question donne bien sur les combles, par un escalier étroit. Mais il n’y a pas de greniers, seulement des plafonds de lattes et au milieu un genre de passerelle suspendu à la charpente qui parcourt tout le bâtiment. Le tout très poussiéreux et plein de toiles d’araignées, éclairé de loin en loin par une ampoule nue, assez lugubre. J’ai avancé le long de la passerelle jusqu’à une trappe qui donnait sans doute sur un autre accès. J’allais faire demi-tour quand un concert de voix de jeunes filles m’a figé sur place. Je me suis demandé pourquoi je n’avais rien entendu avant. Sans doute la sœur chargée de faire régner le silence était-elle sortie. Les voix étaient si proches, juste sous mes pieds, que je pouvais même saisir quelques paroles à travers le brouhaha.

C’est alors que j’ai découvert les trous percés dans le plafond à des endroits stratégiques, sans doute par Maheux lui-même et qui expliquaient son rire. Pour atteindre certains d’entre eux, il fallait marcher sur des planches lancées entre les poutres. Je les ai essayés un par un. Certains donnaient sur des pièces obscures, d’autres ne montraient rien que de temps en temps une chevelure qui passait, une chemise de nuit blanche car l’heure du coucher approchait. Mais je restais malgré tout fasciné par cette jeune féminité juste à portée de ma main.

J’ai enfin trouvé le judas qui donnait sur les toilettes. Maheux avait à cet endroit posé un carton sur la passerelle, sans doute pour s’y allonger sans se couvrir de poussière. Je l’ai imité. Au bout de quelques secondes une fille est entrée. Je la voyais de dessus et n’ai pu la reconnaître. Elle a baissé sa culotte, s’est assise. J’ai entendu le glouglou dans la cuvette, jusqu’aux dernière gouttes. C’était excitant et frustrant en même temps. Les filles se sont succédé. Certaines avaient un rouleau de papier pour s’essuyer, la plupart s’en passaient. Ma position au plafond ne me laissait rien deviner de leur anatomie, aussi je commençais à me lasser et songeais à chercher un nouveau poste d’observation quand quelque chose s’est produit.

Deux filles sont entrées en même temps dans l’étroite cabine. L’une d’elles était Ambre. L’autre une petite brune de seconde, Emma. Ambre s’est assise sur la cuvette, a soulevé sa chemise et a uriné. Emma se tenait debout contre le mur, la chemise remontée jusque sous ses seins menus. Aucune des deux ne portait de culotte. Emma a commencé à se caresser à toute vitesse, comme s’il était urgent de jouir. Ma queue a fait un bond dans mon pantalon. Ambre a glissé sa main entre ses cuisses et s’est occupée de sa chatte, avec la même rage de jouir vite. Emma avait la bouche entrouverte, j’entendais son souffle pressé, mais aucun autre son ne sortait de ses lèvres, pas plus de celle d’Ambre. Celle-ci collait de temps en temps ses lèvres sur le ventre de son amie, semblait respirer les effluves qui venaient de sa toison brune que je ne faisais que deviner. Les filles ont échangé leurs places. Ambre a défait les boutons de sa chemise et l’a laissé tomber au sol. J’ai enfin pu voir ses seins ronds et blancs, encore bien dressés, les aréoles roses aux pointes érigées. J’ai défait mon pantalon, l’ai fait descendre avec mon slip. Le froid du grenier m’a saisi les fesses, mais ma bite était dure et tendue. Ambre a tendu ses doigts mouillés à Emma qui les a léchés tout en se masturbant ferme au-dessus de la cuvette. Je l’ai vue se crisper sous l’orgasme en même temps que son urine giclait à grand bruit. Quand elle s’est apaisée, Emma a tapé trois coups discrets à la porte, deux puis un. Celle-ci s’est ouverte, Emma s’est éclipsée, mais une autre fille l’a remplacée, dont j’avais oublié le nom, une petite boulotte au visage ingrat. Il semble que son rôle à elle était défini par avance, car Ambre toujours nue a posé un pied sur le bord de la cuvette, présentant ses fesses encore striés de rouge à la nouvelle venue qui s’est mise à genoux, les a écartées des deux mains et s’est mise à titiller avec sa langue le trou du cul de la blonde Ambre qui a enfin joui dans un grognement étouffé, tandis que je lâchais de longs jets de foutre dans la poussière du grenier. Après les trois coups réglementaires, la lécheuse a été renvoyée sans ménagement et les deux filles ont disparu.


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Commentaires de l'histoire :

Donatien
Mon cher Kris, la suite est en attente. J'espère qu'elle vous plaira.
Posté le 28/12/2016

Kris
Si je peux me permettre, j'aurai présenté la fonction du narrateur avant, on ne sait le pourquoi de sa présence ici. Mais d'une manière globale, malgré des maladresses dues à votre empressement ? la promesse de votre écriture me pousse aussi à découvrir le reste ! Bon début, merci.
Posté le 28/12/2016


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